[VOS COMMENTAIRES]
« Ne sentiez-vous pas venir l’arnaque ? »

« Tout enlaidir, toujours et encore, particulièrement ce qui touche le patrimoine de la France, caractérisé par sa grandeur et sa beauté, semble être du dernier cri dans ce pays », s’afflige Catchow devant l’urbanisation forcée qui menace le domaine royal de Versailles.
Malheureusement, le constat de notre commentateur ne s’applique pas qu’au patrimoine…
Tout enlaidir...
Comme le choix du 2 mai pour la date du second tour de la présidentielle, par exemple, qui n’étonne pas vraiment nos lecteurs, tel Jacques Darricarrere qui ironise : « Ne sentiez-vous parvenir l'arnaque ?
La seule "réussite" de Macron aura été la destruction de la France. »
De toute façon, tout montre la déliquescence de notre société selon certains commentateurs, il n’y a qu’à voir la disparition du « que » à l’oral, qui est loin d’être anecdotique selon Knyr puisque « Renan, qu’on enseigne plus, écrivait : "Dans les sociétés comme chez l’individu, la perte de la maîtrise du langage est toujours annonciatrice de sa fin …
" Nous y sommes », écrit notre commentateur.
D’ailleurs, pour lui, « la pauvreté littéraire des journalistes modernes par rapport à leurs aînés des années 60 en est aussi un bon révélateur ».
À ce sujet — Versailles en danger face à l’urbanisation forcée
« À fuir comme la peste ! »
Alors, que proposent nos politiques pour remonter la pente ?
Au PS, l'abolition du patriarcat est au programme de la présidentielle…
Sans surprise, les lecteurs de BV ne sont pas franchement convaincus.
Mac-Clure ironise : « Ça, c’est un programme politique ! Il y a le feu à la maison et le Grand Vizir socialiste s’occupe de la couleur pour repeindre la boîte aux lettres. Pas de doute, avec des ennemis comme ça, on n’a pas besoin d’amis… et en portant un programme pareil ils vont tout défoncer.
Allez hardi, souquez les gars, bientôt la timbale ! » Jean-pierre mathieu, lui, rit jaune parce que selon lui, « on ne le voit pas sur l'affiche mais il y a aussi "augmenter la dette" et "créer un impôt" ».
MmmH n’a pas le cœur à rire parce que, explique-t-il, en réalité, selon lui, « il s’agit – comme disait Christopher Lasch – d’instaurer le "paternalisme sans père" ; c’est à dire l’État, l’État-nounou dans sa plus pure forme, celle qui régit tout, qui règle nos vies de petits enfants – couvrez-vous l’hiver, attention à la canicule l’été – et qui règle nos envies de consommateurs dont il réglera le niveau, par l’impôt souverain, bien sûr.
Le socialisme abouti, fou, dictatorial comme on l’aura compris : la ruche humaine, le "vous n’aurez rien et vous serez heureux" ».
Autrement dit, c’est « à fuir comme pire que la peste » conclut-il.
« Leurs carrières et leurs petites chamailleries médiocres »
Et le PS n’est pas le seul à jouer le rôle de repoussoir pour nos commentateurs : le couteau planté par Wauquiez dans le dos de Retailleau en est un bon aussi pour nos commentateurs qui, comme Alec_56, ne se demande même plus « pourquoi est-ce qu'[ils ne sont] pas étonné[s].
Sans doute parce que ce n'est pas étonnant. Voire même parce que c'était absolument prévisible ».
Et notre lecteur désabusé de continuer : « Ah, si ces gens passaient à s'occuper des problèmes du pays ne serait-ce que la moitié du tiers du quart du temps qu'ils consacrent à s'occuper de leurs carrières et de leurs petites chamailleries médiocres, je n'imagine pas le nombre de projets (dont certains seraient peut-être intéressants et utiles) qu'ils pourraient produire ...
