Chère Madame, cher Monsieur,
Certains parents parisiens vivent dans l’angoisse depuis quelques semaines et à raison.
Lundi sur BFM, le député Sylvain Maillard révélait que 75 des 200 agents recrutés dans le périscolaire parisien seraient devant la Justice pour agressions sexuelles sur enfants.
C’est tout simplement hallucinant !
Vous savez, le périscolaire, ce sont toutes les activités et services proposés en dehors du temps strictement scolaire, mais qui se déroulent à l’école.
Autrement dit, ce sont des moments qui encadrent la journée de classe comme la garderie du matin et du soir, les activités sportives, la cantine et certaines sorties scolaires.
Le périscolaire est souvent géré par les municipalités et non directement par l’école, même s’il est lié à la scolarité.
Dans certaines villes comme Paris, ces services peuvent être gérés par des associations ou des prestataires privés sous contrat avec la mairie.
C’est donc dans le cadre du périscolaire que se sont produites des centaines d’agressions d’enfants par des animateurs.
Les enfants y sont confiés à des adultes en dehors du regard direct des enseignants.
Vous imaginez l’effroi pour tous les parents parisiens qui se demandent si leurs enfants ont vu ou subi quelque chose ?
Maître Louis Cailliez est un ami de l’IPJ et il défend des familles dont les enfants ont été victimes d’animateurs périscolaires.
Il a levé le tabou dans les Grandes Gueules sur RMC et dénonce le mur du silence administratif.
Les premières affaires remontent à 2016 !
Cela fait donc 10 ans que la Mairie de Paris a connaissance de ces faits… et absolument RIEN !
Pourquoi la Mairie n’agit-elle pas puisque le recrutement des animateurs est de sa responsabilité ?
Réponse de Me Louis Cailliez :
“ Je pense qu’il y a le phénomène très classique de “pas de vagues”, et il y a un problème de recrutement des animateurs.
Manifestement, il y a de l’entrisme de gens déviants (...).
Dans l’école dont je parle, il y a 9 animateurs suspendus, plus d’une trentaine de plaintes.
On se dirige vers un système de réseau organisé, d’animateurs qui se cooptent, qui se recrutent peut-être entre eux.
C’est possible, je pose cette question.”
C’est gravissime
Et pourtant, tellement possible.
Nous ne devons pas détourner le regard.
Parler de pédocriminalité fait peur et cela heurte les sensibilités.
Les esprits sains ne conçoivent pas que l’on puisse commettre le pire sur des enfants, j’en ai bien conscience.
Pourtant, cela existe, c’est bien souvent invisible, mais les ravages sont immenses.
Les révélations successives dans le périscolaire parisien ne sont pas de simples “faits divers” : elles révèlent un dysfonctionnement grave et profondément inquiétant dans des structures censées protéger nos enfants.
Car nous parlons ici d’enfants.
D’enfants confiés chaque jour à des institutions publiques.
Les familles leur accordent leur confiance.
Et pourtant, cette confiance est trahie.
Et les vies de ces enfants sont, si ce n’est broyées, abimées et meurtries.
L’ampleur de la pédocriminalité est minimisée en France.
Nous sommes, pour bon nombre d’entre nous, parents, et ce sujet ne doit pas être tabou, bien au contraire.
Il doit être diffusé pour que nous ayons tous conscience que ce mal existe et qu’il s’infiltre dans les domaines où les enfants sont censés être en sécurité.
Attention, je ne suis pas en train de dire que toutes les écoles et toutes les garderies sont infestées.
Non.
Mais je veux vous mettre en garde très sérieusement.
Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère.
Le scandale parisien est très grand, je vous l’assure.
D’après le député de Paris Sylvain Maillard, 75 des 200 agents recrutés dans le périscolaire parisien seraient devant la Justice pour agressions sexuelles sur des enfants.
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