La dure réalité ne peut plus être niée
Dans mon étude du 20 juillet 2022, ukraine-russie-du-fantasme-a-la-realite.pdf , présentée cinq mois après le début de l'intervention russe en Ukraine (24 février 2022) et intitulée « Du fantasme à la réalité », je rappelais que cette opération militaire était la suite logique d'une guerre par procuration préparée de longue date et provoquée par les Etats-Unis.
Quatre ans et demi plus tard, la guerre se poursuit avec son lot de destructions et de pertes humaines. On pouvait penser que l'élection de Donald Trump allait permettre d'aboutir, sous son impulsion, à une solution négociée.
C'était sans compter sur la détermination de Vladimir Poutine de « démilitariser et dénazifier » l'Ukraine pour empêcher définitivement la réalisation de son projet d'intégration dans l'OTAN, considéré comme un casus belli.```
C'était sans compter sur le jusqu'au-boutisme de Volodymyr Zelensky dénué de lucidité et aveuglé par un ego dont la démesure a été façonnée et confortée par le soutien inconditionnel de l'OTAN et de l'UE.
C'était, enfin, sans compter sur l'inconséquence de nombreux dirigeants de l'OTAN, de l'UE et notamment de la Coalition des volontaires qui ont plutôt cherché à contrarier la tâche des Etats-Unis dans la négociation engagée avec la Russie car se sentant écartés du processus, et c'était donc sans compter sur leur volonté manifeste d'entretenir cette guerre.
Cette dernière a pris cependant, depuis quelques semaines, une nouvelle dimension – avec des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe – dont nos médias, biberonnés au narratif de l'OTAN, ne semblent pas saisir les conséquences.
Dirigeants et médias va-t-en-guerre, imbus de leurs certitudes, esclaves de leurs fantasmes et niant la réalité sur le terrain, n'imaginent même pas la stupeur, voire la honte qui sera la leur lorsque la réalité s'imposera à eux.
Une question se pose alors : l'accepteront-ils ?
En effet, la Russie serait désormais, selon eux, dans une phase d'incertitude et serait en grande difficulté. Vladimir Poutine subirait les plus fortes pressions depuis le début de la guerre.
Le président ukrainien, relayé par les dirigeants et les médias européens ne cesse d'enchaîner les déclarations triomphales, notamment sur des succès hypothétiques de frappes otano-kiéviennes sur le sol russe et sur le prétendu recul des armées russes.
La Russie ne serait plus en position de force dans cette guerre et n'aurait plus l'initiative. Interviewé sur le plateau de Fox News lors de son récent déplacement à Washington, Volodymyr Zelensky affirmait que la Russie perdait 30 000 de ses soldats chaque mois !
Notre ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, interviewée le 13 juillet dernier, adressait, de son côté, un message à la Russie sur la détermination de la France dans le contexte actuel où, sur le terrain, l'Ukraine serait en position favorable (sic).
Nos médias, télévision et presse écrite, semblent frappés de cécité et d'un manque évident de professionnalisme dans la recherche de l'information et dans sa présentation.
Curieusement, on y apprend qu'après ses présumés reculs du printemps, l'armée russe piétine sur le front alors qu'en réalité elle fait actuellement des percées importantes et avance méthodiquement suivant une stratégie d'attrition particulièrement efficace.
C'est pourquoi il est sidérant de constater un tel décalage entre l'information dispensée et la réalité sur le terrain.
Une guerre se gagne sur le terrain militaire et non grâce à une stratégie informationnelle.
La question qui vient donc naturellement à l'esprit : pourquoi ce traitement partial et orienté de l'information et pourquoi ces mensonges validés, sinon dictés par nos dirigeants pour des raisons non avouées ?
Au moment où précisément Xenia Fedorova, journaliste russe et ancienne directrice de RT France, est frappée d'un arrêté ministériel d'expulsion, on peut légitimement se demander de quel côté sévit la désinformation et la malinformation ?
Il nous faut donc rétablir un minimum de vérité pour comprendre le séisme qui accablera avec une pointe d'humiliation les dirigeants européens lorsque l'Ukraine devra finalement signer la paix aux conditions de la Russie.
Rappelons tout d'abord que cette guerre provoquée aurait pu et aurait dû être évitée et que la France, qui présidait l'UE au premier semestre 2022, aurait pu et aurait dû tout faire pour l'empêcher en organisant une conférence internationale pour la paix.
