mardi 8 septembre 2026

LE VOILE , L' ABAYA , L' ARROGANCE DE LFI ET L' ISLAMISME POLITIQUE ....

 REVUE DE PRESSE !

Mathilde Panot : « Oui bien sûr » on rétablit l’abaya !

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Dimanche, sur BFMTV, Mathilde Panot n’a pas cherché la nuance. L’interdiction de l’abaya à l’école ? 

« Absurde. »

 En cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027, on y revient ? « Sur l’abaya ? Oui bien sûr. »

 Lundi, à Alès, Édouard Philippe a répondu sur le même registre, inversé : il est « consterné ».

 La proposition de Mélenchon et de Panot lui « apparaît être une trahison de la laïcité ».

Huit mois avant la présidentielle, le premier clash net de la rentrée ne porte ni sur le budget ni sur l’Ukraine. 

Il porte sur ce que l’école a le droit d’interdire.

 

Ce que LFI veut défaire

L’abaya n’est pas un « détail vestimentaire » tombé du ciel en 2026.

 En août 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation, l’interdit dans les écoles, collèges et lycées publics, avec le qamis côté garçons. 

Base juridique : la loi du 15 mars 2004, qui proscrit les signes et tenues « manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ». 

Une note de service du 31 août 2023 le dit noir sur blanc.

 Les signalements avaient explosé : 1 934 pendant l’année 2022-2023, contre 617 l’année précédente.

 

Le Conseil d’État a confirmé.

En référé dès septembre 2023, puis au fond en septembre 2024 : au regard du comportement des élèves, ces tenues s’inscrivent « dans une logique d’affirmation religieuse ». 

Pas d’atteinte « grave et manifestement illégale » à la vie privée, au culte, à l’éducation ou à la non-discrimination. 

L’affaire est tranchée trois fois. LFI propose de la rouvrir par décret politique.

L’argument de Panot est connu, et tourne en boucle depuis trois ans : deux jeunes filles, « exactement la même robe achetée exactement au même endroit », l’une « avait l’air arabe », on la bloque, l’autre passe. 

Donc mesure raciste, donc à jeter. 

Danièle Obono a enfoncé : « injuste, inutile et discriminatoire ». 

Mélenchon, quelques jours plus tôt devant des militants, avait choisi un autre recours : « ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l’abaya n’est pas une tenue islamiste ».

Le juge administratif n’a pas demandé son avis à un « docteur de la foi ». 

Il a regardé l’usage dans la cour et le préau. 

Une tenue n’a pas besoin d’être un dogme pour être un étendard.

 

Philippe joue 2004, Le Pen joue l’islamisme

Philippe, en déplacement auprès du maire d’Alès Christophe Rivenq, a calé sa réplique sur le socle républicain classique : « La loi qui interdit le port des insignes religieux à l’école est une bonne loi, elle est bien appliquée. »

 Il ajoute être « consterné que quelqu’un qui se dit de gauche puisse trahir et fouler aux pieds le principe de laïcité et de surcroît à l’école ». 

C’est le positionnement Horizons : héritier de 1905 et de 2004, face à une gauche accusée d’avoir basculé.

 

Marine Le Pen a frappé plus dur, et plus à droite : Mélenchon et LFI sont devenus « les sous-traitants de l’idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans ».

 Le projet de l’extrême gauche, selon elle : « instiller partout le poison du communautarisme ». 

Attal, père de la circulaire, et Bruno Retailleau, qui accuse LFI de « draguer le vote musulman », se sont alignés dans la même journée.

 Le plateau est donc occupé : centre, droite macroniste, droite LR, RN. LFI reste seule sur l’abrogation.

 

« Ça ne concernait absolument personne »

La phrase de Panot — « ça ne concernait absolument personne » — est la plus fragile. 

À la rentrée 2023, le ministère comptait moins de 300 élèves concernées sur 12 millions, dont 67 avaient refusé de retirer la tenue. 

Ce n’est pas « personne ». 

C’est assez pour que des chefs d’établissement, déjà sous pression, aient demandé une règle claire.

 Assez pour que des proviseurs aient reçu des menaces — y compris de mort — pour avoir appliqué la consigne. 

 

Le Figaro a documenté le cas d’Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne : un chef d’établissement visé après avoir demandé à une élève de retirer l’abaya.

Réduire l’affaire à un « profilage » de deux robes identiques revient à nier le motif pour lequel Attal a agi : une poussée d’affirmation religieuse dans l’enceinte scolaire, pas un débat de stylisme. 

Si la robe est « la même », ce n’est pas le tissu qui est en cause. 

C’est le signal.

 

Ce que révèle le « oui bien sûr »

LFI ne propose pas un « assouplissement technique ».

 Elle propose de casser un verrou que le Conseil d’État a validé au nom de la loi de 2004. 

Derrière l’abaya, c’est le principe même — l’école comme espace soustrait aux marques religieuses ostensibles — qui est rouvert. 

Après le voile de 2004, le test de 2023. Si 2027 appartient à Mélenchon, le test suivant s’écrira tout seul.

Philippe a raison de parler de laïcité. 

Il a moins de titres à donner des leçons d’efficacité : la loi est « bien appliquée », dit-il, alors que les établissements savent que le dialogue préalable, les recours, les pressions locales et le chantage à la « discrimination » continuent d’user les équipes. 

 

Le Pen a raison de nommer l’islamisme politique.

 Elle en fait un levier de campagne, comme Philippe fait de 2004 un étendard centriste.

Reste le fait brut, et il suffit : la deuxième force de gauche à l’Assemblée promet, dès le lendemain d’une interview, de réintroduire à l’école publique un vêtement que la plus haute juridiction administrative a qualifié de manifestation religieuse ostensible.

 Ce n’est pas un malentendu sur une robe. 

C’est un programme.

Se tenir informé sur la gauche et l'extrême-gauche en France est d'une grande importance : ce sont des forces qui parfois visent à la déstabilisation de la société, en prenant le risque de conflits internes violents.

 

 Notre devoir, en tant que journal libre et indépendant, c'est de vous raconter chaque jour les enjeux liés aux actions de la gauche en France.

 






 

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