Meurtre de Quentin. Ségolène Royal, ou l’indignitude assumée. L’Agora
Ségolène Royal, qui fut entre autres candidate socialiste à la présidence de la République en 2007, vient de s’illustrer sur le réseau social X en qualifiant le jeune Quentin, lynché à mort à Lyon le jeudi 12 février par une bande d’antifas, de « présumé nazi et de présumé antisémite ».
Oser écrire de telles ignominies sur une victime dont tous les amis s’accordent à reconnaitre la bienveillance, le sérieux et la foi chrétienne chevillée au corps, il fallait oser.
Disqualifier Quentin pour mieux excuser les meurtriers est une technique d’extrême gauche bien connue.
Celle-ci s’y emploie d’ailleurs activement sur les réseaux sociaux.
Comme le rappelle Le Figaro, à propos des circonstances de la mort de Quentin Deranque, un professeur d’économie à Science Po Paris (!) a pu écrire sur whatsapp que « les fachos étaient en nombre important » dans la rue le soir du lynchage, et par conséquent « que l’un d’entre eux soit mort est un accident qui devait bien finir par arriver […] et le mort aurait très bien pu se trouver dans le camp d’en face ».
Ajoutant pour enfoncer le clou : « Ces nazillons ont récolté ce qu’ils cherchaient, et ce à plus d’un titre », car « Quentin a d’une certaine façon fort bien servi sa cause ».
Que Ségolène Royal, mère de quatre enfants, énarque, ancienne ministre etc. etc., se permette d’apporter sa contribution à ce concert de haine en crachant sur la dépouille du jeune Quentin témoigne de l’esprit du temps qui règne à gauche.
Madame Royal, lors de la campagne présidentielle de 2007 avait créé un néologisme en parlant de « bravitude », ce qui avait bien fait rire à l’époque.
Qu’en ces moments tragiques on se permettre de lui accoler celui d’indignitude.
Il lui va comme un gant.
Définitivement.
Y L M
Crédit photo : Laurent Mignaux /Flickr (cc)
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ET AUSSI
Rennes, Saint-Brieuc : hommages à Quentin Deranque sous la menace d’une extrême gauche en roue libre
À Rennes comme à Saint-Brieuc ce samedi, après Nantes cette semaine, les hommages rendus à Quentin Deranque, jeune homme décédé après une agression violente par des Antifas en marge d’une conférence de Rima Hassan (LFI) à Lyon, ont donné lieu à un déploiement policier massif et à des contre-manifestations antifascistes.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : environ 200 personnes réunies place de la République à Rennes, près de 2000 contre-manifestants regroupés à distance ;
110 participants à l’hommage à Saint-Brieuc, environ 100-150 antifas mobilisés en réaction.
À chaque fois, un dispositif important de maintien de l’ordre a été mis en place.
À Saint-Brieuc, l’hommage à Quentin Deranque réunit près de 110 personnes et la contre-manifestation antifa, 150
➡️ https://t.co/SmlrSb5oSO pic.twitter.com/6ApJ7p3Kmv— Télégramme St-Brieuc (@TelegStBrieuc) February 21, 2026
Les faits sont établis : à Rennes, les deux rassemblements ont été maintenus séparés par des cordons de CRS.
Quelques tentatives d’approche ont donné lieu à des sommations et à l’usage de gaz lacrymogènes.
À Saint-Brieuc, la préfecture a pris un arrêté interdisant toute manifestation revendicative autre que celle déclarée en hommage à Quentin Deranque dans un périmètre défini du centre-ville.
La contre-manifestation antifasciste, non déclarée, a été repoussée hors de ce périmètre.
Mais derrière ces éléments factuels se dessine une question plus profonde : que devient la liberté de réunion lorsque la simple annonce d’une contre-manifestation hostile suffit à faire peser la menace d’un “trouble à l’ordre public” ?
La pression par la menace
Le mécanisme est désormais bien rodé.
Un hommage est annoncé.
Immédiatement, des collectifs antifascistes appellent à une mobilisation antagoniste, souvent au même lieu et à la même heure.
Les autorités, anticipant des tensions, déploient des forces en nombre.
Le risque d’affrontement devient l’argument central.
