mercredi 4 novembre 2026

LA NOUVELLE FRANCE ? TRAPPES L' ENCLAVE ISLAMISTE EN TERRE FRANÇAISE ! RECONQUISTA VITE !!!

 TRIBUNE LIBRE !

Florence Bergeaud-Blackler : « Après la tuerie raciste de Trappes, comment l’accusation d’islamophobie sert le projet frériste »

Rassemblement citoyen à Trappes, le 26 octobre dernier, en mémoire des victimes de l’attentat survenu trois jours avant.
 Pedro Nunes / REUTERS

Cette tribune remarquable, parue dans Le Figaro le 3 novembre, se suffit à elle-même. 

Inutile d’y ajouter un commentaire. Il s’agit simplement de la lire avec attention. 

On lira, en revanche, avec amusement la proclamation du Figaro, selon laquelle « la lutte contre le racisme est plus que légitime ». Nec plus ultra. 

 Qu’y a-t-il donc, au-delà du légitime ? Ce trop-plein de zèle dans le politiquement correct fait un peu pitié.—

 JSF

Florence Bergeaud-Blackler est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et présidente du Cerif (Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme).

 

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) se saisit de l’affaire le jour même. Il ouvre une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante : les faits auraient été commis en raison de l’appartenance, vraie ou supposée, des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. 

Le tireur, dont on apprend qu’il suit un traitement pour schizophrénie et qui est positif au cannabis et à la cocaïne, a préparé son passage à l’acte : il a tiré 128 munitions en huit lieux, sur un long périple de douze kilomètres, et piégé son appartement avec des bouteilles de gaz reliées à un minuteur.

La tuerie survient six jours après le 17 octobre, journée de mobilisation contre la «vie chère», qui a réuni plusieurs centaines de milliers de manifestants et dégénéré, dans plusieurs grandes villes, en pillages et en attaques d’une violence inédite contre des bâtiments publics et des commerces partout en France. 

Cette date, proposée par LFI, coïncidait en effet avec l’anniversaire de la répression de la manifestation organisée par le FLN à Paris en 1961, devenue dans la mémoire algérienne un symbole de la répression coloniale.

La chaîne qatarie AJ+ demandait si la police française s’était « débarrassée de ses méthodes racistes» soixante-cinq ans après. 

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris publiait une image titrée «Ici, on a noyé des Algériens ».

 

 Près de la Bastille, au milieu des magasins pillés, un tag proclamait : « 17 octobre 1961, ni oubli ni pardon ».

C’est alors que tout le monde avait ces images en tête que survient la tuerie de Trappes, la veille d’une nouvelle manifestation redoutée. 

Le soir même du 23 octobre, le président de la République se rend à Trappes et déclare que c’est « la première fois » qu’un acte terroriste planifié vise des Français « en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ». 

 

La phrase fait immédiatement réagir : elle semble oublier les nombreux crimes antisémites commis en France, de l’assassinat d’Ilan Halimi (2006) aux tueries de l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse (2012), de l’Hyper Cacher (2015) aux meurtres de Sarah Halimi (2017) et de Mireille Knoll (2018). 

Elle passe également sous silence les crimes antichrétiens, comme l’assassinat du père Jacques Hamel (2016) et l’attentat de la basilique de Nice (2020), les attentats de Paris (2015) ainsi que le meurtre anti-Blanc de Thomas Perotto à Crépol (2023).

Le 25 octobre, Assa Traoré, figure du comité Vérité pour Adama, proche de la mouvance décoloniale, organise un premier rassemblement à l’endroit où Pengo Bossio Wangi, noir et de confession chrétienne, a été tué.

 Les discours se succèdent, appelant les personnes racisées à ne pas se laisser faire, à lutter contre le racisme, la négrophobie et l’islamophobie.

Le tueur a été mis en examen pour crime raciste. 

Le maire de Trappes, Ali Rabeh soupçonne un crime islamophobe. 

Il parle d’un attentat « à connotation raciste, probablement islamophobe ».

 Sur X, il écrit : « Quand on laisse dire sur ses antennes que “Trappes, c’est Kaboul”, on ne se contente pas de stigmatiser une ville et ses habitants. 

