En guise d'Ă©ditorial, nous vous proposons aujourd'hui de prendre connaissance de notre quatorziĂšme Lettre mensuelle consacrĂ©e Ă l'actualitĂ© parlementaire. Avec les Ă©lections municipales de mars 2026, l’AssemblĂ©e nationale va connaĂźtre un petit remaniement : une bonne vingtaine d’Ă©lus devraient quitter leur siĂšge parisien. Les Ă©lections locales auront aussi des consĂ©quences dans la Chambre haute, avec le scrutin indirect pour l’Ă©lection des sĂ©nateurs de septembre prochain et le renouvellement de la moitiĂ© des Ă©lus. En tout, une petite quarantaine de dĂ©putĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©lus maires lors des Ă©lections municipales des 15 et 22 mars 2026, sur environ 104 qui Ă©taient tĂȘtes de liste. En raison de la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats, un dĂ©putĂ© ne peut pas cumuler son mandat parlementaire avec une fonction exĂ©cutive locale comme celle de maire. Les Ă©lus ont 30 jours aprĂšs l’Ă©lection, soit jusqu’Ă mi-avril environ, pour choisir : devenir maire et quitter l’AssemblĂ©e (ils seront alors remplacĂ©s par leur supplĂ©ant), ou rester dĂ©putĂ© et laisser la mairie Ă un adjoint ou Ă un colistier. Parmi les maires fraĂźchement Ă©lus, une petite trentaine a dĂ©jĂ annoncĂ© privilĂ©gier le mandat local. En rĂ©alitĂ©, ce sont gĂ©nĂ©ralement ceux qui ont Ă©tĂ© Ă©lus dans une commune de taille moyenne ou grande. Une petite dizaine a dĂ©jĂ indiquĂ© qu’ils resteront dĂ©putĂ©s et laisseront la mairie Ă un adjoint… se gardant ainsi le mandat sous le coude en cas de dĂ©saveu lors des Ă©lections lĂ©gislatives qui devraient suivre l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2027. Pour l’heure, les dĂ©parts entraĂźneront l’arrivĂ©e de supplĂ©ants Ă l’AssemblĂ©e ou, dans quelques rares cas, provoqueront des lĂ©gislatives partielles si le supplĂ©ant refuse le mandat. Ces changements pourraient avoir des consĂ©quences sur le vote de la loi sur l’euthanasie, qui pourrait se jouer Ă quelques voix prĂšs. L’identitĂ© des supplĂ©ants sera donc Ă observer de prĂšs. L’autre enjeu parlementaire de ces municipales concerne le SĂ©nat, qui sera renouvelĂ© pour moitiĂ© en septembre. Les rĂ©sultats des Ă©lections locales devraient confirmer la domination de la droite dans la Chambre haute, tandis que le RN peut raisonnablement espĂ©rer former un groupe de sĂ©nateurs (10 Ă©lus). Les macronistes et la gauche, notamment Ă©cologiste, devraient, eux, voir leur nombre diminuer. Dans ce numĂ©ro spĂ©cial municipales de notre lettre mensuelle, nous vous proposons donc un Ă©tat des lieux du « mercato » parlementaire. Cliquez ici pour lire ce nouveau numĂ©ro. 
Olivier FrĂšrejacques RĂ©dacteur en chef de L’Observatoire parlementaire |
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