mercredi 30 septembre 2026

A PEINE ÉLUE SÉNATRICE , EDWIGE DIAZ BOUSCULÉE PAR UNE ESCROLOGISTE ......

 REVUE E PRESSE !

Bousculade à Bordeaux : quand la résistance au RN passe aux actes

L’élue EELV Marie-Claude Noël a violemment bousculé la nouvelle sénatrice RN fraîchement élue Edwige Diaz.
Capture d'écran LCP Assemblée nationale.
Capture d'écran LCP Assemblée nationale.

La scène ne dure que quelques secondes. 

 

Dimanche soir, à la préfecture de Gironde, Edwige Diaz vient d’être élue sénatrice lorsqu’elle est fortement bousculée par Marie-Claude Noël. 

La scène est filmée.

 La nouvelle sénatrice RN a porté plainte.

Le face-à-face n’oppose pas deux anonymes.

 Edwige Diaz, députée RN de Gironde depuis 2022, devient la première sénatrice RN du département.

 Elle doit aussi prendre la présidence du nouveau groupe RN-UDR au Sénat. Marie-Claude Noël, ancienne élue EELV de Bordeaux, a été vice-présidente de Bordeaux Métropole, notamment chargée de la stratégie urbaine et du PLU. 

Quelques secondes de vidéo, donc. 

Mais elles arrivent au beau milieu d’un débat qui dure depuis des mois : que faire si le RN gagne ?

 

Quand la résistance devient un mot d’ordre

Marine Tondelier a donné le ton cet été. Interrogée sur une victoire du RN en 2027, la patronne des Écologistes s’est dite favorable à des actes de désobéissance et a expliqué qu’elle pourrait elle-même y participer.

 Elle a aussi affirmé qu’une victoire du RN ne serait « pas une alternance comme les autres ». 

Chez LFI, Mathilde Panot promet que son mouvement « résistera de toutes les manières qu’il faut » en cas de victoire de Marine Le Pen.

 Manuel Bompard espère, lui, des « mobilisations populaires puissantes ». 

Puis le vocabulaire monte encore d’un cran. En mai, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, appelait à une « insurrection populaire » en cas de victoire du RN.

 

Résistance. Désobéissance. Mobilisation. Insurrection.

Ce ne sont pas de simples synonymes. 

Et à force de présenter la victoire électorale du RN comme une situation exceptionnelle appelant une réaction exceptionnelle, il faut bien se demander où cette logique peut mener

. Le RN gagne, le discours devient concret Car le RN gagne, désormais.

 À Bordeaux, Edwige Diaz vient d’obtenir un mandat de sénatrice. 

Elle n’est plus une candidate que l’on cherche à battre. 

Elle est l’élue que le scrutin vient de désigner.

Même scénario, quelques mois plus tôt, à Billy-Montigny. Yanis Gaudillat y remporte la mairie avec 57,92 % des voix.

 Lors de la proclamation des résultats, des tensions éclatent entre ses soutiens et des opposants communistes.

 Le nouveau maire RN doit être escorté par les forces de l’ordre. 

Deux scrutins, deux villes, deux épisodes différents.

 Mais un même décor : le RN gagne et, une fois le résultat acquis, la confrontation continue.

Il serait artificiel de prétendre que les déclarations de Tondelier, Panot ou Bagayoko ont provoqué ces incidents.

 Mais il serait tout aussi naïf de croire que les mots n’ont aucune conséquence sur le climat politique.

Des mots aux gestes

Le problème n’est évidemment pas qu’une opposition combatte le RN. C’est son droit. 

Elle peut manifester, faire grève, dénoncer ses décisions et préparer l’alternance.

 Le problème commence lorsque l’on explique par avance que la victoire de l’adversaire appellera la résistance, la désobéissance ou l’insurrection.

 À Bordeaux, le débat politique a fini par prendre une forme physique.

 Une ancienne élue écologiste bouscule une nouvelle sénatrice RN, au soir même de son élection.

Ce geste ne résume évidemment pas toute la gauche.

 Mais il donne une image concrète à une question devenue impossible à esquiver : que se passe-t-il lorsque les mots de la résistance rencontrent un RN qui gagne réellement?

 

Et demain, si le RN gagne l’Élysée ?

À Bordeaux, les urnes venaient à peine de parler que les corps se sont chargés de poursuivre le débat. 

Une bousculade reste une bousculade. 

Mais lorsque des responsables politiques parlent de résistance, de désobéissance et vont jusqu’à évoquer l’insurrection, il faut regarder ce qui se passe lorsque ces mots sortent des studios et des meetings

. Le Rassemblement national a gagné des mairies. 

Il vient d’entrer davantage au Sénat. Il pourrait, demain, gagner davantage, encore.

La question n’est donc plus seulement de savoir ce que certains veulent dire lorsqu’ils appellent à résister. 

Elle est de savoir jusqu’où cette résistance pourrait aller lorsque les urnes auront rendu leur verdict.

 

  Picture of Yann Montero

Par Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

 Source et Publication :  https://www.bvoltaire.fr/bousculade-a-bordeaux-q

 

Jmlb

J' ai bien connu les Anciens DPS de Bordeaux !  

Je peut vous affirmer que Marie-Claude NOÊL aurait valsée dans la seconde !   

 Mais ça c' était avant !

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