Cela aurait été plus profitable à l'Europe qu'une coalition des volontaires pour la guerre et la France en aurait tiré de grands bénéfices politiques en faisant, de plus, honneur à sa signature de garant des accords de Minsk.
Il ne faut pas se mentir, l'Ukraine a été sacrifiée, en toute connaissance de cause, sur l'autel d'intérêts qui ne sont pas les nôtres car la Russie, puissance nucléaire de premier plan, ne peut pas perdre cette guerre.
Nos dirigeants s'égarent sérieusement en contestant cette évidence et prennent, par des actions inconsidérées, d'énormes risques en adoptant une posture de cobelligérants.
Cela étant dit, la situation militaire sur le terrain doit être établie dans sa globalité à partir de faits – pas des idées, pas des chimères, pas des hypothèses, mais des faits – recueillis et recoupés par des sources diverses et fiables.
Ensuite, chacun est en mesure d'en tirer ses propres conclusions et d'élaborer une analyse pour éclairer les Français.
Ce n'est manifestement pas la démarche engagée par nos médias.
Quant à nos décideurs, ils disposent du renseignement élaboré par nos services qu'ils sont en mesure de confronter à celui des services alliés, notamment américains, et peuvent en tenir compte ou pas dans les décisions ou prises de position qu'ils sont amenés à prendre.
Dans le cas présent, nous ne sommes pas en guerre et le pouvoir peut vouloir imposer un narratif correspondant à ses intérêts du moment.
Cela est cependant risqué, surtout lorsque le décalage entre la situation réelle et celle dictée dans une stratégie de communication devient trop visible. Les faits sont têtus et on ne peut pas les nier impunément.
Comme évoqué plus haut, cette guerre entre l'Ukraine et la Russie a pris une nouvelle dimension depuis quelques semaines et est entrée dans une phase d'accélération et d'intensification des opérations et des bombardements russes, entraînant sur le terrain une évolution de la ligne de front très inquiétante pour les armées ukrainiennes.
Ce point de bascule est, en réalité, le résultat de l'ultimatum lancé par Zelensky à Poutine en annonçant, le 25 juin dernier, le lancement d'une opération de 40 jours visant à faire plier la Russie.
Encouragé par ses « protecteurs » otaniens, le président ukrainien a lancé une campagne de frappes massives (drones et missiles) dans la profondeur du territoire russe, y compris sur Moscou, visant des objectifs divers dont des installations pétrolières.
Ce que nos médias retiennent de cette campagne, ce sont les images impressionnantes de ces frappes otano-kiéviennes sur quelques-uns des objectifs visés, s'abstenant d'évoquer les frappes russes massives en représailles, notamment sur Kiev, qui occasionnent des dégâts considérables au complexe militaro-industriel ukrainien et aux dépôts otaniens, préférant mettre l'accent sur le fait que l'Ukraine a l'initiative et que l'armée russe essuie des pertes insupportables. Ce que nos dirigeants, eux, n'ont pas compris, c'est que cette campagne de frappes dans la profondeur du territoire russe, non seulement ne changera rien à l'issue de cette guerre, mais aura été une erreur stratégique majeure à laquelle ils seront fatalement associés.
Sous la pression des radicaux,
Poutine a été conduit à réagir brutalement à l'attaque de son pays.
Cette erreur de Zelensky pourrait précipiter le cours prévisible de ce conflit qui, d'ores et déjà, montre des bouleversements d'ampleur en particulier sur la ligne de front, car elle signe la fin de ce que les Russes qualifiaient d'opération militaire spéciale pour entrer véritablement dans un processus de guerre totale contre l'Ukraine.
Il nous faut donc évoquer concrètement les conséquences de ce changement de nature de ce conflit.
Dans un premier temps, si sur le plan médiatique cette campagne de frappes otano-kiéviennes dans la profondeur du territoire russe, conduite avec des drones et des missiles, dont des missiles de croisière otaniens, a pu contribuer – et les médias s'y sont employés – à donner l'impression que l'Ukraine a l'initiative et maîtrise la situation, il n'en est malheureusement rien.
En effet, sur le plan opérationnel et militaire, malgré la raffinerie de pétrole dans les environs de Moscou touchée et fortement endommagée, malgré les coups sévères subis par la Russie, la très grande partie des cibles frappées n'est absolument pas de nature militaire (par exemple, les entrepôts type « Amazon ») car moins bien, sinon pas protégées.
