dimanche 9 août 2026

TÉMOIGNAGES : NOUS ÉTIONS UN PEUPLE HEUREUX ! PEUPLE DE FRANCE RÉVEILLE-TOI !



 TRIBUNE LIBRE !


Nous étions un peuple heureux

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Georges Brassens a mis en musique, sur la même mélodie, un beau poème du très catholique Francis Jammes « Je vous salue Marie » et un autre poème de Louis Aragon, cette crapule stalinienne, « Il n’y a pas d’amour heureux ». 

Je vous propose aujourd’hui une troisième version, toujours sur la même musique… et je vous invite à la chanter si vous rencontrez des macronistes.

 On me dit qu’il en reste encore quelques-uns dans ce foutu pays (ou pays foutu ?)…


C’est ce jeune avorton, qui couche avec sa mère,
Qui mène le pays, tout droit à la misère ;
Qui par l’incompétence de son gouvernement
Impose aux Français le grand déclassement,
Et semble se réjouir du malheur des « sans-dents ».
Nous ne sommes plus un peuple heureux.

Il veut favoriser le « grand remplacement »,
Pour ce, laisser entrer toujours plus de migrants.
Et on a l’impression qu’il faut nous habituer
À ces femmes violées, et ces moukères voilées,
Et à voir le Gaulois sans arrêt insulté.
Nous ne sommes plus un peuple heureux.

Il joue les chefs de guerre ; on ne fait pas le poids,
Il veut aider l’Ukraine, mais en a-t-il le droit ?
Vaniteux comme un paon devant von der La Hyène,
La harpie qui préside l’Union européenne.
Et notre industrie crève sous les normes qu’elle traîne.
Nous ne sommes plus un peuple heureux.

Il passe tout son temps à enfumer son monde,
Divise le pays, jubile qu’il succombe,
Il pousse jusqu’au bout sa mégalomanie,
Sacrifiant à l’Europe, la paysannerie.
Il déteste ces gueux qui aiment leur patrie.
Nous ne sommes plus un peuple heureux.

Il aime être entouré de sa cour d’invertis,
Des écolos-bobos, des riches et des nantis.
Le peuple peut crever, ça lui est bien égal.
S’il pouvait mourir vite, ce s’rait un moindre mal,
Bien que cela ne soit ni normal ni moral.
Dire que nous fûmes un peuple heureux !

Par Cédric de Valfrancisque



ET AUSSI 


Baptiste, Wilfried, Anthony, Laurent : pour eux, je sors de mon silence

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Le silence rompu

J’étais absent. J’avais mes raisons de l’être, et je comptais bien le rester.

Mais là, non. Impossible de me taire.


Zéro mort.

C’est le mot qu’ils ont osé employer. Les bandeaux télé, la communication officielle, tout ce petit monde qui compte les morts en excluant ceux qui portaient un uniforme ce jour-là.

 Zéro victime, disent-ils.

 Comprendre : aucun touriste, aucun civil. Les autres, ceux qui couraient vers le feu pendant que tout le monde courait dans l’autre sens, ceux-là ne comptent pas dans le bilan. Un coup de plume, et ils disparaissent.


Alors je vais les nommer, moi. 

Puisque personne d’autre ne le fait.

Baptiste. Vingt-deux ans. Mort en Savoie, dans une vallée escarpée, après des heures à lutter contre un feu d’espace naturel devenu incontrôlable. Vingt-deux ans.

Wilfried et Anthony. Piégés en Gironde, à Mérignac, dans les toutes premières minutes de l’attaque du feu.

 Leur camion encerclé par les flammes dans une forêt de pins trop dense, trop sèche. Transformés en torches, je le dis comme je le pense, comme je le vois.

 Personne ne pourra jamais me convaincre que ce mot est trop fort pour ce qu’ils ont vécu.


Laurent. Trente-huit ans. Caporal, volontaire, au nord d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. 

Son camion-citerne est sorti de la route. Il ne reviendra pas non plus.

Quatre hommes. Quatre familles détruites. Et un bilan officiel qui affiche zéro.

Rendre hommage à ces quatre-là, ce n’est pas de la politique. 

C’est la moindre des choses décentes qui reste à faire dans un pays qui n’en fait déjà plus beaucoup.

Mon silence, je pouvais le tenir. Ce mensonge-là, non.


La colère froide

Quatre noms. Baptiste, Wilfried, Anthony, Laurent.

 Et pendant qu’on les enterre, d’autres parlent d’eux depuis un plateau.

La fumée d’un côté. La lumière des studios de l’autre.

Le feu qui encercle un camion-citerne, le corps qui cède, la route qui se dérobe sous les roues. Et à quelques centaines de kilomètres de là, sous les projecteurs, on discute. On analyse. On pérore.


Gestion exemplaire de la crise. Voilà ce qu’ils ont trouvé à dire.

Quatre hommes dans des sacs mortuaires, et eux, ils parlent d’exemplarité. Le mot reste là, suspendu, ridicule, obscène. Personne ne le retire.

C’est leur langage, à eux. Ce n’est pas un hasard, cette langue-là. C’est un système entier, construit méthodiquement, pour ne jamais dire ce qui se passe vraiment.

 Bilan civil. Statistiques matérielles. 

Des mots choisis avec soin par des gens qui n’ont jamais senti la chaleur d’un feu de forêt à cinquante mètres, jamais respiré la fumée qui brûle les poumons, jamais entendu craquer le bois qui va s’effondrer sur eux.

Un homme qui meurt en service, dans leur bouche, ça devient un risque du métier.

Une ligne dans un rapport. Une case dans un tableau. Un chiffre qu’on ajuste d’une année sur l’autre, qu’on compare, qu’on commente, froidement, sans jamais prononcer un prénom.

Baptiste n’est pas un risque du métier. Baptiste avait vingt-deux ans.

Wilfried et Anthony ne sont pas une statistique matérielle. Ils sont morts piégés dans un camion, encerclés par les flammes, en quelques minutes.

Laurent n’est pas une ligne budgétaire. 

Sa route s’est dérobée sous lui au nord d’Arles, et il ne reviendra jamais.

Eux, dans leurs bureaux climatisés, ils rangent les morts dans des colonnes. Nous, on les regarde en face.

Et c’est bien là toute la différence entre eux et nous.


Le retour au silence

Voilà. C’est dit.

Je n’ai rien d’autre à ajouter sur ce drame. 

Tout est posé, tout est nommé, tout est dû. Je n’ai rompu mon silence que pour eux. 

Pour ces quatre-là. 

Parce que la décence l’exigeait, et que la décence, dans ce pays, c’est bien la dernière chose qui nous reste à défendre encore.

Un mot pour vous, avant de repartir.

Vous qui me lisez  depuis Riposte Laïque, fidèles au poste malgré mon absence. Je repars dans mon coin. J’ai mes raisons, je les garde pour moi.

 Mais je voulais que ce texte existe. 

Je voulais que ces quatre noms soient écrits quelque part, autrement que dans une colonne administrative.

C’est fait.

Maintenant, le silence peut revenir.

Pour eux.

Pour nous.


Par érôme Viguès


Source et Publications :   https://ripostelaique.com/




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