On nourrit un imaginaire de croisade. » et encore « Le président a oublié un mot : islamophobie ». 

Lors de sa prise de parole devant la presse, à l’occasion de la visite des ministres Laurent Nuñez et Aurore Bergé, Elias d’Imzalène apparaît derrière Ali Rabeh. 

L’organisateur de la marche contre l’islamophobie et souvent visible dans l’entourage des députés LFI (Ersilia Soudais et Thomas Portes), est fiché S et a été condamné pour un appel à « l’intifada » dans Paris. 

Interrogé sur sa proximité avec lui, Ali Rabeh, le maire de Trappes, prétendra n’avoir « aucun lien » avec lui. 

Le militant d’Imzalène, de son vrai nom El Yess Zarelli, déclarera en revanche qu’il connaît bien M. Ali Rabeh et regrette que celui-ci ait menti. 

En l’état actuel des connaissances sur ce meurtre raciste on ne sait pas vraiment si l’intention était islamophobe. 

Que signifie ce glissement du racisme à l’islamophobie ? Comment l’interpréter ? 

Pourquoi d’Imzalène lors de son meeting du 26 octobre à la Bourse du travail parle-t-il lui aussi du silence des autorités qui refuseraient de qualifier la tuerie d’islamophobe « quand Nunez est venu à Trappes on a dû lui arracher les mots (…) et jusqu’à aujourd’hui ils ne veulent pas dire que c’est de l’islamophobie ».

Surtout, pourquoi qualifie-t-il le meurtre d’islamophobe alors que le jeune Pengo Bossio Wangi tué par Kevin T était chrétien ? 

Cela tient à une définition très large de l’islamophobie proposée notamment par l’organisation frériste CCIF (Collectif contre l’islamophobie) aujourd’hui interdit en France. 

Elle est définie comme « ensemble des actes de discrimination ou de violence qui visent des institutions, des personnes morales ou des individus en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à la religion musulmane ». 

Tout est dans le « réel ou supposé ». 

Une personne non musulmane peut être victime d’un acte islamophobe : il suffit qu’on impute à l’agresseur l’intention d’agresser ou de tuer un musulman. 

C’est ce que fait la députée LFI Manon Aubry qui elle écrit : « Aujourd’hui, un attentat raciste et islamophobe frappe Trappes.

 Ces discours ont des conséquences extrêmement graves. ».

La définition permet d’absorber toutes sortes de violences racistes dans la catégorie islamophobe. 

Ce glissement donne aux fréristes, qui ont fait de la lutte contre l’islamophobie la pierre angulaire de leur stratégie d’emprise et d’influence, la possibilité de présenter toute violence raciste envers des «racisés» comme la manifestation d’une hostilité générale envers l’islam, puis de mobiliser ces événements au service de leur cause politico-religieuse.

Quel avantage stratégique l’accusation d’islamophobie offre-t-elle par rapport à celle de racisme ? 

Comme nous l’avons vu avec le palestinisme, au sens de Pierre-André Taguieff, celui-ci transforme la cause palestinienne en une cause universelle sacralisée, structurée par l’opposition entre un peuple-victime et un ennemi sioniste diabolisé. 

La lutte contre l’islamophobie reproduit cette structure : les «musulmans et ceux supposés tels» sont constitués en communauté de victimes, face à un Occident présenté comme hostile. 

Le ressort commun est la transformation de discriminations et de conflits particuliers en une confrontation globale entre deux camps.

En quoi est-ce intéressant pour les fréristes ? 

La dénonciation des «discriminations racistes» ne suffit pas à engager une mobilisation. Le passage à l’accusation d’islamophobie le permet. 

Car l’enjeu n’est plus seulement de défendre des droits dans la société existante mais de faire reconnaître des normes, puis de réclamer, au nom de la non-discrimination, des aménagements spécifiques des règles communes. 

 

Comme l’affirmait dans une vidéo de 2019 Imzalène lui-même : « L’islamophobie, pour nous, ce n’est pas simplement un problème de droit individuel. 

C’est systémique.

 L’islamophobie, c’est tout ce qui entrave la construction et le développement de la communauté, son expression visible et politique, que ce soit en France ou ailleurs. (…) 

Il nous faut développer et protéger les initiatives de la communauté, rendre légitime son expression visible et politique. » 

Le projet est clairement politique.

