lundi 4 mai 2026

RAVE-PARTY DANS LE CHER ! L' AUTORITÉ DE L' ÉTAT ENCORE BAFOUÉE .......

 REVUE DE PRESSE !


[ÉDITO] 

 

L’autorité de l’État bafouée dans le Cher. 

Encore faudrait-il qu’il y ait une autorité

Le très patelin Laurent Nuñez est venu survoler la zone en hélicoptère pour constater de ses propres yeux l’ampleur des dégâts.
Capture d'écran
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L’autorité de l’État ! Une nouvelle fois, elle a été bafouée.

 Cela dit, en France, y a-t-il encore une autorité, y a-t-il encore un État ? 

Si, bien sûr. 

La preuve : les impôts, les taxes, les amendes routières rentrent. 

Amusez-vous à ne pas les payer, vous allez voir ce que cela fait. 

Donc, l’autorité de l’État a été bafouée dans le Cher, comme l’a décrit Frédéric Sirgant.

Laurent Nuñez est venu survoler la zone en hélico

Le député LR Jean-Louis Thiérot, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, a bien résumé les faits, sur X : « La rave-party sur une emprise militaire de la DGA est d'une exceptionnelle gravité.

 C'est l'autorité de l'État qui est bafouée. 

Les participants se rendent coupables de participation à une manifestation interdite et d'intrusion dans un espace militaire de l'article 413-5 du Code pénal… » 

Mais qu’on se rassure, le très républicain et très patelin Laurent Nuñez est venu, ce dimanche matin, survoler la zone en hélicoptère pour constater de ses propres yeux l’ampleur des dégâts. 

Bien sûr, il a « dénoncé », comme il se doit, ce rassemblement « interdit », qui compte déjà à son bilan 33 blessés et 5 en urgence absolue. 

Le ministre de l’Intérieur, qui est un homme fort aimable, a même tenu à remercier les élus locaux « en première ligne », les gendarmes, pompiers, le SAMU et, évidemment, le préfet.

« Relève immédiate du préfet... »

 

Notre camarade, le général (2S) Nicolas Richoux, qui certes, comme votre serviteur, a basculé du côté plus aisé des commentateurs après avoir commandé des années durant des hommes sur le terrain, notamment en opération, est moins tendre : « Relève immédiate du préfet, incapable de faire respecter l’autorité de l’État… » 

Malheureusement, nous avons envie de lui dire, en toute amitié, qu’il y a belle lurette, dans ce pays, qu’on ne relève plus les préfets sur le champ.

 Les préfets et autres « autorités », d’ailleurs : on a encore en mémoire, bien que cela remonte déjà à une éternité (plus de six mois, vous pensez !), la démission de Laurence des Cars, dit-on refusée par Rachida Dati, dans les jours qui suivirent le cambriolage spectaculaire du Louvre, puis finalement acceptée en février avec recasage présidentiel à la clef.

Il faut remonter, nous semble-t-il, à 2008 pour voir, après un drame ayant eu un écho national, une autorité suspendue immédiatement de ses fonctions, alors qu’elle n’était pas directement impliquée dans ce drame.

 C’était à Carcassonne au 3e RPIMa, lors de portes ouvertes. 

Au cours d’une démonstration, des munitions réelles, au lieu de balles à blanc, avaient été utilisées, pour des raisons incompréhensibles, causant de graves blessures à de nombreux spectateurs.

 Le colonel commandant ce prestigieux régiment avait été immédiatement suspendu et le chef d’état-major de l’armée de terre avait donné sa démission, quelques jours après que Nicolas Sarkozy avait qualifié les militaires d'« amateurs ».

 Mais il est vrai qu'on avait affaire à des militaires…

L'État-nounou de teufeurs irresponsables

Vous me direz : que pouvait bien faire ce pauvre préfet, ancien adjoint de Nuñez à la préfecture de police de Paris, face à 30.000 fêtards ?

 Mais comme le souligne le député Thiérot, « on peut s'interroger sur un éventuel défaut d'anticipation et une faille du renseignement intérieur ». 

Anticiper ! Samedi, alors que la teuf avait démarré, le préfet du Cher déclarait à la presse : « On doit se préparer au pire », c’est-à-dire à l'« explosion d’une munition de la Deuxième Guerre mondiale »... 

 

Et le représentant de l’État d’expliquer qu’un « dispositif robuste » avait été mis en place : secours, évacuation, démineurs (non cités, mais on imagine). 

Donc, vous voyez, l’État est bien là. 

Il est là, effectivement, pour accompagner, canaliser, modérer, évacuer, soigner.

 

 Bref, pour apporter un soutien à une manifestation illégale, avec des moyens considérables (pas moins de 600 gendarmes, et on ne parle pas des autres corps en uniforme déployés sur le terrain). 

Avec l'argent du contribuable, ça va sans dire.

Évidemment, cela se passe un week-end.

 Un week-end durant lequel ces gendarmes, secouristes, pompiers, démineurs auraient peut-être eu envie d’aller cueillir du muguet en famille. 

Car ces gens ont aussi une vie de famille. Ou, du moins, essayent. 

