dimanche 27 septembre 2026

LE PAPE EST ARRIVÉ À LOURDES ...........


              revue de presse !


À Lourdes, Léon XIV demande à Marie des dirigeants « sages et généreux » pour la France

Capture Youtube

Léon XIV est arrivé samedi 26 septembre à l’aéroport de Tarbes-Lourdes dans la soirée, après la messe célébrée place de la Concorde. 

Il s’est rendu presque aussitôt à la grotte des apparitions. 

C’est sa troisième visite du sanctuaire. 

La première remonte à ses 19 ans, lorsqu’il n’était encore qu’étudiant.

 La deuxième a eu lieu une dizaine d’années plus tard, une fois ordonné prêtre. 

Samedi soir, c’est le successeur de Pierre qui est entré dans le creux de Massabielle.

Le recueillement a précédé la parole.

 Le pape a prié en silence devant la statue de la Vierge, puis il est entré dans la grotte en passant la main sur la pierre noire et lissée, le geste de millions de pèlerins. 

Il a bu un verre d’eau de la source, celle que l’Église fait remonter aux apparitions de 1858. 

Il a déposé un cierge sur le grand chandelier qui brûle jour et nuit.

Avant de se retirer, il a laissé une rose d’or dans la grotte, comme il est d’usage lorsqu’un pape visite un sanctuaire marial. 

Il a passé la nuit au « chalet épiscopal », la résidence de l’évêque, où il prend aussi ses repas.

 

« Humble fille de France »

Léon XIV s’est adressé à « Notre-Dame de Lourdes, l’Immaculée Conception », « en ce lieu béni où tu as parlé, avec tant de douceur et de tendresse, à sainte Bernadette, humble fille de France ». 

Il a rappelé le message de 1858 : prière, conversion, espérance. 

Puis il a prié pour le pays dont Marie est la patronne, « entourée de ta protection » durant tant de siècles.

 

Deux demandes structurent le passage sur la France. 

La première concerne le peuple : « le don de la concorde fraternelle », une « société harmonieuse, bannissant toute violence et toute haine », où chacun puisse « travailler, fonder sa famille et accomplir sa vie jusqu’au bout dans la tranquillité et la sérénité », et où « les plus malheureux et les plus pauvres soient toujours soutenus ».

La seconde concerne ceux qui gouvernent.

 La formule, lue au creux de la grotte, est celle-ci : « Obtiens pour la France des dirigeants sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes, capables d’affronter les défis et voulant servir le bien commun. »

 Le pape a ajouté qu’ils gardent le pays « en paix dans le concert des nations », fassent entendre sa voix pour « la défense des droits humains fondamentaux » et pour « la paix dans le monde », « rejetant à jamais les logiques de guerre ».

Dans l’Église, prier pour les responsables d’un pays n’a rien d’inédit : cela se fait chaque dimanche, à la prière universelle.

 Le texte de samedi soir va toutefois plus loin qu’une intention générale. 

Il décrit un type d’homme d’État — sage, généreux, prêt à se sacrifier, tourné vers le bien commun — sans nommer personne, et sans viser une échéance.

 Le livret était bouclé avant l’arrivée du pape.

 La coïncidence avec une année pré-présidentielle n’est pas commentée par le Vatican. 

Elle n’a pas besoin de l’être pour être entendue.

 

Familles, vocations, malades

Après la France et ses gouvernants, Léon XIV a confié à Marie « le Peuple de Dieu qui chemine en ce pays ».

 Il a demandé que soit renouvelée « la foi et la ferveur des familles chrétiennes », qu’elles vivent « de la présence de Jésus » dans leurs difficultés, qu’elles soient « généreusement ouvertes à la vie », et que Dieu y suscite des vocations, « notamment sacerdotales et religieuses ».

 Il a prié pour que l’Église de France indique « surtout aux plus jeunes » la voie de l’Évangile, afin d’édifier « la société juste et fraternelle à laquelle ils aspirent ».

Il a terminé par les intentions « les plus pressantes » : les malades et les souffrants, ceux qui les accompagnent, « venus puiser la force et la guérison », les proches, les défunts. 

Dernière phrase : « Retire, nous t’en prions, tous les obstacles qui nous séparent encore de ton Fils bien-aimé, et fais qu’Il règne en tous les cœurs. »

Le programme d’aujourd’hui dimanche

Ce matin, Léon XIV doit rencontrer les évêques de France en séance de travail. 

Le discours prévu devrait aborder de front la loi sur la fin de vie. 

Il célébrera ensuite une messe en plein air, devant 150 000 fidèles annoncés, où le même sujet pourrait revenir.

L’après-midi, il rencontrera les personnels hospitaliers du sanctuaire, puis se rendra au carmel de Lourdes pour prier avec les contemplatives. 

