TRIBUNE LIBRE !
Nathalie, cette bonne copine qui veut sauver
la moitié du Sénégal
[L’Agora]
Une collègue à moi vient de tomber.
Gouffre dont on ne verra jamais le fond.
Celui de la connerie.
La belle, la calibrée avec certificat LFI.
Et pire encore, celui du maternalisme.
Et moi la bonne copine, je ne sais plus quoi faire pour la sortir de là.
Je m’explique. Nathalie a 40 ans. Roploplote un peu.
Quand elle marche, faut que ça ploplote de partout.
Blonde/Rousse. Jusqu’aux cils, vous voyez ? Sans enfant. Sans mari.
Rien que le boulot.
Mais ça c’était jusqu’à cet été. Car cet été, Nathalie a été au Sénégal.
Ca lui râchait le ventre depuis des années.
Là-bas, elle a croisé un mec.
Jeune homme. Issa.
15 ans de moins qu’elle. Sportif.
Sur la plage. Chalalaaa. L’été indien mais pas dans le nord de la Casamance. Nathalie en est revenue toute frétillante du croupion de son Issa.
Issa est venu la voir en Bretagne quelques mois après leur rencontre.
Elle est retournée au Sénégal.
Une fois cet hiver. Depuis, elle veut se marier.
A déjà accolé son nom au sien.
Demandé à toutes les administrations de changer leurs fichiers pour y rentrer son « nouveau patroyme ».
Bien entendu ça n’a pas fonctionné. Bah ouaih.
Pas de certificat de mariage, c’est dans le cul lulu.
Pour avoir tout de même le nom du mignon accolé au sien quelque part, elle a fait changer ses cartes de réduction en supermarché !
Ca a été son combat pendant des semaines ! Il n’y a rien de plus con au monde qu’une femme amoureuse.
C’est pur comme les étoiles et la lune la connerie d’une femme amoureuse.
Ca en sent même la fleurette.
Nathalie est trop conne car pour d’occultes raisons, Issa et elle ne peuvent pas se marier civilement.
Elle en parle toute la journée du ténébreux mystère. Que ça la hante.
Mais moi en tant que femme, je sais reconnaître une femme jalouse.
Crois comprendre que le beau Issa est déjà marié au bled. Il a la doudou ! Et des marmots !
Mais Nathalie ne veut rien entendre.
Même avec un tire-bouchon, tu ne lui enlèveras pas la ritournelle.
« C’est de la faute de l’Etat français qui est raciste ».
Alors avec Issa, ils ont bricolé une cérémonie de mariage avec un marabout à plumes sur une plage de Casamance.
Depuis, elle fait chier Super U avec son histoire.
Tout le Trégor en parle de son changement de nom !
Bon maintenant, je dois avouer mes péchés.
J’ai été sur Facebook voir la page d’Issa.
Son visage, on l’a déjà dans tous le sens à la machine à café.
Ouaih je sais, ça fait commère de village. Bon…
En étant vraiment mauvaise langue, je subodore que ma pauvre gourde de Nathalie n’est pas la seule dans le coeur et dans le lit du beau Sénégalais.
Et surtout monsieur semble avoir toute une ribambelle de chiards.
Mais Nathalie ne veut rien voir.
Les commentaires câlins sous ses photos, ce sont toujours des « cousines », des « amies ».
Et quand ils se promettent des « chatouilleries de minou », c’est « comme ça qu’ils parlent au Sénégal, tu ne peux pas comprendre ».
Parce que Nathalie parle de son Issa. Du soir au matin !
Mais comme elle parlerait d’un môme. C’est Babacar chez France Gall.
Il faut le faire venir en France, lui et toute sa smala, parce que « là-bas, ils n’ont rien ».
Elle est arrivée à un stade où il est difficile de faire plus gourdiflote.
Niaisasserie au bifluor plus.
Là tu écoutes Nathalie, elle va sauver tout le Sénégal à elle toute seul.
En l’installant dans son trois pièces.
Sur Whatsapp c’est jour et nuit avec Issa.
Sa grand-mère est malade. Sa petite soeur veut faire des études.
Il lui demande de « trouver des solutions ».
Alors Nathalie tricote du clavier.
Adhère à des associations. Envoie de l’argent. Veut nous faire signer des pétitions. Toujours plus extravagantes.
Elle veut aller jusqu’à la cour européenne des droits de l’homme.
Et après ? L’Onu ?
Et toujours cet ton maternel. On ne sait plus si c’est son mec ou son gosse.
Je lui ai demandé l’autre fois si elle y mettrait la même passion si Issa était Norvégien.
« Non ! » Parce qu’Issa est africain. Et qu’il faut sauver l’Afrique.
C’est sa lubie.
Depuis « We are the World » on en est toujours là.
On a pris 50 ans de jumelage avec des villages africains.
Et d’écoles construites « grâce aux fonds récoltés par la paroisse de Ploudalmachin ».
Et maintenant, les dames patronnesses d’autrefois prennent le premier vol Air France pour Dakar et en reviennent amourachés comme des juments en chaleur.
Mais le fond de l’affaire ne change pas.
Ce sont toujours des femmes qui prennent l’Afrique dans leur bras.
« Pour la sauver ». La sauver d’elle-même surtout.
Le paternalisme blanc aura permis à l’Afrique de se développer.
Dans la mesure de ses moyens.
Le maternalisme des toutes les Nathalie du monde aura permis à l’Europe de s’effondrer.
Par Anne-Sophie Hamon
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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