mercredi 12 août 2026

LES CANDIDATS A LA PRÉSIDENTIELLE DE 2027 SE BOUSCULENT POUR REJOINDRE LES " MABOULS "

REVUE DE PRESSE !


[L’ÉTÉ BV] 

Pour Emmanuel Macron, plus de trois quarts des Français sont « mabouls » !

Pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter momentanément d’accorder des visas aux Algériens (sondage CSA).
Capture d'écran Présidence de la République
Capture d'écran Présidence de la République
Cet article vous avait peut-être échappé. 

Nous vous proposons de le lire ou de le relire.

Cet article a été publié le 27/04/2026.


Ce 10 août, Édouard Philippe, candidat à la présidence de la République, vient de donner une tribune chez nos confrères du Figaro

Thème de cette tribune : l'immigration. 

L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron affirme vouloir assumer « le rapport de force avec les pays qui refusent de prendre leurs responsabilités.

 En commençant par l’Algérie. Je l’ai déjà dit, je le redis : la France doit mettre fin à l’accord de 1968. »

 Reviennent alors en mémoire les propos du président de la République, il y a trois mois, c'est-à-dire, il y a une éternité...

Sachez-le : Emmanuel Macron considère que plus des trois quarts des Français sont « mabouls » !

En octobre 2025, un sondage CSA pour CNews/Europe 1/le JDD révélait que, pour plus de 76 % des Français, l’État devait arrêter d’accorder des visas aux Algériens qui veulent venir en France tant que l’Algérie refuse de récupérer ses ressortissants.

Or, Emmanuel Macron, en déplacement dans l’Ariège a durement attaqué les partisans d’une ligne ferme à l’endroit de l’Algérie : pour lui, ceux qui « veulent se fâcher avec l’Algérie » sont des « mabouls ».

 Cette déclaration - la précision est d’importance - intervient alors que le Président passait de la pommade dans le dos d’un médecin formé à Oran : ce dernier se plaignait du système des PADHUE [praticien à diplôme hors Union européenne en France, NDLR], une vérification des connaissances imposée aux médecins étrangers en France, qu’Emmanuel Macron a qualifié aussi sec de « bordel » (sic). 

« On marche sur la tête », a-t-il rajouté, s’appropriant sans complexe la bonne formule de nos amis paysans à son endroit.

 Flatter les allochtones, cracher sur les autochtones. 

De la préférence étrangère dans le texte.


Comme si...

Comme si ce n’était pas l’Algérie, elle même, qui avait décidé de se fâcher. 

La France d’Emmanuel Macron ressemble à une épouse enamourée, accrochée au pantalon de son conjoint toxique qui vient de demander le divorce : « Ne me quitte paaaas ! »

Comme si les mamours, préférés aux mabouls par le matador Emmanuel Macron, avaient mieux fonctionné.

 Tout a été essayé : les visites officielles, les flatteries, les ruptures du jeûne du ministre des Affaires étrangères à la mosquée de Paris, les murmures à l’oreille du pape…

 Les OQTF sont toujours sur notre sol et Christophe Gleizes est encore dans les geôles algériennes. 

Quant à Boualem Sansal, il doit sa libération aux Allemands.


Comme si Emmanuel Macron avait le moindre mot à dire, s’agissant des contrôles des médecins étrangers, quand lui et son épouse sont soignés, dorlotés, assistés à chacun de leur déplacement par des médecins militaires de pointe et triés sur le volet. 

Les Français ont vu leurs enfants refusés à l’entrée des universités de médecine par des concours très sélectifs et ils devraient se voir imposer sans moufter, pour leur propre santé, des praticiens étrangers n’ayant pas fait l’objet d’un contrôle aussi exigeant ? 

Une politique médicale qui ressemblerait singulièrement à celles agricole et énergétique (en matière de gaz de schiste) : accepter à l’importation ce que l’on n’a pas le droit de produire chez soi. 

N'est-ce pas cela, plutôt, qui est complètement fou, dingue, dément ; bref… maboul ?


Gageons, en plus, que dans quelques années, l’Algérie fera grief à la France d’avoir aspiré ses praticiens quand elle en avait elle-même tant besoin.

Si l’on doit parler des PADHUE, il n’y a qu’une seule chose à dire : un Président n’aurait PADHUE dire ça. S’il y a du « bordel » dans le pays, les mabouls - et fiers de l’être - savent bien à qui on le doit.


ET AUSSI


Édouard Philippe rejoint le Camp des saints… ou des « mabouls » ?

Magnifique tribune d’Édouard Philippe dans "Le Figaro" du 10 août...
Capture d'écran Horizons
Capture d'écran Horizons


Nul n'est prophète...

