dimanche 30 août 2026

EN 1966 , LA FRANCE SOUVERAINE ÉTAIT AU SOMMET , EN 2026 ELLE EST EN PERDITION !

 


 

TRIBUNE LIBRE !

1966-2026 : La France liquidée, le crime inexpiable de nos dirigeants

J’ai le privilège de l’âge.

 J’ai connu cette époque heureuse des sixties, quand la France gaullienne n’avait peur de rien et faisait rêver le monde.

 

 En écrivant ces lignes, ce ne sont donc pas les regrets de ma jeunesse que j’exprime, mais j’essaie de rappeler les réalités d’une époque disparue que de dangereux illuminés se sont acharnés à détruire au nom de l’Europe fédérale. 

 

En 1966, la France souveraine était au sommet, en 2026 elle est en perdition. 

 L’âge d’or s’est brisé sur le virage idéologique de 1981 et le renoncement ultérieur de la droite à ses propres convictions a parachevé le naufrage.

Je ne pardonnerai jamais à ces misérables politiciens de troisième niveau d’avoir détruit notre nation millénaire et d’avoir sacrifié l’avenir des générations futures.

  Ce sont des nuisibles, des fossoyeurs de la nation, qui mériteraient d’être jugés pour leur crime inexpiable : avoir dilapidé l’héritage gaullien et s’être conduits en prédateurs de l’Etat.

 

En quelques années, le Général avait propulsé notre France martyrisée par la guerre au sommet de sa puissance économique, militaire et géopolitique. 

Tout cela n’est plus qu’un souvenir lointain d’une France heureuse, riche et admirée, que les jeunes générations ne connaîtront que par les souvenirs de leurs aînés et en partie par les travaux des historiens.

 

Le contraste entre la France des années 1960 et celle de 2026 illustre le passage d’une ère de souveraineté industrielle et d’expansion à une période de crises structurelles, d’endettement critique et de déclassement européen. 

 

Tableau comparatif : 1960 vs 2026

Indicateur clé La France des années 1960 La France en 2026
Croissance du PIB +5 % à +8 % par an (Pic historique en 1960) 0,5 % (Croissance atone)
Dette publique 20 % du PIB 118,5 % du PIB (Plus de 3 500 Mds €)
Chômage Plein emploi (< 2 % de la population active) 8,3 % (> 21 % chez les moins de 25 ans)
Place économique 4e puissance économique mondiale 7e puissance, devancée en Europe
Balance commerciale globale Structurellement excédentaire (La France vend plus de biens qu’elle n’en achète) Déficitaire chronique ( – 69,2 Mds €) (L’un des pires déficits de l’UE)
Poids de l’Industrie 35 % du PIB (Souveraineté industrielle) 10 % du PIB (Pays fortement désindustrialisé)
Budget de l’État Équilibré ou excédentaire Déficit chronique (~5 % du PIB)
Part de l’Agriculture dans le PIB 10 % du PIB 2,1 % du PIB
Population agricole active 25 % de la population active (Grande nation paysanne) 1,5 % de la population active (Crise de renouvellement)
Nombre d’exploitations 2,2 millions de fermes familiales 350 000 exploitations en métropole
Balance commerciale agricole Excédentaire et conquérante (Boom de la PAC) Proche du déficit historique (+0,2 Md €) (Dépendance aux importations)

 

 

Endettement 

En 1960, la dette est  stable à 20 % du PIB. 

L’État finance ses grands projets, nucléaire, aéronautique,  sans recourir à l’emprunt structurel. 

La dette est insignifiante et écrasée par la croissance. 

Notre souveraineté est totale.

En 2026, le pays accumule les déficits budgétaires depuis plus de 50 ans. 

Cette année, la seule charge des intérêts de la dette, 74 milliards d’euros, dépasse le budget des Armées, devenant le premier poste de dépenses de l’État. 

 

Puissance militaire et géopolitique 

En 1960, la France gaullienne affirme une indépendance totale.

 Elle développe sa propre force de frappe nucléaire, quitte le commandement intégré de l’OTAN en 1966 et s’impose comme la troisième puissance militaire du globe, capable de peser de manière totalement autonome face aux blocs américain et soviétique.

 

En 2026, notre armée squelettique tient plutôt du format échantillonnaire. 

Elle a subi les ravages des coupes budgétaires depuis 1991. 

Sans l’Otan, nous sommes incapables de mener une guerre de haute intensité plus de quelques jours. 

Macron fanfaronne, mais face aux Russes ce serait pire qu’en 1940.

