samedi 5 septembre 2026

L' AVENIR DES FRANÇAIS ET DE LA FRANCE AVEC LFI ???

 REVUE DE PESSE !

« Nique la France », « Planter du blanc » : l’étonnant compagnon de route de LFI

À Lille, LFI politise la Braderie avec un débat antifasciste où figure Saïd Bouamama, auteur de titres sulfureux.
Capture d'écran URC Nord.
Capture d'écran URC Nord.

Oubliez les chineurs et les moules-frites.

 Cette année, la Braderie de Lille s’annonce moins festive mais plus politisée que jamais.

 La France insoumise entend en effet investir l’événement populaire et en faire l’un des relais de sa pensée extrémiste. 

Samedi 5 septembre à 16 heures, Jean-Luc Mélenchon y sera présent pour prononcer un discours depuis le stand LFI.

 C’est ensuite toute une programmation militante qui se déploiera, avec une « scène nouvelle France », un spectacle de drag-queens et un DJ set.

 

Le lendemain, dimanche 6 septembre, place, cette fois, au débat. 

Son visuel a été dévoilé par le compte Instagram de l’Union pour la reconstruction communiste (URC), partenaire de l’événement.

 Cet échange est intitulé, sans détour, « Comment nous allons vaincre le fascisme ! » 

 Autour de la table doivent prendre place trois intervenants : Aurélien Le Coq, député LFI de la première circonscription du Nord, l’influenceur Padu, de la « PaduTeam », et un certain Saïd Bouamama, sociologue de son état.

 Du beau monde, quoi.

 

La présence des deux premiers n’étonnera guère. 

Padu se définit ouvertement comme un militant « marxiste et communiste »

Quant à Aurélien Le Coq, il est notoirement connu pour dénoncer à tort et à travers un « fascisme » imaginaire.

 En mars 2026, après des dégradations visant sa permanence lilloise, il dénonçait encore une « bascule fasciste ».

 

Le très virulent Saïd Bouamama

Le profil du troisième intervenant est autrement plus singulier.

 Né en 1958 en Algérie et arrivé à Roubaix à l’âge d’un an, Saïd Bouamama est une figure ancienne du militantisme dit « décolonial ». 

Il explique avoir été formé notamment dans une organisation maoïste et avoir milité pour l’organisation autonome des travailleurs immigrés

Il fut d’ailleurs l’un des créateurs du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP).

 Bouamama a également participé aux mobilisations de l’immigration des années 1980 et figurait parmi les initiateurs de l’appel « Nous sommes les indigènes de la République », qui débouchera sur la création du très sulfureux Mouvement des indigènes de la République dont la fondatrice Houria Bouteldja a été maintes fois accusée d’antisémitisme et de racisme.

 

 

Bouamama revendique aussi, depuis les années 1990, son engagement en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah, terroriste pro-palestinien condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité d'assassinat. 

Portant volontiers un keffieh lors de ses apparitions publiques, le sociologue est allé à la rencontre du criminel en prison et lui a consacré un livre.

« Nique la France » et « Planter du Blanc »

 

Le CV éditorial du sieur Bouamama permet d’ailleurs de mesurer la radicalité de ses prises de position.

 En 2010, ce fils de militants du FLN cosignait avec le rappeur Saïdou le livre-CD Nique la France – Devoir d’insolence (Darna Éditions). 

L’ouvrage et la chanson éponyme avaient provoqué des poursuites engagées par l’AGRIF.

 

Mais dans sa grande mansuétude, la Cour de cassation a finalement considéré que le seul propos « nique la France » ne visait pas, à lui seul, les Français en tant que groupe constitutif d’une nation. 

Ben voyons !

 

En 2019, Bouamama publiait un autre essai intitulé, cette fois, Planter du Blanc. Chroniques du (néo)colonialisme français (Syllepse). 

Ambigu en diable, le titre reprendrait en réalité une expression attribuée à Roger Laroque, ancien maire de Nouméa, pour désigner la politique de peuplement menée en Nouvelle-Calédonie. 

Il ne s’agirait donc nullement d’un appel au meurtre raciste. 

Selon son éditeur, le livre développe plutôt une critique du colonialisme français, de la Françafrique et des rapports de domination dans les territoires ultramarins et les anciennes colonies. 

Aucune haine de la France et des Français, donc. 

Nous voilà rassurés…

 

À Lille, c’est avec cette figure pour le moins clivante du militantisme « décolonial » que La France insoumise entend discuter de la meilleure manière de « vaincre le fascisme »

Dans l’indifférence générale. 

Et c’est peut-être là que réside l’élément le plus choquant de l’affaire. 

Car si le Rassemblement national s’affichait avec un compagnon de route aux positions aussi virulentes, soyez sûrs que l’émoi médiatique serait immédiat et unanime.

 

Picture of Jean Kast

Par Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 

 Source et Publication :  https://www.bvoltaire.fr/nique-la-france-planter-du-blanc-letonnant-compagnon-de-route-de-lfi/

 


 

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