samedi 5 septembre 2026

PRÉSIDENTIELLE 2027 ! L' ARGENT N' A PAS D' ODEUR , MAIS A BEL ET BIEN UNE COULEUR POLITIQUE !

 

Présidentielles 2027 : le RN face aux refus des banques de prêter l’argent nécessaire au financement de la campagne électorale


Si l’argent n’a pas d’odeur, il a bel et bien une couleur politique : on ne compte plus les associations, les médias, les militants et même les dirigeants politiques à l’instar de Nigel Farage, plongés dans la tourmente suite à la clôture de leurs comptes bancaires au nom d’un « politiquement incorrect » implicite.  

Cette dérive, qui voit le pouvoir financier s’ériger en censeur idéologique, frappe aujourd’hui de plein fouet le paysage électoral français. 

 Le Rassemblement National se retrouve, une fois de plus, face à ce mur financier à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. 

Malgré son statut de premier parti de France en nombre de suffrages, aucune banque française n’accepte de lui prêter l’argent nécessaire au financement de sa campagne.

 Derrière ce que les institutions financières qualifient prudemment de « choix commerciaux », se cache en réalité une véritable tyrannie idéologique et un déni de démocratie flagrant qui menacent directement le pluralisme politique.

 

Le président ​du RN Jordan ⁠Bardella a déclaré, samedi 29 août, au micro de BFMTV :

« Au moment où je vous parle, ‌aucune banque française n’a répondu favorablement, aucune.

Il serait profondément inquiétant ​pour le ‌fonctionnement de la démocratie française ⁠que le mouvement politique qui est aujourd’hui donné en tête dans tous les ⁠sondages et gagnant dans toutes les intentions de vote de cette élection présidentielle dans une démocratie comme la France ne ‌puisse pas trouver de financement, ⁠en France ou en Europe, donc ‌nous continuons à chercher. 

J‘appelle aussi les tenants du système bancaire à la responsabilité. »

 

Sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr. 

Depuis de nombreuses années, le RN accuse le système financier d’agir en censeur moral et idéologique.

 Selon cette vision, les élites bancaires utiliseraient leur pouvoir économique pour exclure du débat public les idées souverainistes et nationalistes, imposant ainsi un conformisme politique.

 

Le faux prétexte du risque

Pour justifier ces refus en cascade, le secteur bancaire a brandi l’argument de la prudence financière. 

La condamnation de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants européens est ainsi opportunément mise en avant par les banques pour prétexter un risque de non-remboursement si la candidate venait à être disqualifiée. 

Ce qui est un prétexte fallacieux puisque, que le RN arrive en tête de l’élection ou pas, il remboursera la banque de la même manière : le remboursement des banques par un parti à l’issue d’une élection présidentielle ne dépend pas de la victoire, mais uniquement du seuil des 5 % des suffrages exprimés au premier tour.

Cet argument ne tient pas la route, c’est, de plus, le flagrant « deux poids, deux mesures » qui nous en informe
En effet, ces mêmes établissements de crédit n’ont jamais manifesté la moindre frilosité à l’heure de financer les campagnes de la majorité Macroniste ou de La France Insoumise (LFI).
 
 Pourtant, ces deux formations comptent dans leurs rangs plusieurs figures de premier plan au cœur d’accusations graves ou de condamnations lourdes. 
 