Le but est surtout de marquer les esprits dans la perspective de déstabiliser le pays et le résultat final n'est absolument pas décisif.
Alors que ces frappes ont pu compter plusieurs centaines d'engins volants (jusqu'à près d'un millier certaines nuits) dans le but de saturer les systèmes de défense adverses, très peu ont vraiment atteint des cibles sensibles d'un point de vue militaire.
Non seulement l'ultimatum du président ukrainien, qui a choisi l'escalade se révèle ici être un échec, mais il a permis de démontrer l'efficacité des systèmes de défense russes qui interceptent une très grande partie de ces engins, ce qui relativise l'efficacité de ces attaques au vu des moyens consommés par les Ukrainiens et qui pourraient bientôt manquer.
Les médias se gardent bien cependant d'aborder ces sujets dans tous leurs aspects pour ne pas nuire au narratif qui doit rester favorable à l'Ukraine. Jusqu'à quand ?
En revanche, c'est un déluge de feu qui s'abat dorénavant sur le territoire ukrainien, y compris sur Kiev, en réponse à ces frappes en profondeur sur le sol russe, et le taux de destruction ou d'endommagement des cibles visées est d'autant plus important que les moyens engagés (drones, missiles, missiles de croisière) ne sont désormais plus interceptés en raison d'une pénurie dans les moyens de défense aérienne et anti-aérienne largement consommés.
Les stocks comme ceux des missiles Patriot, par exemple, sont épuisés et ne seront pas réapprovisionnés avant longtemps, les capacités de production de ce missile par les Etats-Unis, sollicités sur un autre théâtre, n'étant pas en mesure, dans l'immédiat, de répondre au besoin.
Cette phase opérationnelle offensive par les airs en cours ne peut pas être considérée comme une opération combinant de simples frappes, mais désormais comme une opération d'envergure en réponse à l'ultimatum de 40 jours de Zelensky, visant l'effondrement de l'économie militaire ukrainienne.
L'effort est résolument porté sur tout ce qui touche le complexe militaro-industriel otano-kiévien avec des usines de production de l'aéronautique, de missiles et de drones, de matériels radars et instrumentation pour les armées, des sites de dépôts d'armes, des zones industrielles implantées dans les différents districts, des sites énergétiques, ce qui entraîne de fréquentes coupures d'électricité et d'eau.
Les autorités ukrainiennes sont abasourdies par le ciblage du réseau ferroviaire ainsi que du réseau des stations-service (plusieurs centaines détruites) et des camions-citernes de carburant, affaiblissant de fait tout ce qui contribue au fonctionnement de la logistique de l'armée ukrainienne.
Un ex-député de la Rada (assemblée nationale) a même évoqué un enfer dans la banlieue sud de Kiev lors de la destruction par un missile d'un puissant dépôt de munitions, entraînant la destruction d'une centaine de maisons et la mort de civils.
Nos médias n'ont évoqué dans cet épisode que le côté scandaleux d'une attaque tuant des civils, occultant le fait que les Ukrainiens avaient installé ce dépôt de munitions dans un secteur résidentiel, au milieu de civils !
De plus, Odessa est particulièrement ciblée avec la destruction d'importantes installations des ports sur la mer Noire et la destruction de nombreux navires assurant des échanges commerciaux, mais également la livraison d'armements et de munitions.
Le complexe portuaire d'Odessa est désormais inutilisable, tous les ports étant de fait fermés et inaccessibles.
Il faut rappeler que l'ensemble des ports d'Odessa représentait, à ce jour, plus de 85 % des exportations de marchandises et de ses approvisionnements militaires.
La situation devient donc catastrophique pour l'Ukraine et Zelensky, dans une tentative désespérée pour relancer ses exportations maritimes, demande à ses « protecteurs » occidentaux d'accentuer leur pression pour que la Russie ouvre un corridor maritime vers Odessa.
Un vœu pieux.
Les conséquences seront dramatiques et désastreuses pour l'Ukraine qui devient, dès à présent, un pays enclavé, privé d'accès à la mer.
La population ukrainienne risque, de ce fait, de souffrir bientôt de pénuries de toutes sortes, y compris alimentaires.
Cette ineptie d'ultimatum de Zelensky, ayant bombardé des raffineries à Moscou sur ordre de l'OTAN, l'aura conduit à commettre une erreur stratégique majeure et donc une faute historique, un suicide qui coûtera cher à l'Ukraine.
