dimanche 3 mai 2026

POLITIQUE : VOIR LES CHOSES PLUS HAUT ! ( JEAN GOYCHMAN)

 TRIBUNE LIBRE !

Voir les choses de plus haut 

[L’Agora]

Je crois que c’est Henri Queuille, président du Conseil sous la Quatrième qui disait : « La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent ».
 

C’est vrai que c’est beaucoup mieux lorsque plus personne ne parle des sujets qui pourraient faire penser que la situation actuelle échappe complètement à nos dirigeants politiques, quel que soit leur bord. 

Je crains que la prochaine élection présidentielle, dans laquelle nous sommes nombreux à espérer qu’enfin, les choses vont peut-être changer, ne soit dans sa réalité que la continuité de l’affaissement de notre pays auquel nous continuerons d’assister, impuissants et résignés.

 

Un manque de vision claire de la réalité

L’aventure européenne qui aurait pu, à condition d’avoir suivi la ligne tracée par de Gaulle, permettre au continent européen de garder une place sinon hégémonique comme ce fut dans le passé, mais de continuer à exister dans le monde tel qu’il est en train de s’organiser aujourd’hui.
 

Hélas, nos chefs de l’État qui se sont succédés depuis le départ de de Gaulle ont choisi une autre voie dans laquelle l’Europe allait se fracturer entre l’Est et l’Ouest au lieu de s’harmoniser « de l’Atlantique à l’Oural »
 

Pourtant, même si en 1991  tout portait à croire que « la messe était dite » et que le « nouvel ordre mondial » dirigé par les banquiers internationaux allait diriger le monde, une riposte de la part des pays qui refusaient cette ordre unique allait voir le jour.
L’Union Européenne, qui avait été dès le départ construite sur cette hypothèse d’un monde globalisé sans frontières ni souverainetés nationales, était désormais totalement incapable de répondre aux aspirations des peuples qui la constituait.

 

Une occasion manquée en 2005

Pourtant, les Français avaient majoritairement senti que quelque chose « clochait » dans ce récit idyllique déclamé par tous les médias « classiques ».

 Le référendum de Maastricht adopté avec une courte majorité en septembre 1992 a permis d’instaurer la monnaie unique en 2001 mais la sanction vint avec le référendum de 2005 rejeté par 55 % des électeurs français.

 Le divorce entre le peuple français et sa classe politique y trouve probablement son origine. 

Le peuple souverain s’est prononcé sans appel pour une autre Europe que celle d’un fédéralisme qui ne voulait pas dire son nom et qui conduisait la France dans l’enclos du mondialisme. Et l’impensable s’est produit. 

Le référendum fut enterré par une manipulation de la Constitution par ceux-là même qui nous vantaient les bienfaits de la démocratie et c’est la « représentation nationale » réunie en congrès qui se rendit complice par son vote de cette véritable trahison en adoptant en 2009 le texte du « traité de Lisbonne », qui imposait au peuple les dispositions qu’il avait refusé par référendum. 

Ceux qui s’en sont rendus coupables ont-ils un seul instants pensé à la suite ? 

Pensent-ils réellement avoir représenté ce peuple qui les avait élu en toute confiance ? 

Nous aurions pu faire l’économie de ce que nous vivons actuellement et du sentiment d’impuissance face à ces évènements si, une fois de plus, le peuple avait été entendu.

 

Les souverainistes n’osent même plus l’avouer

Pourtant, il est pratiquement certain que le courant souverainiste est majoritaire dans notre pays. 

Le paradoxe est qu’aucun dirigeant politique n’ose l’avouer publiquement. 

Lorsque j’ai rencontré Marine Le Pen en 2011, sa ligne politique était la même que celle de Florian Philippot. 

Pourquoi en a-t-elle changé ? J’ai toujours eu le sentiment que son entourage y était pour quelque chose.

 Faire taire ses convictions parce qu’on pense que les électeurs ne suivront pas est probablement la façon la plus sûre de perdre une élection alors qu’elle était simplement en avance sur son temps. 

Bien qu’elle n’ait jamais déclaré officiellement un renoncement à ses convictions d’alors, tout porte à croire qu’elle préférerait  s’en être abstenue.

 J’avais d’ailleurs rejoint son comité de soutien pour cette raison et j’avais accepté de joue le rôle du « canard appelant » pour attirer vers elle les gaullistes en rupture du RPR dans lequel nous ne nous reconnaissions plus. 

Mais Marine Le Pen n’est pas la seule.

 D’autres, qui avaient fait campagne pour le « non » en 2005 ne tiennent pas trop à ce qu’on leur rappelle.

 Entre les euro-mondialistes qui refusent de le reconnaître et les souverainistes qui ont peur de l’être, comment peut-on encore faire confiance à cette classe politique ?

 

La fin proche du monde globalisé fait réapparaître les souverainetés nationales. 

La guerre au moyen-orient est, de mon point de vue, une tentative probablement vouée à l’échec de remettre en selle le dollar. 

Certains évènements en disent beaucoup plus que ce qu’on peut entendre sur les plateaux des médias « mainstream » qui préfèrent disserter à perte de vue sur les propos de Donald Trump qui, visiblement, éprouve une grande satisfaction à vouloir embrouiller tout afin de dissimuler sa véritable ligne d’action.


Parmi ces évènement, l’un d’entre eux me paraît d’une grande importance :

 

Les réserves d’or cumulées des banques centrales dépassent celles de leurs réserves en dollar.  

S’il est avéré (et le site qui le publie semble digne de confiance) cela signifie clairement la fin de l’hégémonie du dollar et tout ce que cela implique pour les banquiers mondialistes.

 C’est également le repositionnement de l’or que de Gaulle avait, à différentes reprises, appelé de ses vœux. 

C’est grâce à lui que nous avons pu conserver la quatrième place dans la liste des pays détenant de l’or avec un total de 2437 tonnes.


Or, une monnaie gagée sur l’or ne peut se contrefaire.
 

Parmi les attributs de la souveraineté d’un peuple, il y a le droit de « battre monnaie » et il est essentiel.

 Cet or que nous possédons, en tant que Français, sera un véritable don du ciel le moment venu, même si en 2005, un certain ministre de l’économie avait, dans des conditions discutables, pris la décision de rendre 489 tonnes d’or.

 

Il faut que quelqu’un se dévoue

On a beau nous dire que L’ére des hommes providentiels est terminée, que les « chevaliers blancs » ne sont plus de mise aujourd’hui, j’ai du mal à croire que, parmi les 68 millions de Français que nous sommes, il n’y en ait aucun pour porter bien haut le drapeau français.

 Bien sûr, il ne faut pas oublier Philippot, Asselineau, Dupont-Aignan pour lesquels j’ai beaucoup de respect, mais je dirai que leur drame est justement d’être plusieurs là où il n’en faut qu’un.


Nous avons besoin d’une candidature unique, non dévalorisée par des engagements multiples, et qui vienne avec des idées claires, même si elles ne plaisent pas à tout le monde.
Nous allons vraisemblablement vers une période de tumulte et, plus que jamais, c’est une véritable union quasi-charnelle entre un homme (ou une femme) et le peuple de France qui lui accorderait toute sa confiance dont nous avons besoin.
 

Qu’il se fasse connaître et de partout les paroles d’encouragement viendront, comme de Gaulle l’a prophétisé dans le discours de Bruneval :

«  Le jour va venir où, rejetant les jeux stériles et réformant le cadre mal bâti où s’égare la nation et se disqualifie l’Etat, la masse immense des Français se rassemblera sur la France ».

 

Par Jean Goychman

Crédit photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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