TRIBUNE LIBRE
César 2026 : la jet-set morale du cinéma français
contre Bardot…
vivement le grand remplacement par l’IA
[L’Agora]
Il fallait oser.
Rendre hommage à Brigitte Bardot, monument du cinéma français, icône mondiale, visage d’une époque où le septième art faisait encore rêver, et réussir à transformer ce moment en procès idéologique de fin de banquet.
Des sifflets, des huées, un « Raciste ! » lancé par une bouffonne anonyme depuis les travées.
Voilà donc le niveau moral et intellectuel d’une cérémonie qui se prétend le sommet de la création française (subventionnée par vos impôts, c’est vous qui payez ces gens).
Lors de l’hommage rendu à la grande Brigitte Bardot pendant la #CérémonieDesCésars, elle a été copieusement huée, et le mot « raciste » a été scandé dans la salle.
Vous êtes lamentable, vous êtes à vomir. 😡 pic.twitter.com/pwy2rmrIHV
— 𝑪𝒂𝒕𝒐́𝒍𝒊𝒄𝒐 ♱🇻🇦 (@LeCatolico) February 26, 2026
La scène dit tout. Elle dit la petitesse d’un milieu qui n’aime le passé que lorsqu’il correspond à son catéchisme.
Elle dit l’incapacité chronique d’une profession à distinguer l’œuvre de l’orthodoxie politique.
Elle dit surtout le conformisme d’un entre-soi qui se rêve subversif alors qu’il n’est que répétitif.
Car enfin, que reproche-t-on à Bardot au moment où l’on salue sa carrière ?
D’avoir cessé d’être une image docile ? D’avoir exprimé des opinions déplaisantes ?
Depuis quand les César sont-ils devenus un tribunal révolutionnaire chargé d’épurer les morts ?
La vérité est plus simple : le cinéma français officiel ne supporte pas ce qui lui échappe.
Il adore les icônes tant qu’elles restent des affiches.
Il exècre celles qui pensent, parlent, dérangent.
Il préfère les causes approuvées par communiqué, les indignations calibrées, les engagements sponsorisés.
Black Lives matters, le racisme c’est mal, le réchauffement climatique ça fait peur, la faim dans le monde c’est pas bien.
Allez retournons prendre un rail de cocaïne dans les toilettes d’un hôtel de luxe.
On connaît la liturgie.
Les robes sur mesure, les discours larmoyants sur “l’ouverture”, les grandes tirades contre “les heures sombres”, les leçons adressées aux Français ordinaires depuis les salons feutrés et les hôtels cinq étoiles.
On s’indigne beaucoup, on vit confortablement, on distribue des bons et des mauvais points à un peuple prié d’applaudir.
Et pendant ce temps, les salles se vident.
Il faut peut-être l’admettre : ce cinéma subventionné, moralisateur, obsédé par la posture, n’incarne plus grand-chose sinon lui-même.
Il ne choque plus, il récite.
Il ne crée plus de mythes, il produit des dossiers de presse.
Alors oui, qu’ils continuent.
Qu’ils sifflent Bardot.
Qu’ils s’écharpent entre eux sur la pureté idéologique d’un hommage posthume.
Qu’ils s’auto-célèbrent dans une cérémonie toujours plus prévisible, toujours plus uniforme, toujours plus conforme.
Et pendant ce temps-là, l’histoire avance.
L’intelligence artificielle progresse.
Les outils de création deviennent accessibles.
Des jeunes sans budget, sans réseau, sans bénédiction académique, produisent déjà des courts-métrages bluffants depuis leur chambre.
Des acteurs numériques naissent, des univers se modélisent, des scénarios se co-écrivent entre humains et algorithmes.
Et si le grand remplacement du cinéma français venait de là ?
Non pas un complot, mais une évolution.
Non pas un effondrement, mais une substitution naturelle.
Remplacer les donneurs de leçons par des créateurs.
Remplacer les castings verrouillés par des avatars façonnés librement.
Remplacer les comités d’agrément par des communautés de spectateurs.
Des films conçus par des esprits libres, épaulés par l’IA.
Des acteurs générés par ordinateur, capables d’incarner mille visages sans traîner derrière eux la police des pensées.
Des scénarios audacieux, affranchis du regard inquiet des financeurs publics et des comités moraux.
Pourquoi pas ?
Au fond, le cinéma est né d’une révolution technique.
Il pourrait bien renaître d’une autre.
Et si les robots, les avatars, les créateurs sans subventions prenaient la place d’un système fatigué, ce ne serait peut-être pas une catastrophe culturelle.
Ce serait un renouvellement.
Les César 2026 ont offert un symbole : un milieu qui siffle l’une de ses plus grandes stars au nom de sa pureté idéologique.
Très bien.
Qu’il continue à se réduire à un club d’opinion.
Le public, lui, ira ailleurs.
Vers d’autres récits, d’autres visages, d’autres technologies.
Et le jour où les statues numériques, créées par de jeunes artistes assistés par l’IA, feront vibrer davantage que les discours compassés d’une élite autosatisfaite, il ne faudra pas s’étonner.
On n’a jamais remplacé le talent par la morale.
En revanche, on a souvent remplacé les systèmes devenus stériles par des inventions imprévues.
Vivement la suite.
YV
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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