lundi 16 février 2026

IMMIGRATION ET DÉLINQUANCE : UNE PRÉOCCUPATION ENRACINÉE ! MACRON AU PLUS BAS !

 REVUE DE PRESSE !

Baromètre Ipsos–CESI février 2026 : pouvoir d’achat en tête, immigration et insécurité au plus haut, 

Macron au plus bas

Le baromètre politique Ipsos–CESI pour La Tribune Dimanche, réalisé les 11 et 12 février 2026 auprès de 1 000 Français représentatifs de la population adulte, confirme une tendance lourde : le pays est inquiet, divisé, et profondément pessimiste.

Pouvoir d’achat, insécurité, immigration, dette : les priorités exprimées dessinent une France préoccupée par le concret, par le quotidien, et de moins en moins sensible aux grands récits abstraits.

 

Pouvoir d’achat : une obsession durable

Première préoccupation des Français : les difficultés liées au pouvoir d’achat, citées par 43 % des sondés parmi leurs trois principales inquiétudes. 

Hausse des prix, salaires insuffisants, pression fiscale : la question économique reste centrale.

Logiciel financier

 

Juste derrière, l’avenir du système social (38 %) et le niveau de la délinquance (33 %) structurent le trio de tête.

Ce classement est révélateur. 

Les Français ne parlent pas d’abord de transition écologique ou de crises géopolitiques : ils parlent de leur fin de mois, de leur retraite, de leur sécurité.

 

Immigration et délinquance : une préoccupation enracinée


Le niveau de l’immigration arrive à 28 %, au même niveau que la dette publique (26 %). 

L’immigration et la délinquance s’installent durablement dans le top 5 des préoccupations.

 

L’analyse par proximité partisane éclaire la fracture politique. 

Chez les sympathisants RN, l’immigration atteint 56 % et la délinquance 55 %.

 Chez les sympathisants LR-UDI, ces thèmes sont également très élevés (47 % pour l’immigration, 45 % pour la délinquance). 

À l’inverse, chez les proches de LFI ou des écologistes, ces sujets sont nettement moins cités.

Le fossé culturel et politique est net. Il ne s’agit plus seulement d’un clivage électoral, mais d’une différence de perception du réel.

 

Macron : une popularité historiquement basse

Le jugement sur l’action d’Emmanuel Macron reste extrêmement sévère. 

En février 2026, 75 % des Français portent un jugement défavorable sur son action, contre seulement 20 % favorables.

Même si la cote progresse légèrement de deux points, elle demeure à un niveau très bas, comparable aux périodes les plus critiques du quinquennat.

 

Chez les sympathisants RN, la défiance atteint 92 % de jugements défavorables. Même chez les sympathisants LR-UDI, l’hostilité est majoritaire.

Ce chiffre traduit un épuisement politique.

 Emmanuel Macron, élu en 2017 sur la promesse du dépassement des clivages, termine son second mandat dans un climat de rejet massif.

 

Sébastien Lecornu : un Premier ministre sous tension

Le Premier ministre Sébastien Lecornu obtient 26 % d’opinions favorables contre 61 % défavorables.

Le contraste est frappant : alors que son profil était perçu comme plus technique et moins clivant, il subit à son tour la défiance générale à l’égard de l’exécutif.

Le baromètre confirme une constante des dernières années : la fonction de Premier ministre est usée par la crise permanente.

 

Les ministres : Darmanin domine

Parmi les membres du gouvernement considérés comme « les deux meilleurs », Gérald Darmanin arrive largement en tête avec 41 %, devant Rachida Dati (22 %) et Laurent Nuñez (20 %).

Le fait que les trois premières places soient occupées par des profils liés aux questions de sécurité et d’autorité n’est pas anodin. 

Il reflète la hiérarchie des préoccupations exprimées plus haut : délinquance, immigration, ordre public.

Là encore, les attentes d’autorité sont visibles dans l’opinion.

 

2027 : une succession ouverte et polarisée

Le baromètre teste la satisfaction potentielle des Français face à une accession à l’Élysée en 2027.Jordan Bardella et Marine Le Pen arrivent en tête en termes de satisfaction (34 % et 33 %).

 Édouard Philippe suit à 23 %. Gérald Darmanin et Marion Maréchal se situent également au-dessus de 20 %.

 

Mais ces chiffres doivent être lus avec prudence : le niveau de mécontentement potentiel reste élevé pour tous les candidats. 

Aucun ne rassemble une majorité positive

La France apparaît profondément fragmentée. 

Chaque figure politique dispose d’un socle solide mais rencontre une hostilité forte hors de son camp.

 

Un pessimisme économique massif

Sur le plan économique, le tableau est sombre.Seuls 12 % des Français se disent optimistes concernant la situation économique du pays, tandis que 88 % se déclarent pessimistes. Sur la situation mondiale, le pessimisme dépasse également 80 %.

Logiciel financier

Même à l’échelle personnelle, l’inquiétude progresse. 66 % se disent pessimistes pour leur propre situation économique.

Plus inquiétant encore : 76 % pensent que la dette publique va se détériorer, 78 % anticipent une dégradation du pouvoir d’achat, 71 % une aggravation de l’inflation.

La confiance dans l’avenir économique du pays est donc profondément entamée.