Nous reviennent alors les mots d’un autre prophète, conspué en son temps par les ancêtres idéologiques du premier Premier ministre d’Emmanuel Macron : « La grande responsabilité dans cette affaire serait de ne pas dire la vérité […] sur la véritable vague déferlante de l’immigration en provenance du tiers-monde vers un pays comme le nôtre frappé par la dénatalité. 

Des pays qui sont à la fois pauvres et connaissent une explosion démographique. »


 Ce prophète, évidemment, c’était Jean-Marie Le Pen.

 C’était en 1984. Édouard Philippe avait alors quatorze ans. « Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout », comme chantait Bourvil, un autre Normand. 

Le Havrais l'affirme : « Nous avons le droit de choisir qui entre sur notre territoire pour travailler, étudier ou demander légitimement l’asile. » 

C’est bien de le dire car, parfois, on a comme un doute.


Cap' ou pas cap' ?

Et puis, encore plus fort : « Assumons le rapport de force avec les pays qui refusent de prendre leurs responsabilités. En commençant par l’Algérie. Je l’ai déjà dit, je le redis : la France doit mettre fin à l’accord de 1968. Visas, aide au développement, accords commerciaux : nous utiliserons tous les instruments nationaux et européens pour défendre nos intérêts et nos frontières. » 


Ça y est, c’est fait : Édouard Philippe, macroniste de la période bleue du macronisme, vient de rejoindre le camp des cinglés. 

Vous savez, ces « mabouls » qui « veulent se fâcher avec l’Algérie », si l’on en croit Emmanuel Macron. La campagne présidentielle, qui a déjà pris un premier virage conspirationniste, pourrait engager un tournant psychiatrique !

 Cela promet d’être passionnant.

 Question à Édouard Philippe : cap' ou pas cap' ?


Course à la mer

On l’aura compris, entre un Gabriel Attal qui est parti en chasse contre les gens du voyage et un Édouard Philippe qui montre ses muscles de boxeur, l’extrême centre s’est lancé dans une course échevelée à la mer. 

Objectif : s'emparer des thématiques de « l’extrême droite », vu que le pays penche sérieusement à droite. Réussiront-ils cette audacieuse manœuvre de contournement ? 

Là est la question.

 Une question de crédibilité, d’autant qu’Édouard Philippe est comptable de son bilan comme chef de gouvernement. Sur X, Charles-Henri Gallois, en donnant quelques chiffres, est sans pitié.

 Selon le conseiller économique de Jordan Bardella, Édouard Philippe, lorsqu’il était Premier ministre, « a battu tous les records en matière d’immigration ». 

« En 2019, le niveau d’immigration était 2,5 fois supérieur à celui enregistré sous le socialiste Lionel Jospin en 2000 ».

 Encore en 2019, « il avait augmenté les flux migratoires de près de 25 % par rapport à 2017 ». 

Enfin, « il est à l’origine de l’explosion de l’immigration étudiante avec son programme "Bienvenue en France", qui visait à accueillir 500.000 étudiants étrangers à l’horizon 2027 ».

 


La t'naille

Course échevelée à la mer, mais avec ce « petit plus » qui est la marque du supposé « camp de la raison ». 

Ainsi, Édouard Philippe martèle : « Je ne céderai à aucune des deux impasses qui minent le débat sur l’immigration : nier le problème au nom du politiquement correct, ou prétendre retrouver le contrôle en nous isolant de nos voisins et en mettant fin aux instruments européens.

 Ces deux postures se répondent dans la démagogie. »


 Ce à quoi Marion Maréchal lui a répondu, sur X : « Il va falloir en finir avec cette vieille antienne : personne ne propose de "s’isoler de nos voisins européens".

 Tout le monde a conscience que c’est l’Europe entière qui fait face à la submersion migratoire ! 

Mais aujourd’hui, ce sont les centristes qui isolent la France. 

Je rappelle que 22 pays de l’Union ont appelé à davantage de fermeté après l’invasion de Ceuta, le gouvernement français s’est placé en chef de file des récalcitrants. »


Certes, Édouard Philippe répondra qu'il n'est plus au gouvernement depuis six ans. 

Mais la manœuvre d'évitement risque d'être déjouée par une autre manœuvre, celle-ci dite « de la t'naille » (les fans de la 7e compagnie comprendront...) : un Édouard Philippe pris en tenaille entre son passé d'ancien juppéiste et de premier macroniste de France d'une part, et son discours de rupture avec quarante ans de politique immigrationniste dont il est l'héritier, quoi qu'il en dise, d'autre part.

 On attend avec impatience et non sans une certaine gourmandise la prochaine surenchère de Gabriel Attal.

À ce sujet — [TRIBUNE] Ceuta : Le Camp des saints


Rejoignez-vite les  " MABOULS "  !



 

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