mardi 7 juillet 2026

AVEC L' EURO NUMÉRIQUE , LA GAUCHE ET LES CENTRISTES PRÉPARENT LA FIN DE NOS SOUVERAINETÉ ET NOS LIBERTÉS .........

 TRIBUNE LIBRE !

Euro numérique : gauche et centristes préparent la fin de notre souveraineté et de nos libertés

L’Europe, zone occupée !

Pendant que les Français subissent l’inflation, la hausse des impôts, l’insécurité et le déclin industriel, les politiciens centristes et de gauche de l’UE font avancer l’un de leurs projets les plus dangereux pour nos libertés et notre souveraineté nationale : l’euro numérique.

 Présenté comme une innocente « modernisation technologique », cette monnaie digitale de banque centrale recèle en réalité un risque de contrôle social et une nouvelle étape dans la dépossession des États nations.

 

Une monnaie de contrôle centralisée par la BCE1

L’euro numérique est une monnaie numérique de banque centrale émise directement par la BCE.  

Il s’agit de l’équivalent électronique des billets et pièces, mais avec des fonctionnalités qui vont bien au-delà : paiements instantanés, traçabilité potentielle et possibilité future de programmation des usages.

 

La BCE jure qu’il complétera l’argent liquide sans le remplacer. 

Pourtant, dans un monde où ce dernier est déjà en recul constant, cette « complémentarité » ressemble fort à une transition vers l’extinction progressive du seul moyen de paiement réellement anonyme. 

Les citoyens pourront détenir des euros numériques dans un portefeuille digital distribué via les banques ou des prestataires agréés, avec des plafonds de détention (autour de 500 à 3000 euros selon les scénarios testés) censés protéger les banques commerciales.

 

En apparence technique, ce projet pose une question politique fondamentale : qui doit contrôler l’argent des citoyens ? 

La réponse de la BCE est claire : elle-même, au niveau supranational.

 

Une procédure à marche forcée

Le projet avance à grande vitesse. La phase préparatoire s’est terminée en octobre 2025. 

La BCE est désormais dans une phase de préparatifs techniques intensifs : rédaction des règles techniques, sélection de fournisseurs européens, tests d’interopérabilité et plateforme d’innovation. 

Un projet pilote avec de véritables transactions est programmé pour le second semestre 2027. L’objectif affiché est une première émission à grande échelle en 2029.

Sur le plan législatif, la Commission a déposé sa proposition de règlement en juin 2023. Le Parlement européen a voté sa position en 2025-2026 avec une majorité favorable (Renew, PPE, socialistes). 

Le Conseil de l’UE a adopté son mandat fin 2025.

La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen vient de voter en faveur de la création de l’euro numérique (position sur le règlement établissant l’euro numérique).

 Le texte a été adopté adopté par 43 voix pour, 14 voix contre et 1 abstention.

 

Principaux groupes qui ont voté en faveur (majorité) :

  • Renew Europe (incluant Renaissance, MoDem, Horizons) → Très majoritairement pour
  • PPE (Parti Populaire Européen, incluant Les Républicains2) → Majoritairement pour
  • S&D (Socialistes & Démocrates, incluant PS et Place Publique) → Majoritairement pour
  • Verts/ALE → Largement pour
  • Une partie de The Left dont les parlementaires LFI.

 

Principaux opposants (contre) :

  • Patriotes pour l’Europe / ID (dont le Rassemblement National) → Majoritairement contre
  • ECR (Conservateurs et Réformistes, dont une partie de la droite) → Majoritairement contre ou abstention.

Ce vote en commission est une étape importante qui renforce la probabilité d’une adoption finale du texte par le Parlement européen dans les mois à venir.

 

Le clivage est net : les fédéralistes européens contre ceux qui défendent encore la nation et les libertés concrètes des citoyens.

 

Les risques pour les libertés publiques : vers un système de surveillance généralisée

Les autorités de protection des données ont multiplié les alertes sévères :

  • Traçabilité massive : toutes les transactions en ligne seraient enregistrées pour lutter contre le blanchiment et le terrorisme. Même avec une pseudo anonymisation, la ré-identification reste possible via recoupement de données.  
  • Au surplus, rien n’interdira d’élargir le champ de la traçabilité à d’autres domaines, tels que les opinions opposées aux idéologies promues l’UE ;
  • Version hors ligne insuffisante : censée offrir un anonymat proche du numéraire, elle est encore immature techniquement et limitée dans ses usages ;
  • Actuellement il n‘est pas prévu de système de monnaie programmable : mais compte tenu du virage de plus en plus autoritaire de l’extrême-centre, la possibilité existe d’ajouter des règles (date d’expiration des fonds, restriction à certains achats, incitations ou blocages selon le comportement)
  • Ce pourrait prendre la forme d’une modification du règlement ou d’une extension autorisée par la cour de justice de l’Union européenne ;
  • Exclusion numérique : les plus vulnérables (personnes âgées, ruraux, précaires, sans smartphone) risquent d’être progressivement marginalisés.

