[POINT DE VUE]
Chez Renault, la CGT refuse de fabriquer des drones pour nos armées !

Selon une information de nos confrères de L’Usine Nouvelle et de Ouest-France, Renault aurait le projet de faire construire des drones militaires tactiques, sur le site de Cléon en Seine-Maritime.
L’Usine Nouvelle avance même des chiffres : il y en aurait pour un milliard d’euros sur dix ans, sous la forme d’un marché passé avec la Direction générale de l’Armement (DGA).
Dans le détail, il s’agirait de construire, dans cette usine, un modèle de drone susceptible d’être employé comme munition téléopérée (MTO) à longue portée, en coopération avec l’entreprise (française) de taille intermédiaire (ETI) Turgis Gaillard, qui s’est fait un nom dans ce domaine.
Les leçons de la guerre en Ukraine et les drones
Faisons ici une petite parenthèse sur les enseignements du conflit ukrainien.
Les récents articles consacrés, dans la presse internationale principalement, à la manière dont la guerre qui se déroule aux portes de l’Europe, montrent au moins une évolution significative : les drones sont devenus décisifs pour prendre l’ascendant.
Pour nous, Français, il y a dans ce retour d’expérience une conséquence préoccupante : nous allons devoir rapidement produire beaucoup plus de drones armés (ce sont les fameuses MTO, qui sont larguées à distance par un télépilote, ou que le drone transporte avec lui jusqu’au point d’impact).
Nous ne sommes pas prêts.
C’est le but de cet effort de guerre, minimal certes, mais salutaire.
Et puis, il y a une bonne nouvelle associée à cela – si tant est que la guerre soit porteuse de bonnes nouvelles, ce qui reste à démontrer : les fantassins ne sont plus surexposés.
En d’autres termes, si, comme l’annonçait récemment le chef d’état-major des armées, nous devons nous préparer à perdre nos enfants, ce n’est pas une charge à la baïonnette qui les tuera, mais un drone venu de l’arrière des lignes, piloté par un jeune geek qui gagnera des points pour « débloquer » des crédits pour du matériel supplémentaire, comme c’est actuellement le cas sur le front de l’est.
On peut trouver surréaliste cette « gamification » du conflit armé (la gamification glaçante de la guerre des drones en Ukraine), mais elle peut aussi épargner à nos futurs conscrits une exposition prolongée sur la ligne de front.
C’est là que la CGT entre en jeu.
Les syndicalistes de l’usine Renault sont contre la guerre.
Ils sont sans doute aussi contre la faim et contre la mort, parce qu’ils sont intelligents et courageux.
Ils viennent donc de publier un communiqué très officiel, dans lequel ils s’opposent à la fabrication de « tout moyen industriel susceptible d’être utilisé, directement ou indirectement, à des fins militaires ».
Et le syndicat demande un statut d’objecteur de conscience pour ceux qui refuseront de participer à cet effort de guerre d’une entreprise française, pourtant à la fois nécessaire à nos soldats de demain et au maintien de notre souveraineté industrielle.
La CGT et la trahison de nos armées : une longue histoire...
Il faut dire que le goût de la CGT pour la trahison de l’armée prend ses racines dans les conflits coloniaux des années 50.
Sur ordre de Moscou, les ouvriers français piégeaient les grenades ou les munitions qui partaient vers le front et sabotaient les voies ferrées.
Quand les blessés revenaient du front, les syndicalistes leur crachaient dessus et les insultaient.
L’ancien ministre Jean-Louis Thiériot rappelait également sur X, le 13 février que la CGT, en 1939, poussait les ouvriers au sabotage des produits de l’industrie militaire.
Toujours les mêmes pour faire un mauvais coup à la France ! L’engagement de l’industrie civile pour la remontée en puissance de notre outil de défense est vital. Comme à la veille de la deuxième guerre mondiale, comme pendant la guerre d’Indochine, la CGT s’y oppose . En 1939,… https://t.co/4aC5lzB4vF
— Jean-Louis Thiériot (@JL_Thieriot) February 13, 2026
À ce sujet — [RAISON GARDER] La « drone de guerre »
La trahison de la France est toujours dans le même camp.
L’extrême-gauche a, autrefois, organisé, à distance, la mort des soldats français.
Cette fois, elle prend un coup d’avance, puisque nous ne sommes pas (encore) en guerre et que la CGT refuse déjà le réarmement.


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