mercredi 4 novembre 2026

BLOCUS : À MARSEILLEVEYERELES PARENTS DE COLLÉGIENS ONT DÉCIDÉ DE SE REBELLER.......

C' est d' actualité ! 

À Marseille, des parents se mobilisent et brisent un blocus lycéen

Après plus de trois semaines sans cours, les inquiétudes ont laissé place à l’action.
Marseille, le 3 novembre 2026. @ Thibaud MORITZ / AFP.
Marseille, le 3 novembre 2026. @ Thibaud MORITZ / AFP.

Les manifestations lycéennes ont débuté fin septembre.

 Les vacances de la Toussaint sont passées par là, les émeutes aussi. Entre-temps, des rendez-vous avec le Premier ministre ont eu lieu, les revendications des manifestants ont été entendues et des mesures ont été prises. 

Tout ceci laissait à penser que la rentrée du lundi 2 novembre, pour cette deuxième période qui court jusqu'à Noël, allait se dérouler sous les meilleurs auspices. 

Fiers d'avoir obtenu gain de cause sur nombre de sujets, les élèves pouvaient enfiler leur cartable et reprendre, guillerets, le chemin de l'école. 

Cela a été le cas presque partout, puisque seulement 1 % des établissements scolaires du second degré étaient encore bloqués, ce jour-là. 

1 %, c'est peu, mais c'est encore trop.

À Marseille, la cité scolaire Marseilleveyre fait partie des quelques établissements dans lesquels il était impossible de pénétrer au retour des vacances.

 Une situation inadmissible pour certains élèves et parents d’élèves de cet établissement public du neuvième arrondissement réputé pour l'excellence de ses filières internationales et sportives.

 

Mobilisation contre mobilisation

Ils se sont mobilisés pour faire évoluer la situation. 

Des échanges sur les réseaux sociaux leur ont permis de s’organiser lundi et mardi : les adolescents désireux d’aller en classe se sont présentés devant les grilles de l'établissement accompagnés de leurs parents (une trentaine). 

Ensemble, ils ont fait face au blocus. 

Une mère d’élève raconte à BV : « Ce matin, le lycée a été ouvert, mais l'entrée a été un peu musclée. 

Il y avait pas mal de parents, ceux qui voulaient que leur enfant aille à l'école, mais aussi ceux qui soutiennent le blocus. 

Les élèves qui font le blocus filtraient à l'entrée. Les autres soit n'osaient pas s'avancer, soit escaladaient d'autres portails pour entrer. » 

L’intervention de la police a été nécessaire pour mettre fin à cette situation « très tendue ».

La mère de famille tient néanmoins à souligner qu'« il n’y a pas eu de violence physique ni d’un côté, ni de l’autre », mais que les parents venus faire entrer leur enfant « ont été agressés verbalement » et que certains lycéens « ont été traités de fachos parce qu’ils voulaient juste aller en cours ». 

Signe que le mouvement est politisé ? 

Devant le lycée Marseilleveyre, cette mère de lycéen n’a, en tout cas, vu aucun message ou slogan lié à l’éducation. 

Elle a, en revanche, entendu quelques « Free Palestine ».

 

Revendications et revendications

Pour autant, elle se fait fort de rappeler que ni les enfants voulant travailler ni leurs parents ne sont foncièrement contre la manifestation : « Nous sommes tous d'accord pour dire que l'éducation a besoin de moyens, qu'il y a des choses à améliorer, que c'est un système qui mérite vraiment un investissement et une refonte générale.

Il y a un certain nombre de revendications qui sont vraiment légitimes. 

Par contre, bloquer, interdire à des élèves d'accéder à leur établissement, ça, c'est interdit et c'est illégal. » 

 Cela n'a, aussi, que trop duré, surtout ici, où la continuité pédagogique a été anecdotique.

 

Pour beaucoup de parents, la coupe est pleine.

 Ils disent stop aux « intimidations », à la « stigmatisation ».

 Ils ont décidé de se rebeller, de se regrouper pour obtenir l’ouverture de l’établissement et ils y sont parvenus. 

À Marseilleveyre, ils ont montré que l’expression « l’union fait la force » n’est pas l'apanage des bloqueurs.

 

 Source et Publication : https://www.bvoltaire.fr/a-marseille-

 

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