Mais ne rêvons pas ! Que sont les petits problèmes médiocres de ce pays à côté de leurs carrières (à ces nains qui se voient pourtant tous comme des géants) », conclut-il non sans sarcasme.
Le RN, lui, est pris dans de nombreuses tempêtes judiciaires, à tel point, d’ailleurs, qu’il dénonce un véritable acharnement mais il se pourrait bien, selon Laurialoic, que « ces attaques risquent de rejouer l’arroseur arrosé comme ça s’est passé aux USA avec Trump qui a été ainsi victimisé ».
D’ailleurs, ajoute Daniel S.73, « ils s’acharnent tellement contre le RN, et cela se voit tellement, qu’ils vont finir par le faire gagner dès le premier tour ! »
Au fou !
Et ce n’est pas le soutien de la gauche à Hamza « LaDouane » qui contredira notre commentateur, en effet, comme le dit Milan, « chaque jour, la gauche montre le type de société qu’elle veut pour la France, et des gens votent pour ça : au fou ! », s’écrie notre lecteur.
Pourtant, remarque Alec_56, « ce gamin donne à nos "éminences" une masterclass sur la notion de territoire et de frontière.
Puissent-elles s'en inspirer !
Mais quelque chose me dit que leur sans-frontiérisme et leur préférence pour l'autre l'emporteront toujours sur la défense de notre territoire et de nos frontières.
Ça sert à quoi que Hamza il se décarcasse ? », s’interroge notre commentateur, ironique.
[TRIBUNE]
Libertaire rime avec totalitaire

Le lamentable état de notre société ne doit rien au hasard.
Il est le fruit pourri de l’idéologie libertaire mâtinée de néo-marxisme qui s’est exprimée en mai 1968 et a gagné les mentalités de la nomenklatura « intellectuelle », journalistique et universitaire.
Mais si elle a pu prospérer, c’est que le terrain avait été préparé depuis deux siècles par l’individualisme des « Lumières » et la haine du catholicisme romain et de son anthropologie.
Voici donc le petit homme proclamé seul maître de lui-même et de son petit empire individuel. «
Ni Dieu, ni maître », proclament les anarchistes.
Ni transcendance, ni autorité.
Ni borne, ni limite au désir de chacun.
Le capitalisme débridé y voit une superbe occasion de multiplier le désir de consommation car, enfin, s’il n’y a rien d’autre que le matérialisme, il n’y a plus qu’à remplacer le désir d’éternité par le désir d’accumuler les biens matériels.
Mais la frustration est au rendez-vous.
Voyez donc les jeunes de nos banlieues, coincés entre le narcotrafic pour s’enrichir vite et la réislamisation parce que, malgré tout, l’âme a encore soif et notre société n’offre rien d’autre qu’une misérable laïcité réduite aux acquêts.
Quant aux bobos, l’avenir radieux qui leur est offert se résume à la formule d’outre-Atlantique « Two Incomes, No Kids » : deux revenus, pas d’enfant - qui seraient mauvais pour la planète.
Le rêve des firmes de la côte ouest des États-Unis.
Règles et normes s'accumulent
Chacun pour soi mais, malgré tout, l’État pour tous, puisque plus rien ne tient debout par soi-même. Pas de devoirs, que des droits. Il faut bien étayer le bordel ambiant.
« Il est interdit d’interdire », avait ironisé Jean Yanne.
Mais voilà : il se trouve que l’on n'a jamais interdit autant qu’aujourd’hui.
Une nuée de bureaucrates, tel un essaim bourdonnant, environne le malheureux petit bonhomme à qui il avait pourtant dit qu’il n’avait d’autre maître que lui-même, pour lui intimer mille obligations : comment traiter son jardin, comme se chauffer ou se rafraîchir, comment se vacciner, avec quelle voiture se déplacer, quelles informations écouter, quelle instruction recevoir…
Et de la commune jusqu’à l’Union européenne, en passant par les communautés de communes, départements, régions, État, s’accumulent règles, normes et bien évidemment impôts qui enserrent et étranglent les familles et les personnes.