 

Le droit à la fête, c’est bien et, à écouter Manon Aubry, c’est tout juste, du reste, s’il ne faudrait pas l’inscrire dans la Constitution. 

Au point où elle en est, la Constitution… 

Mais ce serait peut-être sympathique de penser aussi, de temps en temps, à ces secouristes et forces de l’ordre qui n’ont pas vocation à être les larbins, « encadrants » et nounous de teufeurs irresponsables. 

Il est vrai que c'est beaucoup demander, à une LFIste, de penser aux forces de l'ordre.

 

On tremble à l’idée de voir Manon Aubry devenir ministre d’un gouvernement dirigé par La France insoumise, si par malheur… 

Les Sports, la Culture, peut-être ?

 Non, au point où on en sera, l'Intérieur ou les Armées.

 

Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

 

ET AUSSI

 

Pour Manon Aubry, le boulanger du 1er Mai est un « délinquant » !

Elle traite le Premier ministre de « voyou » et le boulanger de « délinquant » et trouve formidable la free party illégale !
Capture d'écran
Capture d'écran

C'est peut-être le trait constitutif le plus révélateur du gauchiste, à tous les niveaux, depuis mon collègue enseignant jusqu'aux leaders de La France insoumise : une transgression insolente de la loi associée à un légalisme pointilleux, pourvu qu'à chaque fois l'adversaire soit piétiné.

 

En somme, le mariage de Cohn-Bendit et de Robespierre. 

LFI nous en donne une démonstration permanente. 

 Le grand numéro de Mélenchon et de Raphaël Arnault jouant la victimisation et demandant la dissolution de Némésis après le meurtre de Quentin Deranque en est l'exemple le plus glaçant. 

En ce week-end du 1er Mai, LFI récidive, dans un numéro que l'on espère moins tragique.

Sur un terrain militaire dangereux...

Cette fois, c'est une rave-party aussi gigantesque que sauvage (dans tous les sens du terme) qui a permis à Manon Aubry de monter au créneau pour réaffirmer l'image de la gauche Lang amie des teufeurs contre les vieux bourgeois rabat-joie : « Quelques grincheux voudraient que les free parties ne se tiennent plus : laissez les jeunes s’amuser et arrêtez de criminaliser la fête », a-t-elle argué, ce samedi, sur France Info

 

En effet, le Teknival 2026 en question s’est installé, depuis vendredi, sur un terrain militaire dans le Cher, près de Bourges, mais sur un site présenté comme « très dangereux » par les autorités. Il doit accueillir près de 30.000 participants issus de toute l'Europe.

 Les autorités -gendarmerie et préfet -, dépassées, sont réduites à surveiller de loin l'événement qu'elle n'ont pas vu venir. 

Dans le pays des contrôles radar permanents, ce désordre fait tout de même désordre, ce qu'a immédiatement souligné Jean Bexon, de Boulevard Voltaire.

Un boulanger et un Premier ministre « délinquants » !

Mais cela ne gêne pas Manon Aubry, qui serait certainement la première à crier, s'il arrivait malheur à certains teufeurs, sur ce vaste champ de tir militaire où des munitions anciennes non explosées peuvent présenter un risque important*, et à s'en prendre à un Premier ministre « délinquant »

C'est ce qu'elle n'a pas hésité à déclarer, dans la même interview, en commentant le soutien apporté par le Premier ministre à un boulanger de l’Isère chez qui l’inspection du travail aurait constaté des irrégularités. 

 « Nous avons un Premier ministre délinquant ! », selon l'eurodéputée LFI, tout comme ce pauvre boulanger...

Évidemment, l'élue mélenchoniste a déclenché les sarcasmes, sur les réseaux sociaux, qui lui rappelaient qu'il y a trois jours, encore, un député de son groupe demandait l'interdiction d'une soirée du Canon français en Alsace. 

Car pour LFI, il y a fête et fête, et l'on sait où va sa préférence. 

 

Elle s'est d'ailleurs opposée, par la voix de Louis Boyard, à une proposition de loi pour mieux encadrer ces fêtes illégales et dangereuses qui saccagent des terrains privés et des cultures, comme le rappelait il y a quelques jours Yves-Marie Sévillia.

Ce qu'il y a de gourmand, dans ces sorties de Manon Aubry, c'est la superposition prodigieuse des contradictions, des incohérences, des outrances, des bêtises : rapport à la loi, à la vérité, à la justice, à la mesure, à la propriété, à l'ordre, au travail, à la nature, etc.

 Tout est dingue, comme le soulignait Gabrielle Cluzel, au sujet de leur vision de la délinquance ! 

Et cette dinguerie est venue s'incarner dans la figure du boulanger du 1er Mai.

 Nul doute qu'entre ce pauvre boulanger et Mélenchon et sa bande, les Français ont choisi leur commerce.

* NDLR : les démineurs ont dû intervenir samedi soir après la découverte d'un obus « en bordure du site du Teknival », selon la préfecture.

 

Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire
 
Source et Publications :  https://www.bvoltaire.fr/ 



 

 

 

 

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