D'autant plus que cette erreur stratégique a des incidences directes sur le terrain, sur la ligne de front qui connaît depuis quelques semaines des bouleversements d'ampleur qui s'accélèrent ces derniers jours.
La stratégie d'attrition des forces russes appliquée depuis plusieurs mois pour affaiblir leur adversaire (expliquant leur progression lente, des retraits tactiques ponctuels laissant se développer des contre-attaques pour mieux les neutraliser) n'a été comprise ni par nos médias et leurs experts de plateaux, ni par nos dirigeants aveuglés par leurs certitudes.
D'où l'irresponsabilité des dirigeants de l'UE/OTAN à convaincre Zelensky de commettre l'irréparable.
En réalité, refusant de négocier puisqu'en position de force, Poutine a joué sur le temps. Il a su imposer une guerre d'usure dans la perspective d'affaiblir l'armée ukrainienne par des pertes humaines continues, grâce à ses capacités de feu (artillerie, drones, bombes planantes) et par, notamment, l'affaiblissement progressif de leurs stocks d'armements et de munitions.
Ces derniers ne pourront d'ailleurs plus être approvisionnés par la mer, l'accès par Odessa étant désormais impossible. Sur le plan terrestre, l'ultimatum de Zelensky, adressé à Poutine avec l'aval de l'UE et de l'OTAN pour amener la Russie à la table des négociations, aura également été le déclencheur du passage à une phase plus offensive avec des percées notables bousculant sérieusement, à présent, le dispositif ukrainien.
Avec la prise de Konstantinovka, forteresse réputée imprenable et porte d'entrée vers l'agglomération de Slaviansk-Kramatorsk, autres places fortes essentielles, c'est la colonne vertébrale de la défense de l'Ukraine à l'ouest du Donbass qui s'effondre.
L'emploi répété des bombes planantes FAB-500, FAB-1500 et FAB-3000 sur les positions de l'armée ukrainienne est particulièrement dévastateur et la bataille pour Slaviansk et Kramatorsk est maintenant engagée, les troupes russes en étant à environ 5 km.
Une percée entre ces deux places fortes semble se concrétiser pour, dans un premier temps, couper l'axe routier qui les relie et peut-être chercher à les encercler pour obtenir, à terme, leur reddition. D'ailleurs, une partie de la population de Kramatorsk est en cours d'évacuation.
D'autre part, le pont de Slaviansk au-dessus de la rivière Kazenni Torets a récemment été bombardé et est fortement endommagé, le rendant inutilisable pour les véhicules militaires lourds.
Cette situation est pénalisante sur le plan de la logistique, voire gravissime pour une partie des troupes ukrainiennes en cas de retrait des forces face à la poussée russe.
On observe, par ailleurs, de plus en plus l'engagement d'avions d'attaque russes tirant leurs munitions guidées à des distances inhabituellement courtes par rapport à la ligne de contact.
Cela confirme la quasi-absence de systèmes de défense aérienne, notamment à moyenne et longue portée, due à l'épuisement des stocks et donc la maîtrise du ciel du côté russe.
Les développements récents des opérations sur le terrain risquent donc d'être le prélude d'une défaite otano-kiévienne prévisible et annoncée dès le début de ce conflit.
En effet, les résultats de la très médiatisée opération des 40 jours de Zelensky pour faire plier la Russie ne sont pas ceux attendus.
Bien au contraire. Cette opération devait isoler la Crimée et paralyser le complexe énergétique russe. Or, aucun des objectifs n'a été atteint.
En revanche, en réaction, l'Ukraine subit un coup dévastateur qui se complique avec une crise politique intérieure.
Mais ce désastre qui n'aurait jamais dû se produire est également imputable à des dirigeants européens médiocres et va-t-en-guerre manifestement incompétents, sans vision géopolitique, qui ont voulu faire croire à un président ukrainien, marionnette de l'Etat profond américain et de l'OTAN, qu'il pouvait gagner une guerre contre la Russie, puissance nucléaire de premier plan.
La dure réalité s'impose brutalement à eux tous ainsi qu'à des médias russophobes aux ordres pour lesquels la Russie nous menacerait, alors que le commandant suprême de l'OTAN (SACEUR), le général américain Grynewich, a déclaré, en juin dernier, que « la Russie ne recherche pas le conflit ».
