dimanche 29 mars 2026

THOMAS FAZI , JOURNALISTE DÉNONCE LES DÉRIVES DE L' UNION EUROPÉENNE ....

REVUE DE PRESSE !

« Pour défendre la démocratie, l’UE la détruit » : entretien avec le journaliste Thomas Fazi

Journaliste et essayiste italien, Thomas Fazi dénonce depuis des années les dérives de l’Union européenne. 

 Dans un entretien accordé au Hungarian Conservative, il décrypte ce qu’il considère comme une vaste entreprise de propagande et d’ingérence électorale orchestrée depuis Bruxelles.

 

Thomas Fazi n’est pas un inconnu dans les milieux eurosceptiques. 

Chroniqueur pour le site britannique UnHerd, auteur de plusieurs ouvrages sur la souveraineté et la mondialisation, il a coréalisé un documentaire primé sur les bases militaires américaines. 

Son regard sur le « Bouclier européen pour la démocratie », présenté par la Commission comme un rempart contre la désinformation étrangère, est sans concession.

 

Un monde orwellien

« Nous vivons dans un monde véritablement orwellien où le langage utilisé par l’establishment politique ne reflète pas la réalité », affirme d’emblée Fazi.

 Selon lui, le paradoxe est flagrant : « Pour défendre la démocratie, ils doivent effectivement la détruire. 

Parce qu’ils disent : nous avons besoin de plus de censure, nous avons besoin de pouvoir intervenir plus directement dans les élections. »

 

Politique

Interrogé sur la menace russe qui justifierait ces dispositifs, le journaliste se montre sceptique. 

« J’ai examiné ces prétendus cas d’incursions de drones russes, de piratage russe, de campagnes de désinformation russes, et il est difficile de trouver des preuves tangibles que la Russie ou tout autre acteur étranger soit derrière ces événements. »

 

Le « Russiagate européen »

Pour Fazi, l’Europe reproduit le scénario du Russiagate américain, cette théorie selon laquelle Moscou aurait fait élire Donald Trump en 2016 — une thèse « depuis complètement réfutée », rappelle-t-il, « y compris par le FBI et les services de renseignement américains ».

« Ce que nous voyons aujourd’hui en Europe est une version européenne du Russiagate

. À l’époque, l’objectif était d’empêcher Trump d’accéder à la Maison Blanche.

 Aujourd’hui, ce Russiagate européen vise tous les partis populistes ou anti-establishment qui menacent le statu quo. »

L’annulation de l’élection présidentielle roumaine fin 2024 illustre selon lui cette dérive.

 « Une élection entière a été annulée au motif d’une prétendue ingérence russe, d’un supposé stratagème de désinformation sur TikTok qui aurait convaincu les électeurs de voter pour le candidat populiste indépendant.

 Aucune preuve n’a été fournie. Même TikTok a affirmé qu’il n’y avait aucune trace de cette manipulation. »

 

Deux milliards d’euros pour la « propagande »

Le journaliste italien a épluché des centaines de pages de rapports sur les financements européens. Sa conclusion : l’Union européenne mène une opération comparable à celle de l’USAID américaine, cette agence qui finance des ONG et médias dans les pays tiers pour promouvoir les intérêts géopolitiques de Washington.

L’outil principal de cette stratégie serait le programme CERV (Citoyens, Égalité, Droits et Valeurs), lancé en 2021.

 « Le budget 2021-2027 a alloué deux milliards d’euros à ce programme. 

Ce sont des centaines de millions d’euros chaque année qui sont effectivement canalisés vers ce que l’on ne peut décrire que comme des programmes de propagande. »

La Hongrie aurait reçu environ 40 millions d’euros via ce dispositif ces dernières années. 

« Quand vous canalisez des millions d’euros vers des ONG et des médias opposés au gouvernement élu dans un certain pays, vous vous engagez effectivement dans une tentative de déstabilisation, voire de changement de régime », estime Fazi.

 

Une société civile « fabriquée »

Le journaliste pointe l’absence totale de pluralisme dans ces financements. 

« Je ne peux pas trouver un seul cas où un think tank conservateur ou eurosceptique a reçu un financement de l’UE pour promouvoir des idées eurosceptiques. C’est un exemple parfait du caractère profondément antidémocratique de cette pratique. »

Depuis 2021, plus de 3 000 projets et des milliers d’ONG auraient bénéficié du programme CERV. 

« Ce qui s’est passé au cours de la dernière décennie, c’est que l’establishment politique a cultivé une fausse société civile. Comment pouvez-vous prétendre être une ONG quand la majeure partie de votre argent provient des institutions politiques ? »

Ces organisations, loin de porter les aspirations citoyennes vers le pouvoir, feraient l’inverse : « Elles deviennent un outil pour l’establishment politique afin de transmettre ses idées et son idéologie à l’opinion publique. 

C’est une inversion littérale de ce que les ONG et la société civile devraient faire. »

 

Censure et ingérence électorale

Le Digital Services Act (DSA), entré en vigueur récemment, constitue selon Fazi un « outil de censure en ligne ».

 « Nous savons que les grandes plateformes de réseaux sociaux reçoivent chaque mois des milliers de demandes de l’UE et des gouvernements européens pour supprimer tel ou tel message. »

Le dispositif comprend un « système de réponse rapide » permettant d’accélérer la censure en période électorale.

 « Nous savons qu’ils l’ont utilisé lors d’élections précédentes, notamment en Roumanie, où un grand nombre de publications ont été supprimées. »

Pour le journaliste, la logique est simple : « Toute opinion qui ne leur plaît pas, ils prétendront qu’il s’agit de désinformation russe, et pour protéger la démocratie, ils devront supprimer cette information.

 Ce que nous voyons, c’est que l’UE passe de la simple propagande et censure à une ingérence électorale directe. »

 

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Le cas de la guerre en Ukraine

L’absence de débat sur le conflit ukrainien illustre selon Fazi cette uniformisation de la parole publique. « Nous savons par les sondages que le soutien à la stratégie de guerre sans fin de l’UE et de l’OTAN décline partout en Europe. Mais cela ne se reflète pas du tout dans le débat public, précisément parce que vous avez ces institutions médiatiques, ces ONG, le monde universitaire, qui reçoivent tous d’une manière ou d’une autre de l’argent de l’UE et qui promeuvent constamment le récit pro-guerre. »

Il dénonce également le rôle des think tanks spécialisés dans la défense : « Beaucoup présentent leurs membres comme des experts neutres.

 Ils colportent toujours la ligne de Bruxelles, la ligne de l’OTAN, mais ils sont présentés dans les médias comme des observateurs indépendants. 

Or dans la plupart des cas, ces think tanks sont financés par les gouvernements de l’UE, par la Commission européenne et par l’industrie de l’armement. »

 

Un observatoire pour surveiller les surveillants

Face à ces dérives, Thomas Fazi a contribué à la création d’un « observatoire de l’ingérence démocratique » en partenariat avec le think tank MCC Brussels.

 L’objectif : surveiller les potentielles interférences de l’UE dans les élections hongroises et, à l’avenir, dans d’autres scrutins européens.

« Ils ont réalisé que les formes ouvertes d’ingérence tendent à se retourner contre eux. Mais ils disposent de nombreux moyens détournés pour tenter d’influencer l’opinion publique, et je pense qu’ils essaieront de les utiliser », prévient-il.

 

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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