vendredi 27 février 2026

UN PÉAGE À L' ENTRÉE DU TRIBUNAL ??? UN DÉNI DES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE NOTRE " RIPOUBLIQUE " !


50 balles pour la justice. À quand l’hôpital?

Le billet sarcastique de Dominique Labarrière


50 balles pour la justice. À quand l’hôpital?
Le cabinet d'avocats Cage & Fish de Boston, à votre service ! 
Image d'illustration. "Ally McBeal" avec Calista Flockhart © REX FEATURES/SIPA

À partir du 1er mars, saisir certaines juridictions ne sera plus totalement «gratuit». 

Dame Justice fait la quête: la République met un péage à l’entrée du tribunal…


Dans le projet de loi de finances 2026 adopté le 2 février, se trouve instaurée une obligation financière nouvelle, une de plus : mettre au pot cinquante euros pour quiconque entend faire valoir ses droits auprès de la justice française.

Cela concerne les juridictions civiles et prud’homales, donc une infinité de litiges, de différends et contentieux touchant au travail, à la famille, aux règlement administratifs, etc.

 Quelques exonérations sont semble-t-il prévues, comme toujours lorsqu’il s’agit d’inaugurer une nouvelle usine à gaz. Minimes, en tout…

 

Entre 2011 et 2013, période à cheval sur les gouvernements Fillon et Ayrault, un dispositif analogue avait été mis en place.

 Le montant du droit d’entrée était alors de 35 euros.

 Sagement, le pouvoir avait fait machine arrière en 2014 devant le faible rendement financier de la trouvaille et les nombreux inconvénients générés. 

On serait donc, au sommet de l’État, gens de courte mémoire.

 À moins bien sûr que devant la désastreuse situation financière du pays on n’en soit réduit à faire flèche de tout bois.

 

 Comme disait l’éminent Albert Einstein : « La folie c’est refaire les choses de la même manière en attendant un résultat différent. 

» Puisque c’est Einstein lui-même qui pose ainsi un diagnostic de dégradation mentale touchant nos gouvernants, fions-nous donc à l’opinion de ce très grand savant.

 Donc, ils sont fous !

En fait, voudrait-on dissuader le citoyen d’exercer son droit à recourir à la justice, droit pourtant absolument imprescriptible, on ne s’y prendrait pas autrement. 

Par ailleurs, la gratuité de cet accès à la justice est un des principes fondamentaux des règles légales et constitutionnelles du pays. 

Or, faire payer, taper le justiciable de cinquante euros revient ni plus ni moins à rompre la sacro-sainte égalité de tous devant la loi. 

C’est rendre encore plus faible le faible qui n’a plus que l’instance judiciaire pour dire son droit, lui rendre justice.

 Le plus faible, la femme dont l’ex ne verse plus la pension depuis belle lurette, ou même celle dont le mari s’arrange pour la laisser dans le plus rude dénument. 

Le travailleur en mal de salaire depuis des semaines, etc, etc. 

Comment le gouvernement, comment les députés ont-ils pu laisser passer une telle aberration, opérer un tel retour en arrière, s’autoriser un tel déni des principes fondamentaux de notre République ? 

Oui, on peut parler de folie.

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Personne ne se tourne de gaieté de cœur du côté du tribunal pour exposer ses misères, ses conflits. 

Faire payer la démarche, déjà en elle-même si pénalisante, souvent douloureuse, relève de la perte pathétique de tout sens humaniste bien compris.

 Celui des Lumières, d’ailleurs non tellement éloigné en la matière des vertus chrétiennes originelles.

 

La justice a aussi pour fonction évidente, naturelle, de porter secours.

 Faire cracher à une quelconque sébile que tendrait dame Justice est abject.

Mais au fait, au nom de quoi, en vertu de quelle nécessité impérieuse, cette « folie » ? 

Pour renflouer les caisses de l’aide juridictionnelle, nous dit-on.

 La belle affaire !

 

Commençons donc par la réserver aux citoyens français et aux personnes étrangères séjournant chez nous en parfaite et absolue légalité, cette aide juridictionnelle.

 Et cessons de la dispenser larga manu à la foule des clandestins trop heureux de trouver un avocat gratis chargé, arguant de mille et un prétextes, d’accumuler recours sur recours et reculer ainsi l’exécution des expulsions, si possible jusqu’à ce merveilleux moment tant attendu où les poules auront des temps.

Aujourd’hui, voilà qu’il faudra casquer casquer pour avoir accès au tribunal. Cela dès le 1er mars prochain. 

Et pourquoi pas demain, la même chose à l’hôpital, rendu exsangue pour les mêmes raisons qu’évoquées plus haut ? 

Cela en vertu d’un autre puissant avis de M. Einstein, rejoint en cela par la sagesse populaire : « Aux mêmes causes, les mêmes effets. »

 Source et Publication :   https://www.causeur.fr/

LES TÊTES MOLLES - HONTE ET RUINE DE LA FRANCE

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