jeudi 26 février 2026

RENNES (35 ) PENDANT LE RAMADAN , LES COMBATS ILLÉGAUX DE " MOURINGUÉ " FONT LEUR RETOUR !

REVUE DE PRESSE !

Ramadan : à Rennes et ailleurs, les combats illégaux de « mouringué » font leur retour

La pratique venue des Comores et de Mayotte est interdite mais rassemble des centaines de personnes tous les soirs.
Capture d'écran.
Capture d'écran.

C’est une nouvelle tradition dont semblent s’imprégner certaines villes françaises. 

Cette année encore, le « mouringué » a fait son retour, à Rennes, comme le montre une vidéo relayée par le très suivi compte X de Rafael Sereti

Sous le vaste complexe du centre culturel du Triangle, dans le sud de la ville, plusieurs centaines de personnes issues de la communauté mahoraise se sont réunies – ces derniers jours, semble-t-il – pour participer ou assister à ces combats traditionnels pratiqués à mains nues lors de la période du ramadan, à Mayotte ou dans les Comores.

Une pratique interdite...

À la nuit tombée, torses nus ou en tee-shirts, les participants s’élancent au centre d’un ring improvisé, délimité par une foule dense et bruyante. 

Les coups, parfois violents, pleuvent sans autre règle que l’interdiction des coups de pied, au son continu des tam-tams et des cris des spectateurs qui rythment les affrontements.

 Une pratique présentée comme festive mais dont l’absence d’encadrement fait régulièrement dégénérer les rassemblements.

 

À tel point que cette tradition est aujourd’hui interdite dans plusieurs communes de Mayotte et de La Réunion, les autorités pointant des débordements fréquents et des risques pour la sécurité publique. 

Pourtant, à Rennes comme dans d’autres villes bretonnes, ces rassemblements ont pu se tenir à plusieurs reprises, au moins depuis 2024, toujours en période de ramadan, comme en témoigne la presse locale.

 

À Brest, la répétition de mouringués avait conduit à l’interpellation d’un organisateur en mars 2024, poussant la préfecture du Finistère à interdire ces rassemblements ainsi que l’usage d’instruments à percussion ou de musiques amplifiées durant le week-end de Pâques, indiquait alors La Dépêche.... bravée et communiquée sur les réseaux sociaux

 

Mais sur TikTok ou Snapchat, de nombreuses vidéos circulent, datant tantôt de 2024, tantôt de 2025 ou même de cette année, où l’on voit des combats de mouringué organisés dans différentes villes. 

À Besançon, les rassemblements ont lieu dans le quartier de Planoise, sous un chapiteau. 

À Marseille, c’est au parc de Font Obscure que des réunions de « boxe traditionnelle » sont annoncées tous les vendredis et samedis à 21 h 30.

 

Dans les commentaires sous ces vidéos, l’interdit qui pèse sur la pratique ne semble pas davantage inquiéter les internautes, qui cherchent les prochains rendez-vous autour de chez eux. 

« Y en a à Toulouse ? Oui à Sesquières !!! c’est le feu là-bas », peut-on lire. 

 

À Rennes, « c’est quand, le prochain ? Tous les vendredis et samedis au Triangle. » 

Depuis au moins deux ans sur les réseaux sociaux, Nîmes, Le Mans, Toulouse, Marseille sont mentionnés pour être des lieux de retrouvailles autour de combats de mouringué. 

 

À Rennes, en 2025, une vidéo montre même deux très jeunes enfants d’environ deux ou trois ans placés au milieu du ring, à qui l’on explique qu’ils doivent se battre, sans résultat et sous l’hilarité de la foule.

 

Selon ActuChrono, la pratique serait aujourd’hui tolérée à Rennes, les autorités n’intervenant pas lors de ces rassemblements. 

 

Contactées, la mairie et la préfecture n’avaient, à l’heure où nous écrivons ces lignes, pas donné suite à nos sollicitations.

 Picture of Alienor de Pompignan

Alienor de Pompignan
Journaliste
 
ET AUSSI
 

Derrière les « spécialistes de l’extrême droite », de purs militants de gauche

Enquête sur ces « experts » de plateaux télé qui s’avèrent être tout sauf politiquement neutres.
© Capture écran - France 5
© Capture écran - France 5

La séquence a largement tourné dans les réseaux de droite.

 Lundi 23 février, le journaliste du Figaro Paul Sugy était invité sur le plateau de l’émission C ce soir, animée par Karim Rissouli.

 Il y a notamment fait face à une certaine Isabelle Sommier, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dont « l’étude » sur les meurtres attribués à la droite radicale a fait le tour, ces derniers temps, de tous les médias mainstream. 