Jamais la phrase de Rousseau en introduction du Contrat social n’a été aussi vraie : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers. »
Certainement plus vraie aujourd’hui qu’en 1762 !
Violence, impuissance, colère et censure
Cette société sans transcendance, sans autorité, sans discipline, sans devoirs, va à sa perte dans la violence et l’impuissance.
Or, le minimum qu’un État doit à ses concitoyens est une vie paisible, la sûreté et la sécurité.
Ce que notre État (le plus cher du monde) est incapable d’assurer.
Aussi, le mécontentement enfle et la colère gronde.
Et soudain, le peuple se rend compte du fait que ce qu’il a, dans une certaine mesure, appelé de ses vœux dans ses choix électoraux le conduit au chaos.
Aussi recherche-t-il, de façon confuse, autre chose.
Et certainement de l’autorité et de l’efficacité.
Ce qui panique la nomenklatura libertaire qui gouverne la France depuis quarante ans.
Alors celle-ci devient virulente, agressive, totalitaire, prête à tout.
Et notamment à tuer la liberté d’expression.
Elle appelle en renfort « l’État de droit », ou plutôt l’État du droit qu’elle a créé.
Ce système de gouvernement des juges au service de la nomenklatura diversitaire.
Le jour n’est pas loin où l’on pourra s’écrier : « État de droit, que de crimes commis en ton nom ! »
Faire de l’avortement un droit constitutionnel et s’acharner à graver l’euthanasie dans le marbre de la loi manifeste une préférence pour la mort plutôt que pour la vie.
C’est bien cela, le fond de leur « État de droit » qui préfère la mort de la nation à sa survie.
Toute critique de la loi en vigueur est dénoncée comme une atteinte au droit des minorités, aux droits acquis, fussent-ils iniques ou dangereux pour la pérennité de la patrie.
Aussitôt fuse l’accusation ultime de fascisme.
Nulle réflexion sérieuse, une pensée politique réduite au simplisme d’un slogan.
Quand il est impossible d’exprimer une pensée cohérente et construite, ne reste que la violence.
Et le mensonge et la diffamation comme règle d’action. « Plus le mensonge est gros, mieux il passe », proclamait Joseph Goebbels.
Leçon bien retenue.
Ainsi, la députée LFI Sarah Legrain n’a pas hésité à accuser le gouvernement de « laisser le Canon français semer la terreur dans le pays » !
Et le groupe Bolloré devient le point de fixation obsessionnel de la gauche révolutionnaire ou pas, voire de l’extrême centre.
Ses médias qui sont un espace de dissidence leur deviennent insupportables.
L’urgence est de les réduire au silence, de les interdire.
Aristote enseignait que la vérité résidait dans l’adéquation de la pensée à la réalité.
Mais comme la réalité vient chaque jour démentir la doxa libertaire, le réel devient fasciste et celui qui le décrit le pire des « nazillons ».
Tout ceci ne prête pas à rire.
Ce qui se prépare, c’est une guerre civile.
Depuis plusieurs années, déjà, Michel Onfray met en garde contre « une guerre civile à bas bruit ».
Bruit de moins en moins bas et de plus en plus bruyant. Aujourd’hui, vos libertés sont sans cesse attaquées.
Demain, elles seront supprimées et la première d’entre elles, la liberté de vous exprimer sans crainte, le procès de Moscou et la prison. L’étymologie nous apprend que la révolution signifie « rouler en arrière ».
En effet, celle que nous promet Mélenchon, c’est le retour à Robespierre, à la terreur totalitaire.
Mais nul n’est obligé de jouer le rôle de l’agneau que l’on mène à l’abattoir.
Tenez-vous prêts.
Peut-être l’esprit de résistance n’est-il pas mort ?
Message spécial de la rédaction
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