Tout crime raciste de «racisés» pourra être qualifié d’islamophobe et rassembler et de consolider les trois composantes (partis d’extrême gauche et écologie radicale, décoloniaux, islamistes) déjà mises en lien autour du palestinisme depuis le 7 octobre 2023. 

Les décoloniaux articulent l’islamophobie autour de la repentance et de la revanche vis-à-vis de l’Occident colonisateur. 

Ils forment l’armée de «victimes» qui mobilisent les quartiers et produisent les savoirs universitaires militants diffusés par des médias.

Le projet de conquête du pouvoir de LFI a besoin d’un prolétariat révolté et violent pour effrayer la bourgeoisie et entraîner des révolutionnaires. 

Les fréristes construisent le vote musulman par lequel ils arbitrent les élections nationales et locales à partir des campagnes contre l’islamophobie, en désignant les partis amis et les partis ennemis des musulmans. 

Ils animent le clientélisme électoral et se font faiseurs de roi dans bon nombre de communes aux quatre coins de France.

Et aujourd’hui on le voit, l’islamisme a finalement le droit d’être défendu contre ses ennemis qualifiés opportunément de racistes. 

Dans un post sur X, Manuel Bompard, député de Marseille et coordinateur national de La France insoumise, accuse des médias d’avoir armé le criminel, car la ville de Trappes aurait été accusée « d’être un repaire d’islamistes ».

 Il y a pourtant de bonnes raisons de l’affirmer. 

Mais pour le responsable LFI pointer la réalité de l’islamisme ne serait plus vraiment légitime. 

La gauche européenne a d’ailleurs voté contre une stratégie destinée à lutter contre l’entrisme et les Frères musulmans.

Le problème sur lequel cette tribune souhaite attirer l’attention est le risque d’une prise en otage de la campagne présidentielle par cette cause légitime qu’est la lutte contre le racisme, qui, en réalité, en cacherait une autre, celle de l’islamophobie et de son projet de société, beaucoup plus préoccupante.

Pendant que chacun défendra ses victimes de racisme et que le chaos de la concurrence victimaire s’installera, les assauts de l’islamisme légaliste (ou frérisme) pour légitimer un autre système de normes cesseront d’être dépistés et combattus. 

La «nouvelle France» revendiquera non plus seulement la créolisation réclamée par Jean-Luc Mélenchon, mais son propre système de gouvernement pour panser ses blessures.

 L’islamisme mondialisé, dans sa phase contemporaine ultraprosélyte, lui en proposera un, et le frérisme, qui, depuis quarante ans, forme une élite autour des réseaux de Musulmans de France (ex UOIF), sera prêt à s’occuper de ce peuple perdu. 

Ce sera, comme l’avait annoncé Rima Hassan, la fin du porte-parolat de LFI et le début de l’islam européen pour l’Europe appelé de ses vœux par Tariq Ramadan il y a 30 ans.

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1 commentaire pour “Florence Bergeaud-Blackler : « Après la tuerie raciste de Trappes, comment l’accusation d’islamophobie sert le projet frériste »”

  1. En 1995, le leader trotskyste Chris Harman ( toutes les têtes de LFI viennent de sectes trotskystes, Lambertistes, OCI etc) écrivait un article fleuve intitulé « le Prophète et le prolétariat) dans lequel il prônait l’alliance des islamistes et de l’extrême-gauche pour abattre le système occidental et combattre le sionisme. 

     

    Nous y sommes et on verra de plus en plus se confirmer la convergence de LFI, des salafistes et des Frères musulmans. 

     

    Samuel Huntington parlait de choc des civilisations, et là encore nous y sommes et LFI n’est pas un parti français c’est un ennemi intérieur qu’il faudra un jour traiter comme tel. 

    Et pour enfoncer le clou, oui, Trappes est bien un nid d’islamistes, même le journal l’Humanité le montrait dans un article de … 2003. 

     

    La DGSI a parlé du nombre de musulmans de Trappes partis faire le jihad en Syrie. 

    Trappes une enclave islamiste en terre française. 

     

    Une seule solution, la remigration et la reconquista.

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