jeudi 26 février 2026

L' ÉCRIVAIN MICHEL HOUELLEBECQ ! L' ANTICONFORMISTE À SUCCÈS !

 REVUE DE PRESSE !

[PEOPLE] 

 

70 printemps pour Houellebecq, écrivain et… lanceur d’alerte

Cassandre, prophète de malheur, provocateur ou chef de fil des néo-réac' : son anticonformisme n'a pas pris une ride.
Houellebecq AFP ne pas réutiliser
French writer Michel Houellebecq looks on during an exhibition and signing of the comic book adaptation of his book "La carte et le territoire" translating into "The map and the territory" drawn by architect and draughtsman Louis Paillard, at the Romeo Paprocki gallery in Paris on June 30, 2023. (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Jeudi 26 février, Michel Houellebecq fêtera ses 70 ans.

 Né à La Réunion, l’écrivain français est connu non seulement pour son ton cru et sa franchise sans conformisme mais aussi pour avoir été un des premiers à se voir appelé « néo-réactionnaire », un des « éclaireurs » du « backlash idéologique », même, selon Daniel Lindenberg, dans Le Rappel à l’ordre.

 Enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil, 2002).

 Qu’on l’apprécie ou non, Michel Houellebecq ne laisse pas indifférent : L’Express le qualifie même de « plus controversé de nos écrivains ».

« Un petit frisson de liberté »

70 ou 68 ans ? 

Selon son biographe qu’interrogeait l’article de L’Express en 2005, même sa date de naissance est sujette à débat et à controverse : « J'ai alors découvert deux choses étonnantes : dans toutes ses biographies officielles, voire dans des documents judiciaires, Michel Houellebecq s'est rajeuni de deux ans. 

Il n'est pas né en 1958, comme il le prétend, mais en 1956. 

Plutôt qu'une coquetterie, j'y vois une volonté constante de brouiller les pistes », explique ainsi Denis Demonpion.

 Il faut bien avouer qu’étiqueter ou classer Michel Houellebecq est bien difficile.

 Quand Alain Finkielkraut lui demandait, dans son émission Répliques, en 2010, quel « rôle social » il se donnait, l’écrivain lui répondait simplement : « Mon utilité sociale… Je pense que là, je donne à notre époque un petit frisson de liberté. 

Quand même, on a un petit besoin de liberté qui est persistant et je suis là pour ça, en fait, je fournis à la société son petit frisson de liberté.

C’est à ça que je sers dans la réalisation de la chose. »

 

L'anticonformiste à succès

Le moins que l’on puisse dire est que Michel Houellebecq ne s’est jamais soumis aux diktats de ses pairs, à la bien-pensance qui garantit le succès, au lissage conformiste du style et des idées. 

 Annie Ernaux se félicitait, d’ailleurs, de lui avoir ravi le prix Nobel de littérature en 2022, se trouvant autrement plus méritante que son concurrent aux « […] idées totalement réactionnaires, antiféministes, c’est rien de le dire ! » 

 Parce que force est de reconnaître à l’écrivain un véritable talent littéraire qui ne tient pas qu’à sa subversion : d’ailleurs, le prix Goncourt qu’il a remporté pour son livre La Carte et le Territoire avait définitivement consacré l’auteur en 2010. 

 

Son ton trash, ses récits glauques et ses vulgarités lui ont garanti, pendant un certain temps, une aura même à gauche : provocateur ou visionnaire, Michel Houellebecq clive peut-être autant qu’il rassemble.

Un requiem ?

Et ce ne sont pas ses 70 printemps qui arrêteront l’écrivain, le poète, puisque le 6 mars, Michel Houellebecq sortira un album, Souvenez-vous de l’homme : douze poèmes, explique BFM, qu’il déclame sur des musiques de Frédéric Lo et qui évoquent « des futurs tragiques », une « possible guerre civile » ou encore le transhumanisme. Le 4 mars, c’est un recueil de poésies qui paraîtra chez Flammarion : Combat toujours perdant. Le Figaro, qui en a partagé une recension, raconte que « tout y respire l’effondrement de la société et de ses valeurs, la menace, la guerre, la désillusion généralisée et l’illusion du bonheur, l’attente de la mort et l’impossible rédemption ». En lisant dans cet article quelques extraits, le lecteur ne s’y trompera pas : c’est bien du Houellebecq, et le journal se demande même s’il ne faut pas y voir un « chant du cygne d’un homme qui se voit vieillir, sous forme d’un requiem sans chœur ni orchestre ».

Son dernier combat

Ou alors, faut-il y voir un homme qui avec son talent parvient encore une fois à alerter sur le danger d’une culture de mort qui s’installerait encore plus avec la légalisation de l’euthanasie ? 

Michel Houellebecq, qui participait le 18 février à l’échange organisé par les Éligibles et leurs Aidants (voir l'article d'Aliénor de Pompignan), ironisait : « Empoisonner quelqu'un, on sait le faire depuis longtemps. 

Éviter qu'il souffre, c'est plus sophistiqué. » 

Avec le ton sarcastique que ses lecteurs lui connaissent, Michel Houellebecq se faisait encore lanceur d'alerte.

 

 Reste à savoir si l'« éclaireur », le provocateur ou le visionnaire sera entendu par l’Assemblée nationale qui débat du texte de loi et devrait le voter ce mercredi.

 

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Victoire Riquetti
Journaliste
 

 ET AUSSI

 

[EXCLU BV] La BRAV-M interpelle des Veilleurs opposés à l’euthanasie devant l’Assemblée

Une banderole sur laquelle figurait une citation de Charles Péguy a aussi été saisie.
©jeanBexon
©jeanBexon

Une « Veillée spontanée » pour les participants, une « manifestation non déclarée » pour la préfecture : environ 50 opposants à l'euthanasie se sont rassemblés et assis avec des bougies devant l'Assemblée nationale, ce mardi soir, dans le cadre des discussions sur le projet de loi fin de vie.

Vingt policiers de la BRAV-M (brigade de répression de l'action violente motorisée) ont été dépêchés sur place pour dissoudre le rassemblement après les trois sommations des autorités. Une autre vingtaine de policiers (police nationale) étaient présents.

Une retraitée participant au rassemblement dénonce, auprès de BV, des moyens publics disproportionnés : « C'était une veillée calme où l'on lisait et chantait, nous n'entravions pas la circulation. » Des textes comme « Que dire à un jeune de vingt ans », d'Hélie Denoix de Saint Marc, ont notamment été lus. Une autre veilleuse juge « lunaire » le dispositif policier déployé : « Les forces de l'ordre étaient plus nombreuses que les manifestants eux-mêmes. »

De son côté, le commissaire a estimé devant Axel Rokvam, fondateur du mouvement des Veilleurs, que la manifestation aurait pu être déclarée préalablement sur la place Édouard-Herriot. Au moins huit personnes ont été embarquées dans le panier à salade pour être placées en garde à vue. La BRAV-M a aussi saisi une banderole sur laquelle figurait une citation de Charles Péguy.

 



 

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Jean Bexon
Journaliste
Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/exclu-bv-la-brav 



 

 

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