Ainsi cet embrigadement les fait tous hurler à la « propagande russe » dès qu'un argument s'écarte du récit officiel. Il va pourtant bien falloir accepter la dure réalité et répondre aux questions qui fâchent.
Tout d'abord, il faut rappeler que, depuis la fin de la guerre froide, la Russie est restée un ennemi pour l'Etat profond américain et que les promesses – conditions pour la réunification de l'Allemagne – n'ont pas été tenues.
Au contraire, l'OTAN n'a eu de cesse de s'étendre jusqu'aux frontières russes et sa pensée dominante dans ce conflit est que porter la guerre en Russie devait la forcer à renoncer ou à composer.
Cette pensée repose, en fait, sur une hypothèse totalement fantasque selon laquelle la Russie serait engagée dans une guerre impériale qui n'aurait pas été provoquée, alors que cette dernière considère qu'elle mène une guerre défensive contre une OTAN déterminée à utiliser l'Ukraine pour la détruire, y compris jusqu'au dernier Ukrainien !
Au final, c'est plutôt l'Ukraine qui s'achemine vers la capitulation et ses « protecteurs » de l'UE et de l'OTAN ont une immense responsabilité dans ce désastre.
Tout ce qu'ils ont fait, c'est sceller le destin tragique de l'Ukraine.
Après avoir dissuadé Zelensky de signer l'accord approuvé à Istanbul en avril 2022 en lui promettant d'aider l'Ukraine dans ce conflit dans le but de déstabiliser la Russie et de l'intégrer dans l'OTAN, il a fallu faire preuve d'une habile stratégie de communication pour masquer l'irrationnalité de cette décision.
Il fallait obligatoirement affirmer que l'Ukraine avait l'initiative pour justifier le bien-fondé de son soutien.
L'offensive ukrainienne de Koursk en 2023, par exemple, a été présentée de manière fallacieuse comme un succès alors que cet épisode hasardeux a provoqué la mort de dizaines de milliers d'Ukrainiens, son dispositif défensif ayant été parallèlement dégarni sur le secteur centre-est du Donbass.
Les propagandistes de la guerre de l'OTAN ont tout fait, relayés par des médias embrigadés, pour convaincre les cItoyens européens que l'Ukraine était en train de gagner.
Et ils continuent de le faire, niant l'évidence, dans cette opération/ultimatum de 40 jours qui tourne à la tragédie.
L'Ukraine ne s'en relèvera pas. Encore une fois, ils l'ont hypocritement et honteusement sacrifiée pour rien !
Cela dit, cette guerre est existentielle pour la Russie car cette dernière n'a pas le choix ; elle ne peut pas la perdre.
Poutine évoque toujours un accord de paix, mais cet accord doit se faire, selon lui, sur la base des accords conclus à Istanbul, des modalités discutées à Anchorage et des réalités sur le terrain.
Or, plus le temps passe et plus la réalité sur le terrain évolue en faveur de la Russie. Mais cette guerre est désormais devenue existentielle pour les Européens – en fait, pour leurs dirigeants et en particulier les trois principaux membres de la coalition des volontaires (Royaume-Uni, Allemagne et France) – qui n'ont pas d'autre projet que la guerre et ont promis la victoire à l'Ukraine en déversant des dizaines et des dizaines de milliards d'euros à fonds perdus.
Comment accepteront-ils ce dénouement tragique pour l'Ukraine et humiliant pour ses « protecteurs », d'autant plus qu'ils en arrivent à penser la guerre comme seul moyen pour se maintenir au pouvoir ? Cette génération de dirigeants, née alors que la paix régnait sur le continent européen, n'a, en effet, de la guerre qu'une vue intellectuelle, sans parler du risque nucléaire.
Contrairement à eux, les dirigeants du temps de la guerre froide avaient connu l'horreur de la guerre et aucun n'aurait osé tirer sur le territoire d'une puissance nucléaire, ce que fait Zelensky avec l'aval et le soutien de l'OTAN.
Nos dirigeants sont-ils prêts à continuer à jouer avec le feu ? La doctrine nucléaire russe, révisée en novembre 2024, reste fondamentalement défensive, mais elle a été adaptée pour répondre aux réalités de la guerre en Ukraine et aux soutiens occidentaux à Kiev. L'ignorer serait irresponsable.
Le 10 août 2026
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire