mercredi 25 mars 2026

MUNICIPALES : BREST ( 29 ) DÉSORMAIS A L' ÉPREUVE DU RÉEL !

 

Brest : après 37 ans de gauche, Roudaut promet sécurité, ordre et retour du concret

C’est un basculement  politique majeur à l’échelle bretonne. 

Après près de quatre décennies de direction socialiste, Brest change de cap. 

Élu avec 57 % des voix, Stéphane Roudaut arrive avec un programme qui tranche avec l’ère précédente : priorité à la sécurité, retour d’une autorité municipale assumée et volonté affichée de reconnecter la ville avec les réalités du quotidien.

 

Sécurité : le cœur du projet, sans détour

C’est sur ce terrain que tout s’est joué, et c’est là que le nouveau maire veut frapper vite.

 Là où la précédente majorité restait prudente, Stéphane Roudaut assume une ligne claire : une police municipale armée, étoffée, visible.

Politique

Objectif affiché : 150 agents à terme, présents en soirée, le week-end, et capables d’intervenir dans les zones les plus sensibles. 

Halls d’immeubles, points de deal, quartiers délaissés — le discours est direct : il s’agit de reprendre le terrain.

Dans la même logique, la vidéosurveillance va changer d’échelle.

 La ville pourrait atteindre environ 300 caméras, avec un centre de supervision capable de fonctionner quasiment en continu. Une rupture assumée avec les années où ces dispositifs étaient installés “à pas comptés”.

Autre annonce forte : la gratuité des transports le samedi. Une mesure qui vise autant à soutenir les commerces qu’à encourager l’usage des transports publics.

Derrière cette décision, il y a aussi un signal politique : redonner de l’attractivité au centre-ville et recréer des flux dans une ville qui, comme beaucoup d’autres, a vu certaines zones se vider progressivement.

Des navettes électriques gratuites doivent compléter le dispositif, notamment entre le port et le centre.

Sur les mobilités douces, le nouveau maire veut rompre avec ce qu’il considère comme un empilement incohérent d’aménagements. 

L’objectif est désormais de créer un réseau cyclable continu, lisible, utilisable au quotidien.

Une approche plus pragmatique que doctrinale, avec en parallèle le développement de stationnements sécurisés pour vélos.

Guide Bretagne

 

Équipements et vie locale : recréer du lien

Piscine, salle de 2 000 places, rénovation culturelle : les projets d’équipements sont nombreux. Mais au-delà du béton, la municipalité insiste sur un autre point : la vie locale.

Retour d’un carnaval, animations de Noël renforcées, mise en valeur de l’histoire de Brest… L’idée est de redonner une identité vivante à une ville souvent perçue comme fonctionnelle mais peu festive.

La question des rythmes scolaires pourrait aussi marquer une évolution.

 Brest fait encore partie des villes restées à la semaine de 4,5 jours.

 Une concertation est annoncée pour envisager un retour à quatre jours.

Un sujet sensible, mais révélateur d’une volonté plus large : revoir certains choix hérités des années précédentes.

 

Une rupture politique nette, mais attendue

Derrière ces mesures, c’est bien une rupture qui se dessine. 

Le vote massif en faveur de Stéphane Roudaut traduit une attente : plus de sécurité, plus de lisibilité, moins de gestion idéologique.

Reste désormais l’épreuve du réel.

 Car entre annonces et mise en œuvre, l’écart peut être grand.

 Mais une chose est déjà actée : à Brest, le cycle politique ouvert il y a près de 40 ans vient de se refermer.

 

Crédit photo : Facebook Stéphane Roudaut

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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ET AUSSI

Les partis politiques sont dépassés par la situation (L’Agora)

De Gaulle, sachant tirer profit des enseignements de l’histoire, avait compris le rôle néfaste dans le temps des partis politiques. 

La Constitution de 1958 reflète cette préoccupation, notamment en instituant l’élection du président de la République au suffrage universel.
 

Ce pas, que personne avant lui n’avait osé franchir, a pourtant fait l’objet de controverses sans fin de la part des dirigeants des partis politiques. 

Il y voyaient une insupportable atteinte à leur propre pouvoir, une sorte d’empêcheur de faire « la petite cuisine sur le petit réchaud » qu’ils pratiquaient à longueur de temps, bien à l’abri de regards inquisiteurs de ceux qui, épris de vérité et de justice sociale, cherchaient encore à faire vivre la démocratie .

Une idéologie bétonnée pour l’éternité

Chaque parti politique se détermine sur un axe idéologique. 

Généralement, c’est celui qui est le plus porteur « électoralement » au moment de la création du parti.

 Toute l’argumentation, toutes les professions de foi des membres de ce parti vont s’articuler autour de ce qui va devenir son référent, voir son âme. 

C’est une des raisons, et non des moindres, pour lesquelles tout rapprochement, sans même parler de fusion, entre eux est quasiment impossible, hormis celle d’une manœuvre de campagne électorale destinée à empêcher l’élection d’un adversaire commun.

Ces idéologies purement partisanes, incapables d’évoluer dans le temps, ne sont d’aucun secours au niveau de la nation, qui doit trouver d’autres moyens pour faire face aux éventuels dangers qui la menacent.
 

C’est cette incapacité à pouvoir s’adapter à un contexte, tant interne qu’externe, qui avait conduit de Gaulle à imaginer un autre système de représentation  politique qui soit capable s’adapter à un contexte changeant avec beaucoup plus de réactivité et surtout de bon sens.

 L’élection du président de la République au suffrage universel, naturellement combattue par tous les partis politiques qui avaient immédiatement perçus que l’âge d’or qu’ils avaient connu allait cesser, remettant  en question leur propre survie.

 

Le scrutin majoritaire de liste, nirvana des partis

Dans un tel mode de scrutin, les candidats sont élus uniquement en fonction de leur ordre de présence sur la liste. 

Qui détermine cet ordre ? 

Voilà une question primordiale qui n’est jamais  (ou pratiquement) posée. 

Pour pouvoir prétendre figurer sur la liste, le candidat, quel qu’il soit, doit d’abord recevoir l’approbation d’un cénacle, quelquefois appelé « commission d’investiture » qui déterminera seul de la suite à donner. 

Certains partis sont très « dirigistes » et veulent avoir un droit de regard sur l’ensemble des membres de la liste. 

D’autres le sont moins et ne verrouillent que les têtes de liste, en leur déléguant une certaine autonomie pour les autres candidats inscrits sur leur liste.
 

Dans tous les cas, l’ensemble des candidats doit faire sienne la parole officielle du parti, incarnée suivant les cas entre président (partis dits « de droite ») ou secrétaire général (à gauche) voire premier secrétaire du temps de la gloire du PC.

 Dans un tel système, les premiers figurant sur la liste sont sûrs d’être élus (charité bien ordonnée…) et le derniers font souvent de la figuration.
Une question se pose cependant concernant les critères de choix et leur éventuelle compatibilité avec ce qu’il est encore coutume d’appeler la démocratie qui est, faut-il le rappeler, le gouvernement du peuple par lui-même. 

C’est pour toutes ces raisons que de Gaulle n’aimait pas les partis politiques.

 

Les partis peuvent-ils encore sauver la France ?

Ils voudraient bien nous en convaincre mais nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus y croire.

 Les dix-huit derniers mois que nous venons de vivre nous ont donné plus de raisons d’en douter que de l’espérer.

 Ce retour brutal à la IV ème République et à tous ces défauts qui avaient provoqué le départ de de Gaulle en janvier 1946 nous a fait comprendre que la stabilité politique d’une démocratie suppose que l’expression de la volonté populaire soit l’incontournable recours lorsqu’ apparaissent les signes d’une possible fracture de la nation.

 Les partis en eux-mêmes ne peuvent apporter aucune réponse.

 Leurs jeux politiques, que de Gaulle qualifiait à juste titre de stériles, ferment la porte à toute initiative salvatrice.

L’option du « coup de balai » général commence à germer dans l’esprit de plus en plus de nos compatriotes qui constatent l’effacement progressif d’un pays pourtant cité en référence il y a encore cinq décennies.

 

Le retour à l’esprit de la Constitution s’impose

Dans une conférence de presse de janvier 1964, un journaliste interrogea de Gaulle pour savoir s’il était satisfait du fonctionnement de la Constitution de 1958.

 La réponse que fit de Gaulle peut se résumer à ceci : « Une Constitution, c’est d’abord un esprit »


Si cet esprit avait été respecté après les élections législatives de 2024, Emmanuel Macron aurait dû poser la question au peuple français de son maintien ou de son départ de l’Élysée. 

Il a préféré ignorer l’esprit et s ‘en tenir à la lettre, constatant que, dans le texte de cette Constitution, rien ne s’opposait à la poursuite de son mandat. 

On a vu la suite.

Trois gouvernements se sont succédés et le quatrième ne doit sa survie qu’aux antagonismes existants entre les différents partis politiques. 

Cela éclaire plus que tout autre chose leur incapacité à sortir de cette impasse.
 

Le plus grave danger qui menace notre pays est de perdre sa souveraineté, déjà mise à mal par les traités européens auxquels les Français n’ont jamais directement consenti. 

Pire encore, le référendum de 2005 a été détourné pour imposer le traité de Lisbonne en 2009.

 

Ce retour à la souveraineté nationale doit s’exprimer clairement en 2027

Pour cela, il faut une incarnation.  

Un candidat, non désigné par les partis politiques, doit faire en sorte que la parole prophétique de de Gaulle dans son  discours de Bruneval devienne une réalité :

« Un jour viendra où, las des jeux stériles où s’égare la Nation et se disqualifie l’État, la masse immense des Français se rassemblera sur la France »

Puisse ce jour arriver en 2027

Par Jean Goychman

 

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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