 

Modèle social, Éducation et Services publics

1960-1970, c’est l’âge d’or de l’ascenseur social et le triomphe des grands services publics. 

Le système éducatif français est mondialement réputé pour son excellence. 

Les infrastructures, transports, hôpitaux, se modernisent à grande vitesse. 

Avec une croissance à la chinoise de 5 ou 6 % le niveau de vie monte en flèche, les ménages s’équipent, la voiture remplace le scooter, les vacances se généralisent.

 Confiance et moral sont au beau fixe.

En 2026, c’est le délabrement généralisé. 

Les services publics s’effondrent. 

Les déserts médicaux se multiplient, l’école devient une fabrique à illettrés. 

90 % des Français ont le sentiment de vivre un déclassement économique sans précédent.

 

Rang économique mondial

Si en 1960, la France n’était que 3e puissance mondiale derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, l’élan des Trente Glorieuses l’a propulsée au deuxième rang. 

 

 Portée par une croissance exceptionnelle et par les réformes de Charles de Gaulle, la France a conservé cette place jusqu’à ce que l’Allemagne et le Japon achèvent leur redressement d’après guerre. 

Mais un demi-siècle plus tard, notre pays glisse inexorablement vers le grand déclassement, ne survivant que par l’emprunt perpétuel qui la ronge tel un cancer incurable.

 

Géopolitique

Dans les années 1960, la France souveraine, forte de son indépendance stratégique et de son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, était la seule puissance nucléaire capable de jouer dans la cour des « très grands », en s’affirmant comme la nation charnière entre ces deux blocs titanesques, soviétique et américain. 

Le Général ne s’est guère gêné pour afficher cette liberté d’action et peser sur l’échiquier international.
 La reconnaissance de la Chine avant tout le monde ou notre rapprochement avec Moscou en pleine guerre froide ont fait grincer Washington.

 

Le bien-fondé d’un rapprochement avec Moscou

Contrairement aux Occidentaux totalement obtus, qui ont oublié que ce sont les Soviétiques qui nous ont débarrassés du nazisme et non pas les Etats-Unis arrivés en 1944 (80 % des armées hitlériennes ont été décimées dans les steppes russes), de Gaulle savait non seulement ce que nous devons aux Russes, mais aussi ce que pesait  l’URSS d’après guerre.

 

Dans les savants calculs de la Banque mondiale et du FMI, le bloc soviétique a toujours été écarté des statistiques économiques mondiales exprimées en dollars, pour la simple raison que l’URSS était considérée comme un immense trou noir derrière le rideau de fer.

 

 Grave erreur, car en ignorant  la puissance économique de ce géant géopolitique, l’Occident a eu pendant des décennies une vision erronée du monde. 

L’URSS, c’était une puissance considérable.

La Russie avait déjà le leadership technologique et spatial. 

 

C’est en 1957 que j’ai entendu à la radio le « bip,bip » de Spoutnik, le premier satellite mis sur orbite depuis le cosmodrome de Baïkonour. 

Et en 1961, Youri Gagarine devenait le premier homme de l’espace.

L’URSS était une puissance industrielle de premier ordre. 

Premier producteur mondial d’acier, de pétrole, de charbon et de ciment. 

 

La CIA chiffrait la production industrielle soviétique à 60 % du niveau américain, loin devant la France ou le Royaume-Uni. 

Quant à sa puissance militaire, elle reste aujourd’hui écrasante avec son industrie de l’armement et ses 6200 têtes nucléaires, soit autant que toutes les autres puissances atomiques réunies.

 Le Général savait bien évidemment tout cela, lui qui avait invité Nikita Khrouchtchev en 1960 et avait été invité en URSS en 1966. 

En pleine guerre froide c’était assez remarquable. 

 

Cela dit, le Général a toujours  su faire la différence entre le régime soviétique qu’il espérait temporaire et la Russie éternelle. 

S’il était encore de ce monde, aucune arme française, aucune munition n’aurait été fournie à Kiev pour tuer des Russes.

 Ce que fait Macron est une folie.

 

Effondrement agricole

Les années soixante ont marqué le triomphe de la modernisation agricole, faisant de la France le « grenier de l’Europe ».

  En 2026, écrasé par les normes administratives et environnementales intenables, menacé par une concurrence déloyale venue de tous côtés, le monde agricole est en train de s’effondrer avant de disparaître.

 On assiste à une hémorragie des vocations et les structures géantes mécanisées ont tué les fermes familiales d’antan. 

La France importe viandes, fruits, légumes parce qu’elle a perdu sa compétitivité. 

Largement excédentaire depuis des décennies, la balance commerciale agroalimentaire devient déficitaire. 

En cinquante ans, la France a donc perdu son industrie et sa souveraineté alimentaire.

 Deux piliers de notre puissance des années 1960.

La « Ferme France et l’Usine France » ont disparu, faisant de nous un simple pays de consommateurs qui ne produit plus ce qu’il achète. 

C’est un désastre absolu. 

Et inutile de clamer qu’il faut réindustrialiser. 

Notre social partagé avec toute la planète, nos normes démentielles et la concurrence déloyale sans fin ont tué notre compétitivité.

Aucune usine non subventionnée ne reviendra s’installer en France.

 Pour tous les secteurs économiques ayant délocalisé à l’étranger, c’est un aller sans retour. 

 

Cette immigration que réclament le patronat et qui nous plombe

Après l’arrivée de la gauche immigrationniste au pouvoir en 1981, une mécanique perpétuelle s’est installée dans le pays, ouvrant les vannes à une immigration de masse, de moins en moins européenne et de plus en plus sous-qualifiée, venue d’Afrique.

 Bien que la droite ait décrété en 1990 qu’il fallait fermer les frontières et que l’islam était incompatible avec nos lois, elle a aussitôt renié ses convictions et poursuivi la politique de gauche, à peine de retour aux affaires.

 

C’est ainsi que nous avons aujourd’hui sur notre sol plus de 11 millions d’immigrés extra-européens, dont beaucoup ne s’intègrent pas. 

Les immigrés de 1re génération sont 5,5 millions, ceux de 2e génération 4,5 millions et ceux de 3e génération plus d’1 million. 

Total 11 millions, soit 16 % de la population, ce qui est énorme. (INSEE et INED)

Or, nous avons l’immigration la moins qualifiée d’Europe, car elle est issue de nos anciennes colonies, dont le Sahel champion de l’analphabétisme. 

Et chacun sait qu’une immigration n’est une richesse pour le pays d’accueil que si l’immigré est qualifié et travaille. 

L’OID a donc calculé que si nos immigrés avaient le même taux d’emploi que les natifs et le même niveau moyen de qualification, notre PIB serait supérieur de 3,4 %, c’est-à-dire qu’il pèserait 100 milliards de plus, soit 3100 milliards. 

 

Quand on sait que notre croissance est nulle au T2, voilà qui fait réfléchir. 

Mais les immigrationnistes vous diront que tout cela est virtuel. 

Ajoutons que chaque année, ce sont 15 milliards que nos immigrés envoient dans leur pays. 

Un demi-point de PIB qui part en fumée au lieu de s’investir chez nous.

 

 

Conclusion : le jugement de l’Histoire

Le verdict des chiffres entre 1966 et 2026 est sans appel : il ne s’agit pas d’une crise passagère, mais d’un effondrement programmé. 

Face à ce désastre, une question hantera l’Histoire : comment des dirigeants, nourris au lait de la prospérité gaullienne, ont-ils pu saccager eux-mêmes, méthodiquement, l’avenir de leurs propres enfants ?

 Car l’Europe n’est pas la seule coupable. 

Le déclin a commencé dès 1981, bien avant l’UE et l’euro.

La réponse réside dans leur inaction coupable et leur impardonnable responsabilité collective.

 Par lâcheté, par calcul électoral ou par aveuglement idéologique, les politiciens de tous bords ont troqué la grandeur d’un État-stratège contre la gestion à la petite semaine d’un déclin qu’ils feignent de déplorer. En brisant le pacte intergénérationnel, ils ont commis le pire des crimes politiques : léguer des dettes, des ruines et de l’impuissance à ceux qui leur succèdent. 

 Ce grand renoncement transpartisan ne connaîtra aucune amnistie morale. 

 L’Histoire les jugera pour ce qu’ils sont : les architectes d’un désastre qu’aucune excuse ne pourra jamais expier. 

Ils ont tous masqué ce grand déclassement par l’emprunt perpétuel pour générer un niveau de vie artificiel, mais avec le coût annuel de cet endettement colossal, la fête est finie.

 Il va falloir payer au prix fort 40 années de lâchetés et de trahisons de tous ces nuisibles qui étaient censés défendre nos intérêts et nous protéger.

Par Jacques Guillemain.  

 

Source et Publication :   https://ripostelaique.com/1966-2026-la-france-liquidee-


 

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