jeudi 26 février 2026

AU RN , DES PURGES PRÉVENTIVES , TRAHISON POLITIQUE ET SOUMMISSION IDÉOLOGIQUE !

 TRIBUNE LIBRE !

Rassemblement national (RN) : Purge préventive, 

trahison politique et soumission idéologique 

à la gauche

Il y a des moments où le masque tombe. 

Où l’on cesse de parler de stratégie pour appeler les choses par leur nom : une capitulation.

La dernière scène en date d’une longue série  ? 

Une députée du RN, Lisette Pollet, qui se sépare précipitamment de son collaborateur parlementaire après deux articles de la presse mainstream et militante de gauche

Deux papiers. 

Deux injonctions morales venues d’en face.

 Et voilà qu’on coupe des têtes pour prouver sa respectabilité.

Qu’on coupe la tête d’un homme qui vient de perdre, la semaine dernière, l’un de ses meilleurs amis assassinés par les antifas. 

Double peine, infligée par ceux qui prétendent pourtant incarner le camp national. 

Au nom d’un engagement politique passé (pas d’une condamnation judiciaire et personnelle infamante) et de tweets anonymes. 

Extrémiste dans les paroles, certes.  Mais passé. 

(Faut il éliminer de la surface de la terre, et tuer socialement et économiquement, tous ceux qui ont eu un engagement y compris extrême dans leur jeunesse ?).

 Le timing interroge par ailleurs.

 

Se justifier, c’est déjà s’excuser.

 Mais cet exemple n’est qu’un parmi une longue liste de « purges » effectuées depuis des années maintenant, par peur des réactions du système.

Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon et les siens font bloc. 

Coûte que coûte et toute la journée. 

Qu’il s’agisse d’un dérapage, d’une provocation ou d’un soutien douteux, la consigne est simple : on tient la ligne.

 On protège les siens. On avance groupés.

 

Au RN ? On purge. On s’excuse. On se désolidarise. On supplie presque. 

On annonce des dissolutions à droite et à gauche en cas d’élection.

Le contraste est saisissant.

Lorsque Jordan Bardella intime à ses élus de ne pas se rendre à la marche d’hommage à Quentin Deranque, il ne s’agit pas seulement d’éviter des affrontements. 

Il s’agit d’envoyer un message.

 

À qui ? Aux éditorialistes, aux ministères, aux salons parisiens. 

Regardez-nous : nous sommes raisonnables.

 Nous sommes fréquentables. 

Nous savons nous séparer des nôtres (oui les nôtres, car il ne faut pas oublier qu’il y a des réseaux, des amitiés, des copinages, mais sous la table bien entendu). 

Nous sommes gentils. 

Nous n’avons surtout rien à voir avec ceux qui luttent contre l’immigration (et qui paient souvent le prix de leur engagement), c’est à dire pourtant notre fond de commerce électoral.

Car ne nous y trompons pas.

 Derrière les mots policés sur « la cohérence de la ligne », il y a une réalité plus crue : la peur panique d’être assimilé à l’ultradroite.

 La volonté obsessionnelle de se distinguer de tout ce qui dépasse.

 La dédiabolisation poussée jusqu’à l’autocastration.

Dissolution annoncée de groupuscules avant même d’être au pouvoir.

 Purges internes régulières. 

Mise à distance de ceux qui, pendant des années, ont tenu le terrain culturel, militant, médiatique, souvent seuls, souvent diffamés, parfois poursuivis.

 

Tous ceux qui ont diffusé, avant le RN, les thèmes aujourd’hui repris dans ses discours : identité, immigration, insécurité, souveraineté. 

On les a utilisés. On les a ringardisés. On les jette.

 On les purge alors même que sans eux, les députés, conseillers régionaux, départementaux, ne mangeraient pas leur gamelle mensuelle. 

Sans l’agit-prop de ces dernières décennies, sans le combat médiatique alternatif, pour lever le voile sur les compromissions du système, les députés RN ne seraient pas aussi nombreux à l’Assemblée nationale, et Jordan Bardella ne serait pas en mesure d’être président de la République.

Et tout cela pour quoi ? Pour atteindre les fameux 50 % à la présidentielle. 

Pour rassurer « le centre ». 

Pour apparaître comme le RPR des années 1990, version toilettée, cravate droite et langage aseptisé ?

 Pour finir comme Chirac en 2002, leader de la lutte antifasciste contre Jean-Marie Le Pen ? 

La boucle serait bouclée…

On nous promettait une table renversée.

 On obtient une chaise ajoutée à la table existante. 

Certains continuent d’y croire. Ils se disent que c’est une stratégie. 

Qu’une fois au pouvoir, l’ADN initial reviendra.

 Que la fermeté viendra après la victoire. 

Qu’il faut quand même voter pour eux, « parce qu’il n y a plus le choix ».

 Illusion totale.

Comment imaginer qu’un parti qui se recentre méthodiquement, qui écarte les plus déterminés, qui rompt avec ceux qui incarnent la radicalité de ses thèmes, pourrait soudain se « re-radicaliser » une fois au sommet ? 

 Une fois élu, il devra déjà affronter une moitié du pays hostile, des institutions méfiantes, des médias en embuscade, une haute administration rétive. 

Croyez-vous qu’il choisira ce moment-là pour durcir le ton ?

Non. Il gouvernera avec prudence.  Avec compromis.  Avec calcul.

 Il offrira des postes aux plus modérés, aux ralliés de la dernière heure.

 A ceux qui sont capables de s’étouffer chaque matin avec des couleuvres jusqu’aux tripes.

 Et ceux qui rêvent d’un sursaut découvriront qu’il n’y a plus personne pour l’incarner.

Le drame n’est pas seulement stratégique. Il est moral.

Un parti qui prétend incarner l’opposition nationale rejette ceux qui, parfois maladroitement, parfois excessivement, mais sincèrement, ont porté les mêmes thèmes dans la rue, dans les associations, dans les médias alternatifs.

 Au lieu de les intégrer, de les canaliser, de les former, il les traite comme des embarras.

Cette logique est suicidaire.

Car un mouvement politique n’est pas qu’une machine électorale. 

Il est aussi un écosystème. 

Une avant-garde intellectuelle.

 Une base militante. 

Une capacité d’occupation culturelle. 

En rompant avec cet écosystème, le RN se transforme en parti classique, dépendant des sondages et des plateaux télé.

Il croit gagner en respectabilité. Il perd en profondeur.

 

La vérité est brutale : ce pays glisse. 

Et sa principale force d’opposition institutionnelle choisit l’édulcoration plutôt que l’affirmation.

 Elle renonce à ceux qui ont préparé le terrain pour séduire ceux qui ne voteront jamais pour elle.

 On peut continuer à mettre des bulletins dans l’urne en espérant un réveil tardif. 

On peut se raconter que « c’est la seule option ».

 

Mais il faut au moins avoir le courage de regarder les choses en face : on ne reconquiert pas en s’excusant d’exister. 

 On ne change pas un régime en imitant ses codes. 

Et on ne bâtit pas une alternative en trahissant ceux qui ont tenu la ligne quand elle n’était pas rentable.

La dédiabolisation permanente finit toujours par produire une chose : la dilution..avant la trahison finale.

YV

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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