C’est la porte grande ouverte à un crédit social à l’européenne : votre argent deviendrait un outil de contrôle social et idéologique.

 

Perte supplémentaire de souveraineté nationale 3

Au-delà des libertés individuelles, l’euro numérique représente une perte majeure et supplémentaire de souveraineté pour les États nations.

En confiant à la BCE le contrôle direct d’une nouvelle forme de monnaie accessible à tous, les gouvernements nationaux abdiquent un peu plus leur pouvoir monétaire

La France, comme les autres pays, perdra encore davantage la maîtrise de sa politique économique.

 Les décisions sur les flux monétaires, les incitations ou les restrictions éventuelles seront prises à Francfort, hors de tout contrôle démocratique national.

C’est l’aboutissement logique de l’euro classique : après avoir supprimé les monnaies nationales, on supprime désormais le contrôle concret de l’usage de l’argent par les citoyens et par les États. 

La souveraineté monétaire, budgétaire et politique s’efface au profit d’une Europe fédérale imposée par la bande. 

Les États deviennent de simples provinces administratives d’un empire technocratique.

 

Autres dangers concrets

  • Désintermédiation bancaire : fuite des dépôts vers l’euro numérique, réduction de la capacité des banques à financer l’économie réelle, risques sur la stabilité financière ;
  • Cybersécurité : une infrastructure centrale ultra-sensible deviendra une cible privilégiée pour les cyberattaques étatiques. Une panne majeure pourrait paralyser l’économie européenne ;
  • Coûts exorbitants : plusieurs milliards d’euros pour le développement et le fonctionnement, financés in fine par le contribuable.

 

L’alternative : des systèmes décentralisés sur une base intergouvernementale :

L’euro numérique est une fausse solution fédéraliste. 

 La vraie souveraineté passe par des systèmes nationaux puissants ou une coopération volontaire entre États souverains. 

 La France a les moyens (savoir-faire bancaire, technologies financières dynamiques, Banque de France) de redevenir leader sans se soumettre à la BCE. 

C’est une question de volonté politique.

Au lieu de créer un monopole centralisé sous l’autorité exclusive de la BCE, on peut renforcer et accélérer des solutions interbancaires comme Wero (European Payments Initiative), actuellement purement privé.

 

Une autre option est de développer ce dispositif sur une base intergouvernementale stricte : une coopération volontaire entre États souverains, sans transfert de souveraineté à une institution supranationale.

Pourquoi cette approche est supérieure à l’euro numérique

  1. Gouvernance partagée et droit de veto national. Chaque État participant conserverait un droit de veto sur les décisions stratégiques (standards techniques, règles d’accès, localisation des données). Contrairement à l’euro numérique où la BCE décide seule, aucun pays ne serait mis en minorité. La France pourrait bloquer toute évolution qui nuirait à ses intérêts nationaux ;
  2. Concurrence saine entre systèmes nationaux. Au lieu d’un système unique imposé à tous, chaque pays pourrait développer ou maintenir sa propre infrastructure tout en l’interconnectant avec celles des partenaires. Cela créerait une émulation positive : la France pourrait innover plus rapidement sans attendre l’accord de 27 États ;
  3. Données et infrastructures sous contrôle des États. Les données de paiement resteraient sous juridiction nationale (hébergement en France, soumises au droit français). Cela limite considérablement les risques de surveillance centralisée et renforce la souveraineté numérique réelle ;
  4. Innovation encouragée au niveau national. Les banques et jeunes pousses françaises seraient directement incitées à développer des solutions compétitives. On évite le frein bureaucratique d’un grand projet européen unique.

 

Par Jean Lamolie

 

1 Guy de la Fortelle, et Philippe Herlin : « L’euro numérique est un pas supplémentaire vers notre soviétisation ! » : https://lemediaen442.fr/guy-de-la-fortelle-et-philippe-herlin-leuro-numerique-est-un-pas-supplementaire-vers-notre-sovietisation/

2 Les parlementaires LR ont voté pour

3 Contribuables associés : derrière l’euro numérique se profile un transfert d’argent vers la BCE – la Banque centrale européenne – et une addition de plusieurs milliards pour les contribuables européens. 

https://contribuablesassocies.org/2026/06/26/euro-numerique-la-bce-a-lassaut-de-votre-compte-courant/

 

Source et Publication :   https://ripostelaique.com/euro-numerique 




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