REVUE DE PRESSE
Des liens entre Jack Lang et Epstein révélés par le Department of Justice américain

Pour l’ancien ministre de la Culture, « rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ».
Jack Lang, dont le nom est apparu à de multiples reprises dans les documents liés à l’affaire Epstein, dévoilés ce 31 janvier par le ministère de la Justice américain, a déclaré ce lundi, auprès de l’AFP, assumer « pleinement les liens » qu’il entretenait avec le millionnaire américain, accusé d’avoir été à l’origine d’un réseau pédocriminel et retrouvé mort dans sa cellule en 2019.
Les nouvelles révélations du dossier Epstein
Il n’est pas le seul à figurer dans la nouvelle liasse des « plus de trois millions de pages » que le Department of Justice (DOJ) a rendue publique, samedi dernier, dans le cadre de la loi Epstein Files Transparency Act.
De nombreux noms de la vie publique, politique ou médiatique y figurent, présentant des liens plus ou moins ténus, parfois même inexistants, avec l’homme d’affaires américain.
Des personnalités comme Marine Le Pen, dont le nom ne figure qu’une seule fois - il est mentionné par un journaliste s’adressant à Epstein dans un échange de mails de 2018 -, émaillent en effet les innombrables documents ajoutés à ce lourd dossier.
L’ancien ministre de François Mitterrand, puis de Jacques Chirac, n’est pas impliqué dans un scandale sexuel mais ses liens avec Epstein sont, en revanche, d’une nature assez personnelle.
À ce sujet — Jack Lang dans la boîte mail de Jeffrey Epstein
L'amitié entre l'ancien édile de gauche et le millionnaire américain
Auprès de l’AFP, le président de l’Institut du monde arabe assure n’avoir jamais eu le moindre soupçon de ses agissements criminels lorsqu’il a fait la connaissance du financier américain en 2012.
Lang le rencontre avec sa fille, Caroline Lang, par l’entremise du célèbre réalisateur Woody Allen.
Cette dernière détient la moitié d’une entreprise fondée en 2016 par Jeffrey Epstein dans le paradis fiscal des îles Vierges américaines, baptisée Prytanee LLC.
La société – non déclarée – avait pour objet l’achat d’œuvres d’art, domaine dans lequel Caroline Lang apportait son expérience, sans y investir le moindre capital, semble-t-il.
Au total, les comptes de la société détenue par Jeffrey Epstein et Caroline Lang ont été crédités de 1,4 million de dollars, selon la Deutsche Bank, appartenant au millionnaire.
Une proximité telle que Caroline Lang, à qui le multimillionnaire avait prêté l’une de ses maisons en 2014, figure dans le testament d’Epstein, qui lui a promis 5 millions de dollars, rapporte Mediapart.
Quant aux échanges de courriels que le site a pu consulter, ils établissent clairement le rôle d’entremetteuse qu’elle pouvait jouer entre son père et Epstein, notamment dans l’organisation de rendez-vous.
L’homme d’affaires y évoque même l’ancien édile socialiste comme « travaillant pour [s]a fondation à Paris ».
En 2018, une fondation liée à Jeffrey Epstein aurait bien versé 57.897 dollars à une association récemment créée par des proches de Jack Lang, comme l’avait révélé le Daily Beast, deux ans plus tard.
L’ancien ministre, figure historique de la gauche culturelle, avait expliqué que cette somme devait permettre le financement d’un film qui lui était consacré.
Intitulé Jack Lang, la traversée du siècle, le projet ne sera finalement jamais finalisé, conséquence directe de l’ampleur prise par l’affaire Epstein.
Face à ces révélations, Jack Lang a déclaré que s’il « avait été informé » à l’époque des crimes dont son ami se rendait coupable, il aurait « stoppé tout net [s]es relations avec lui ».
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