 

 « Le chiffre sur l’extrême droite responsable de 90 % des meurtres politiques est bidon, a rectifié le journaliste conservateur. 

 Il repose sur une méthodologie asymétrique qui impute à l’extrême droite tous les actes commis par des individus isolés pour peu qu’ils soient racistes ».

 

Après plusieurs jours de battage médiatique, il était temps, en effet, que les biais de ladite étude soient enfin dénoncés.

 La fameuse « chercheuse » n’a d’ailleurs pas été en mesure de nier l’évidence et s’est réfugiée en désespoir de cause derrière son statut universitaire, croyant sans doute que celui-ci était un gage d’intelligence.

 

 Mais un autre élément de poids aurait pu être apporté au débat : il se trouve en effet que celle que France 5 nous présente pudiquement comme une « sociologue » s’avère être une femme très engagée politiquement qui, en 2023, participait aux universités d'été de la France insoumise au côté de… la Jeune garde

Tiens, tiens.

Sur le même plateau, France 5 a également été convié un autre sociologue dénommé Ugo Palheta

Ce grand expert est fréquemment convié par l’audiovisuel public à disserter sur la montée du « néofascisme » en France.

 Entre autres vérités révélées, il affirme que « l’idée d’une incompatibilité des cultures » relève d’un discours « raciste », délictuel donc. 

M. Palheta est qualifié d’« auteur », de « maître de conférences », mais jamais de militant d’extrême gauche. 

C’est dommage.

 Une simple recherche sur Google nous apprend que notre homme a participé en octobre 2023 à un colloque intitulé « L’extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre », organisé par l’institut La Boétie, plateforme affiliée à LFI. Il anime par ailleurs un podcast dans lequel il a notamment invité l’antifa Raphaël Arnault, cofondateur de la milice violente Jeune garde.

 

Même arnaque avec Thierry Vincent, qualifié sur LCI de « spécialiste des radicalités politiques »

L’émission dite de fact-checking l’avait convié à deviser du traitement sur les réseaux sociaux du lynchage de Quentin Deranque, tout en oubliant de préciser qu’il avait participé en 2022 à des conférences de la Jeune Garde, mise en cause dans le meurtre en question. 

Oups !

Des militants maquillés en « experts »

Les exemples du même genre se ramassent à la pelle. 

Il suffit de quelques clics pour démasquer des militants qu’on nous avait précédemment présentés comme des sommités universitaires parfaitement neutres. 

Prenez Johann Chapoutot, l'historien et « spécialiste du nazisme » préféré de Radio France. 

Pourquoi les médias publics cachent-ils que cet homme est proche des sphères LFIstes 

Ses propos dignes de discussions de comptoir auraient dû le discréditer il y a déjà fort longtemps.  

« C'est très facile d'être de droite : c'est une logique de l'avachissement, de la facilité, de l'absence de réflexion et d'effort », a-t-il ainsi lancé, dans un entretien qui a récemment refait surface sur les réseaux sociaux. 

Et dire que certains le présentent comme un intellectuel de premier rang…

Voyez Christophe Cotteret, réalisateur du documentaire White Power : au coeur de l'extrême droite, diffusé sur Public Sénat en janvier dernier. 

Sur ses réseaux, il se réjouit ouvertement de l'élection de Zohran Mamdani à New York et prend la défense de Francesca Albanese, chercheuse dont les accusations d'antisémitisme sont si lourdes que la France demande sa démission de son poste à l’ONU

 

En août 2025, il avait participé à une conférence organisée sur l’extrême droite, en compagnie de Raquel Garrido, Marine Tondelier, Laurence de Cock, et appelait au rassemblement de la gauche. 

 « Ce samedi tou.te.s à Châteaudun pour une rentrée unitaire (et d'unité on va en avoir besoin...) », écrivait-il sans complexe.

 

Autres exemples : Nicolas Lebourg, « spécialiste de l’extrême droite » et réputé proche d’un think tank socialiste ; Erwan Lecoeur, lui aussi « spécialiste de l'extrême-droite » et soutien d’EELV à Grenoble ; Sylvain Boulouque, « historien des radicalités politiques » et surtout proche de l’extrême gauche.

Rappelons une évidence : tous ces gens ont parfaitement le droit d’être politisés, biaisés, ou d’avoir un passé de militant derrière eux.

 En revanche, les médias qui leur donnent la parole ont le devoir de rendre ces engagements publics. Les cacher revient à manipuler l’opinion et à mentir par omission.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/ 



 

 

 

 

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