Ce baromètre de février 2026 dresse le portrait d’une France sous tension.

 Les préoccupations sont dominées par le concret : niveau de vie, sécurité, immigration, dette.

La défiance envers l’exécutif reste massive.

 Aucun leader ne parvient pour l’instant à fédérer au-delà de son camp.

Enfin, le pessimisme économique structure l’ensemble du paysage politique. 


Dans un tel contexte, la présidentielle de 2027 s’annonce moins comme un simple rendez-vous électoral que comme un moment de recomposition profonde.

Ce sondage ne livre pas une prédiction.

 Mais il dessine une dynamique : un pays inquiet, divisé, et en attente d’autorité, de stabilité et de solutions tangibles.

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 


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Immigration : un an après Vance, Marco Rubio met l’Europe face à ses errances

Pas de "en même temps" chez les lieutenants de Trump, mais un même constat implacable sur notre déclin civilisationnel.
Capture d'écran X
Capture d'écran X

14 février : la Saint-Valentin revient fidèlement tous les ans le même jour. Et les couples se retrouvent. 

Il y a le couple franco-allemand, un peu éclipsé par le couple germano-italien.

 Et puis il y a le grand couple USA-Europe, Ancien et Nouveau Monde.

 Et, comme il y a un an jour pour jour, c'est le jeune homme fringant d'Amérique qui revient faire la leçon à la vieille Europe décrépite.

 

 Le discours de J.D. Vance, il y a un an, avait stupéfait par sa justesse d'appréciation sur les maux européens : immigration de masse hors de contrôle, renoncement aux souverainetés et aux identités nationales, idéologies woke et verte, atteinte à la liberté d'expression, etc. 

Tout ce contre quoi Trump s'était battu pour retrouver le chemin du pouvoir, Vance venait y mettre le doigt pour diagnostiquer les causes du déclin de l'Europe. 

 

 Ce discours historique, digne de Soljenitsine et de Jean-Paul II, salué par Gabrielle Cluzel, avait laissé les élites européistes chaos de bout.

 Un an après, c'est le secrétaire d'État Marco Rubio qui est venu porter la voix de l'Amérique lors de la conférence de Munich. 

Et surprise : la ligne n'a pas changé !

Marco Rubio, sur la même ligne que Vance

Certes Macro Rubio n'est pas J.D. Vance, ni par son parcours ni par son style. 

 

Pourtant, ces bébés Trump ont beaucoup en commun : issus de milieux modestes (le père de Rubio, d'origine cubaine, était barman et sa mère travaillait dans un hôtel), ils sont tous deux des convertis au catholicisme (et cela devrait faire réfléchir sur nos élites déchristianisées). 

Et, dans le décrochage européen, cette perte de foi, dont on parle peu, est sans doute un des facteurs essentiels, d'où l'insistance de ces catholiques américains dans leur leçon à la vieille Europe mécréante sur l'importance de la civilisation chrétienne commune qui unit Europe et USA. 

 

Certes, Rubio, plus diplomate et pédagogue que Vance («  Nous, Américains, paraissons parfois un peu directs » ), a su insister sur les liens historiques transatlantiques, sur le souci de l'Administration Trump de voir l'Europe affaiblie (« Nous ne cherchons pas la séparation »)

Mais il a été aussi sans détour.

 

Rubio renverse à nouveau tous les totems européistes

Le secrétaire d'Etat américain a méthodiquement dénoncé les illusions européennes, au premier rang desquelles l'idéologie sans frontiériste et mondialiste : « une idée stupide qui ignorait à la fois la raison humaine et les leçons de plus de 5000 ans d'histoire humaine  » !

 Même pilonnage sur le libre-échangisme généralisé qui a sabordé les industries occidentales et appauvri les classes moyennes, générant - et particulièrement en France - un État-providence démesuré qui nous mène à la faillite financière. 

 

Une désindustrialisation qui « a donné le contrôle de nos chaînes d'approvisionnement critiques à nos adversaires et à nos ennemis ». 

 

 Marco Rubio a aussi fustigé l'idéologie verte : «  Pour apaiser un culte du climat, nous nous sommes imposé des politiques énergétiques qui appauvrissent nos peuples, tandis que nos concurrents exploitent le pétrole, le charbon, le gaz naturel et tout le reste - non seulement pour faire tourner leurs économies, mais pour s’en servir comme levier contre les nôtres. » 

 Et, dans un crescendo parfait, il a terminé par l'immigration : « Et, à la poursuite d’un monde sans frontières, nous avons ouvert nos portes à une vague sans précédent de migration de masse qui menace la cohésion de nos sociétés, la continuité de notre culture, et l’avenir de nos peuples. 

Nous avons commis ces erreurs ensemble et, désormais, ensemble, nous le devons à nos peuples : regarder ces faits en face et avancer, reconstruire. »

 

Certes, les États-unis n'ont jamais été et ne sont pas des philanthropes, pas plus sous Trump que sous Biden.

 Mais le constat qu'ils font de la situation européenne par la voix de Vance ou de Rubio est, cette fois, malheureusement exact. 

 

Et la voie qu'ils ont empruntée s'imposera rapidement à nous.

 

Source : 

Frédéric Sirgant

Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

 

 

 






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