200 personnes à l’hommage à Quentin Derangue à Rennes, 300 contre-manifestants et de nombreux policiers mobilisés https://t.co/Q7uJ6nxhkm pic.twitter.com/Xb51I1qFBu
— Rennes Online (@RennesOnline) February 21, 2026
Dès lors, la menace potentielle de trouble à l’ordre public ne provient plus du rassemblement initial, mais de l’annonce d’une confrontation.
Or, dans ce type de configuration, celui qui annonce la contre-manifestation hostile détient un levier considérable : il suffit d’afficher l’intention de s’opposer pour créer les conditions d’un encadrement policier renforcé, voire d’interdictions.
Ce phénomène pose un problème démocratique évident.
Car si l’on accepte qu’un hommage puisse être empêché ou déplacé en raison de la réaction annoncée d’un groupe opposé, on consacre de fait un droit de veto militant.
Il devient possible de bloquer une expression publique non pas par le débat, mais par la menace implicite de tension.
Et la presse mainstream semble parfois complice par les mots de ces groupes d’extrême gauche dont elle se fait le relais bien que minoritaires.
L’ordre public comme variable politique
À Saint-Brieuc, la préfecture a encadré strictement la situation en interdisant les rassemblements non déclarés dans un périmètre donné.
À Rennes, la forte mobilisation policière – plus d’une centaine d’agents – a permis d’éviter les affrontements directs.
Dans les deux cas, les autorités ont agi au nom de l’ordre public.
Mais une interrogation demeure : l’ordre public doit-il être interprété comme un principe neutre ou comme un paramètre influencé par la capacité d’un camp à créer la pression ?
Si un rassemblement déclaré, pacifique, se voit fragilisé par l’annonce d’une opposition musclée, le signal envoyé est ambigu.
En pratique, plus un groupe se montre déterminé à contester physiquement un événement, plus il pèse sur les décisions administratives.
Ce déséquilibre peut encourager une forme d’intolérance stratégique : il suffit d’annoncer un contre-rassemblement massif pour placer les autorités face à un risque sécuritaire.
Au-delà des clivages politiques, une autre question se pose : peut-on empêcher un hommage à un défunt en raison de son appartenance idéologique ?
Les slogans entendus lors des contre-manifestations, comme ceux rapportés par la presse, montrent une hostilité assumée envers la commémoration elle-même.
Or, refuser qu’un groupe rende hommage à l’un des siens, même controversé, revient à franchir un seuil symbolique.
Il ne s’agit plus d’un désaccord politique, mais d’un refus de reconnaître le droit au deuil.
La confrontation se déplace du terrain des idées vers celui de la mémoire.
Cette logique nourrit une polarisation croissante.
Chaque camp se replie sur ses certitudes, tandis que l’espace commun se réduit.
L’hommage devient un acte militant ; la contre-manifestation, une démonstration d’existence ; et la ville, un théâtre sous surveillance.
Une spirale qui profite à qui ?
Rennes comme Saint-Brieuc ont finalement évité les heurts majeurs grâce à une présence policière importante.
Mais ce scénario pose une question de fond : à force de transformer chaque rassemblement en face-à-face sous tension, ne contribue-t-on pas à banaliser l’idée que l’expression publique est un risque en soi ?
Plus les affrontements potentiels sont brandis comme menace, plus l’encadrement sécuritaire se renforce.
Les arrêtés d’interdiction, les périmètres, les fouilles systématiques deviennent la norme.
La conflictualité politique permanente alimente ainsi un cycle où chacun prétend défendre la démocratie, tout en la plaçant sous tutelle sécuritaire.
L’affaire Quentin Deranque révèle donc un double mouvement : d’un côté, des citoyens revendiquent le droit de rendre hommage ; de l’autre, des nihilistes d’ultra gauche qui considèrent cette commémoration comme inacceptable.
Entre les deux, l’État arbitre sous pression, au nom de l’ordre public.
La démocratie suppose la coexistence de désaccords profonds.
Elle ne peut reposer sur la capacité d’un camp à empêcher l’autre de se rassembler.
Si la simple annonce d’une opposition hostile suffit à restreindre une manifestation déclarée, alors la menace devient un instrument politique.
Et l’intolérance, une stratégie.
Reste à savoir si ce modèle d’affrontement ritualisé est appelé à s’installer durablement dans l’espace public breton – et au-delà – ou si un retour au principe élémentaire de la liberté de réunion, pour tous, sans intimidation, finira par s’imposer.
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