Facebook
Lavocat Libre
Je suis un citoyen français, né ici ou devenu français par choix, et je ressens aujourd’hui une fatigue profonde, presque quotidienne.
Islam, islamisme, musulmans, Coran, Ramadan, mosquée, halal, voile, abaya…
Ces mots reviennent sans cesse, dans les débats, dans les médias, dans les rues, dans les cantines, dans les discussions de famille.
Ils sont devenus omniprésents, presque plus que les mots qui parlaient autrefois de la France elle-même : laïcité, République, liberté, égalité, fraternité, terroir, gastronomie, art de vivre, héritage cathédrale-gothique-Renaissance-lumières.
Je ne supporte plus d’entendre en boucle le couplet victimaire : « on nous discrimine », « on nous stigmatise », « la France est raciste », alors même que ce pays a accueilli, scolarisé, soigné, logé, indemnisé, naturalisé des millions de personnes venues d’ailleurs, souvent dans des conditions bien plus généreuses que celles offertes par la très grande majorité des pays d’origine.
Je ne comprends pas ce ressentiment permanent envers la France, ce besoin récurrent de la critiquer, de la dénigrer, de lui reprocher son passé tout en profitant de son présent, et surtout ce désir affiché – parfois revendiqué haut et fort – de faire plier ses lois, ses usages, son imaginaire collectif pour y faire entrer progressivement les normes d’une religion qui n’est pas historiquement la nôtre.
Il existe aujourd’hui 49 pays à majorité musulmane dans le monde.
La France n’en fait pas partie.
Elle n’a jamais été un pays musulman.
Son histoire, sa culture, son architecture, sa littérature, son rapport au corps, au temps, à la femme, à l’espace public, à l’alcool, à la mixité, au blasphème, au rire, ne sont pas nés de l’islam et ne lui doivent rien.
À celles et ceux qui se réclament avant tout de l’islam, qui trouvent insupportable la laïcité à la française, qui refusent la mixité dans les espaces publics, qui considèrent que nos lois sont injustes dès qu’elles entrent en conflit avec certaines prescriptions religieuses, je pose simplement la question : Pourquoi rester dans un pays qui, selon vos propres termes, vous opprime, vous humilie, vous empêche de vivre votre foi pleinement ?
Pourquoi ne pas choisir l’un des 49 pays où l’islam est religion d’État ou religion majoritaire, où le calendrier religieux rythme la vie publique, où le droit est inspiré – au moins en partie – par la charia, où le voile ou l’abaya ne posent aucun débat ?
Si la France vous fait souffrir à ce point, si elle vous semble incompatible avec vos valeurs les plus profondes, alors partez.
Non pas par haine, mais par cohérence.
Par respect de vous-même et par respect de ceux qui souhaitent que la France reste la France.
Je veux pouvoir continuer à vivre dans un pays où l’on peut encore dire « chez nous », sans que cela soit immédiatement taxé de racisme.
Je veux que mes enfants grandissent dans un pays qui ressemble encore à celui que j’ai connu, avec ses défauts, certes, mais aussi avec son identité propre, forgée par deux mille ans d’une histoire qui n’est ni arabe, ni ottomane, ni maghrébine, ni subsaharienne, ni moyen-orientale… mais européenne et française.
C’est ma doléance.
Pas un cri de haine.
Juste un constat fatigué et une demande de cohérence :
que chacun vive selon ses convictions, mais que personne ne demande à la France de cesser d’être la France.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire