POLÉMIQUE !
Terrorisme victimaire : vous butez sur un nom d’origine étrangère ?
Raciste !

L'extrême gauche ne traque pas seulement les dérapages verbaux.
Elle est passée, à présent, aux dérapages phonétiques.
Ruth Elkrief, qui a commis l’immense crime de buter (par deux fois, ce qui fait d'elle une récidiviste) sur celui du nouveau maire de Saint-Denis, vient de l’apprendre à ses dépens.
Conspuée sur les réseaux sociaux par Thomas Portes, sommée de s’excuser par l’intéressé lui-même, la célèbre journaliste a été la cible d’un terrible bad buzz, essuyant les pires propos orduriers.
Je redemande à la désormais récidiviste @ruthelkrief des excuses plus sérieuse ! https://t.co/ZsunOVnfdI
— Bally Bagayoko (@BallyBagayoko) April 28, 2026
Crime de lèse-majesté
Mais elle n’est pas la première : invitée, le 30 mars, sur Télématin, Valérie Pécresse avait appelé par mégarde le nouveau maire de Saint-Denis « Ali Bakayoko ».
Stupeur et tremblements. Crime de lèse-majesté.
Peu importe que la dame soit coutumière des lapsus - une semaine auparavant, elle avait transformé le nom de (Thomas) Sotto en « Scotto » -, la sentence immédiate est tombée : harcèlement et insultes à feu continu.
Sur son compte X, pour se défendre, Valérie Pécresse avait posté une vidéo de Jean-Luc Mélenchon dont la langue avait aussi fourché : « Aux trolls de LFI qui me harcelez depuis hier, que dites-vous à Jean-Luc Mélenchon qui écorche le nom de Ballybagayoko ? Raciste ? »
Rien n’y avait fait : Mélenchon, évidemment, ce n’est pas pareil, il a un totem d’immunité.
Je redemande à la désormais récidiviste @ruthelkrief des excuses plus sérieuse ! https://t.co/ZsunOVnfdI
— Bally Bagayoko (@BallyBagayoko) April 28, 2026
Le nouveau maire de Saint-Denis - qui règne en potentat sur sa ville tel un nouveau Clovis pour une nouvelle France et use, par exemple, du nous de majesté pour décider qui est Dyonisien et qui ne l’est pas (comme Bardella) - ressuscite, en somme, le vieux concept hébreu (pas sûr que la référence plaise à LFI) de « schibboleth » : un signe d’appartenance verbal, « un mot qui se prononce d’une manière bien précise dans une zone linguistique déterminée, que seules les personnes maîtrisant parfaitement la langue locale peuvent prononcer sans accroc ».
Victor Hugo l'évoque dans son Cromwell.
Malheur à celui qui ne sait pas prononcer, il sera exécuté.
« Olivier, capitaine et juge dans Sion !
Les saints, siégeant à Londre [sic] en congrégation,
Sachant que ta science est un vase à répandre,
Te demandent par nous s'il faut brûler ou pendre
Ceux qui ne parlent pas comme saint Jean parlait,
Et disent Siboleth au lieu de Schiboleth. »
Ruth Elkrief a souvent donné des gages à gauche, Valérie Pécresse, à sa façon, aussi, mais cela ne suffit pas.
Cela ne suffira jamais.
Il faut toujours plus. Jusqu'à l'absurde : le phonème de travers.
Procès en prononciation suspecte
Je l’ai moi-même expérimenté, lors de la dernière campagne pour les élections municipales.
Parce que sur CNews, j’ai articulé trop lentement le nom de la candidate LFI à Lille Lahouaria Addouche, j’ai eu droit à un post vengeur, à la veille du deuxième tour : « Dimanche, CNews devra apprendre à prononcer mon nom correctement. »
(Eh bien, non, finalement, inutile de se fatiguer, la dame n’a pas été élue et est donc retournée à l’anonymat.)
Nous serions donc désormais collectivement coupables de ne pas être familiarisés avec les noms étrangers.
C’est une preuve patente que nous avons grandi dans l’ancienne France : devrons-nous bientôt nous excuser ?
Quand Gad Elmaleh raillait, dans son one-man-show, les noms gutturaux bourrés de consonnes, indicibles pour un français, des meubles suédois IKEA, personne ne s’est avisé de le qualifier de xénophobe.
Tout lecteur français de Tolstoï, de Tchekhov ou de Dostoïveski a confondu, au début, les personnages, les patronymes russes semblant, pour celui qui ignore la langue, tous se ressembler.
Aucun Slave, au monde, n’en a pris ombrage.
Et le bûcher médiatique...
Pendant la Révolution, on reconnaissait les Français d’Ancien Régime à leur difficulté à tutoyer leur prochain et à l’appeler citoyen.
Cette seule caractéristique suffisait à susciter le soupçon et à les arrêter.
Il en va de même de l’ancienne France.
Celle-ci est sommée par la nouvelle de s’assimiler, et fissa !
Si elle ne le fait pas assez vite, s'emmêle les pinceaux avec les phonèmes exotiques comme avec les chaussettes de l’archiduchesse et le chasseur sachant chasser, elle sera brûlée médiatiquement en place de Grève.
Lui reprochera-t-on, bientôt, de méconnaître le ouolof ou le farsi ?
Un exemple chimiquement pur du terrorisme intellectuel décrit par Jean Sévillia, dont le domaine de la lutte s'étend comme tache d'huile.
Tous ceux qui font écho hypocritement à la victimisation soigneusement orchestrée du nouveau maire de Saint-Denis en sont complices.
Source : https://www.bvoltaire.fr/terrorisme-victimaire-vous-butez-sur-un-nom-dorigine-etrangere-raciste/?
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