Avant la veillée mariale aux flambeaux, un entretien est prévu avec une délégation de sept victimes d’abus sexuels. 

Lundi matin, le pape quitte Lourdes pour Metz, dernière étape française.

 Il est attendu lundi soir à Rome.

Un détail d’organisation accompagne la visite : les mosaïques de Marko Rupnik à la basilique du Rosaire ont été occultées pour l’arrivée du pape.

 Le sanctuaire avait déjà pris ses distances avec cet artiste, visé par des accusations d’abus.

 Le geste, discret, dit que Lourdes ne reçoit pas le successeur de Pierre dans l’état ordinaire de ses murs.

 

 Source :   https://lejdf.fr/a-lourdes-leon-xiv

 


 

                            ET AUSSI

 

      

« Plus que Dieu désormais ! » de Philippe Arnon : Une anatomie sans concession de la crise civilisationnelle

DR

Dans un ouvrage d’une grande densité intellectuelle, Philippe Arnon dresse le diagnostic d’une civilisation occidentale en décomposition et plaide pour une métanoïa spirituelle.

 

Préfacé par Guillaume de Thieulloy, l’ouvrage de Philippe Arnon appartient à cette catégorie d’essais qui bousculent les certitudes convenues pour affronter la réalité de notre effondrement civilisationnel. 

L’auteur pose un constat central : la crise contemporaine n’est ni un simple dérèglement politique ni une difficulté économique passagère, mais la manifestation d’un mal spirituel profond qui touche à l’âme de l’homme occidental.

Pour étayer sa thèse, l’ouvrage remonte au Moyen Âge, décrit comme la seule période historique où les hommes ont été unis par une « extase spirituelle collective ».

 Cette période se caractérisait par une convergence des esprits vers le transcendant. 

 

L’auteur en rappelle les manifestations historiques majeures :

  • L’élan populaire des croisades, incarné par le cri rassembleur « Dieu le veut ! » lors du prêche d’Urbain II en 1095.
  • L’édification des cathédrales, où l’art et l’architecture – à l’image des recherches de l’abbé Suger sur la lumière divine – exprimaient l’humilité et la ferveur des bâtisseurs anonymes.
  • L’épopée de Jeanne d’Arc, perçue comme l’illustration d’une intervention divine au service du salut de la Nation.

 

L’essai retrace ensuite le processus de dissolution de cette unité. Philippe Arnon pointe les faiblesses institutionnelles et la corruption de la hiérarchie ecclésiastique, la rupture de la Réforme protestante en 1520, puis le glissement anthropocentrique opéré par l’humanisme de la Renaissance.

 Ce repli de l’homme sur lui-même s’est poursuivi avec le rationalisme cartésien (Cogito ergo sum), la déchristianisation à marche forcée sous la Révolution française, les lois de sécularisation de 1905, ainsi que la montée du positivisme d’Auguste Comte et du libéralisme consumériste.

Arnon démontre clairement à quel point l’expulsion progressive de Dieu du champ social a laissé un vide existentiel immense que la modernité a rempli par un ensemble de dérives.

 L’essai recense minutieusement les symptômes de cette crise, de l’augmentation de la violence urbaine jusqu’à l’effondrement démographique.

Mais Philippe Arnon ne s’arrête pas au constat – et c’est l’une des forces de cet ouvrage -, il esquisse un programme de redressement structuré baptisé le « Grand Déblaiement ». 

 

Ce projet s’articule autour de trois piliers principaux :

  1. La désislamisation et la préservation identitaire, appuyées sur l’interdiction de l’islam en tant que système politique et l’exécution stricte des mesures d’éloignement du territoire national.
  2. Le ressaisissement moral et institutionnel, passant par la restauration de l’autorité parentale, la réforme de la magistrature et l’abandon des lois sociétales jugées déconstructrices.
  3. Une refonte économique, visant à éradiquer la spéculation financière du capitalisme en transformant les entreprises en coopératives gérées directement par leurs salariés – c’est peut être sur ce point que l’ouvrage troublera les lecteurs de droite.

Concluant qu’un simple programme politique ne saurait suffire à enrayer la chute, l’auteur achève son ouvrage sur un appel vibrant au réveil spirituel. 

Selon Philippe Arnon, seule une prise de conscience collective, soutenue par le renouveau de la prière et la redécouverte de la beauté transcendantale, permettra à la France d’accomplir un miracle et de retrouver son identité profonde.

Par la radicalité de ses analyses et la rigueur de sa perspective historique, 

Plus que Dieu désormais ! s’impose comme une contribution majeure au débat sur le destin de la civilisation occidentale. 

 

Un livre exigeant et salutaire qui réinterroge avec force la place du sacré au cœur de la cité.

 

Cliquez ICI pour recevoir le livre de Philippe Arnon.



 

 

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