Petit récapitulatif non exhaustif : 
  • Au sein de la Macronie, les accusations d’agressions sexuelles ou de viols ont visé des ministres de premier rang nommés sous les mandats d’Emmanuel Macron, sans jamais que le financement de leur parti n’en soit ébranlé. 
  • On peut citer Gérald Darmanin, maintenu et promu au ministère de l’Intérieur malgré des années de procédures pour une plainte pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. 
  • L’ancien ministre de l’Écologie Nicolas Hulot ainsi que l’ex-ministre des Solidarités Damien Abad ont également fait l’objet de graves accusations de viols et d’agressions sexuelles.
  •  Plusieurs autres figures ont été condamnées : Alain Griset (ex-ministre des PME), condamné à de la prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour déclaration incomplète de patrimoine, ou encore Jean-Paul Delevoye condamné à 4 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour omission de déclaration d’intérêts.  
  • À cela s’ajoutent les condamnations de proches de premier plan comme Alexandre Benalla (trois ans de prison dont un ferme pour les violences du 1er mai) ou l’ancien député LREM Mustapha Laabid (condamné pour abus de confiance).
  •  De plus, de hauts responsables comme Alexis Kohler (secrétaire général de l’Élysée) restent sous le coup de lourdes mises en examen pour prise illégale d’intérêts. 
  • Sans oublier le pittoresque M’jid El Guerrab, alors député LREM qui avait violemment agressé à coups de casque de moto le responsable socialiste Boris Faure en pleine rue à Paris…
  • Au sein de La France Insoumise, même combat : Jean-Luc Mélenchon a lui-même été condamné à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amende pour rébellion et provocation lors de la perquisition mouvementée au siège du parti en 2018. 
  • Dans la même affaire, les députés Bastien Lachaud et Manuel Bompard ont également écopé de condamnations. 
  • Plus récemment, la députée Sophia Chikirou a été mise en examen pour escroquerie aggravée dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017, tandis que l’ex-député Adrien Quatennens a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales.
  •  Le comité interne du parti a dû traiter plusieurs signalements internes de violences sexistes et sexuelles, notamment les accusations d’agressions sexuelles portées contre le militant Taha Bouhafs (qui l’avaient poussé à retirer sa candidature aux législatives) et d’autres candidats..
  •  

A-t-on jamais entendu parler du risque bancaire à leur endroit ? 

 En brandissant le spectre de la moralité publique, du risque judiciaire ou de la disqualification uniquement à l’encontre du RN, le système bancaire valide l’hypothèse d’une discrimination purement politique déguisée en gestion comptable.

 

Le cordon sanitaire bancaire : un déni de démocratie

En démocratie, le droit de vote et le pluralisme sont les piliers de la légitimité politique. 

Pourtant, le système bancaire français s’octroie aujourd’hui un droit de veto idéologique sur le débat public.

  En refusant de financer un parti qui rassemble des millions d’électeurs, les banques ne rejettent pas seulement un régime politique : elles méprisent et invisibilisent le choix de près d’un tiers des votants français.

 

Comment justifier qu’un mouvement parfaitement légal, qui siège massivement à l’Assemblée nationale, soit privé des moyens logistiques de faire campagne ?

Ce refus systématique, totalement arbitraire comme nous l’avions expliqué ici,  illustre la mainmise d’une bien-pensance institutionnelle sur les rouages du crédit.

 Ce phénomène s’apparente à une forme de notation sociale et politique, où les cordons de la bourse ne sont plus attribués selon la solvabilité financière (le RN ayant prouvé sa capacité à rembourser ses emprunts passés), mais selon un brevet de moralité arbitraire.

 Le pouvoir financier s’érige ainsi en tribunal politique, s’arrogeant le droit de décider quelles idées ont le droit de s’exprimer et lesquelles doivent être étouffées par l’asphyxie financière.

 

Une autre claque infligée à l’idéal démocratique

Face à ce blocus, les partis considérés non-conformes sont contraints de chercher des alternatives, s’exposant ensuite aux critiques hypocrites de leurs adversaires lorsqu’ils se tournent vers  des emprunts populaires ou des financements étrangers (la loi interdit désormais de faire des prêts politiques en dehors de l’Europe).

Dès lors que des institutions financières privées s’arrogent le droit de trier les candidats à la magistrature suprême, la souveraineté populaire s’efface encore et fait toujours plus effet d’ illusion.
 Un idéal démocratique qui a décidément toujours plus de mal à tenir sa promesse de liberté et à incarner le modèle politique ultime…
 

Par Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

 

ET AUSSI

 

Présidentielle 2027 : même Terra 

Nova le reconnaît, Marine Le Pen

 gagne dans toutes les hypothèses de second tour


C’est un séisme discret que publie ce 2 septembre le think tank Terra Nova, laboratoire d’idées progressiste proche de la gauche. 

 Dans une étude exclusive signée Jean-Yves Dormagen, président et fondateur de l’institut Cluster17, réalisée à 9 mois de l’élection présidentielle de 2027, Marine Le Pen l’emporte dans les 5 hypothèses de second tour testées, avec des scores allant de 52 % face à Édouard Philippe à 61 % face à Jean-Luc Mélenchon.

Et le fameux « front anti-RN », qui a verrouillé toutes les présidentielles depuis 2002, n’apparaît plus, de l’aveu même du think tank, comme un réflexe suffisamment puissant pour agréger automatiquement les électorats opposés au Rassemblement national.

 

La droite nationaliste, premier bassin électoral avec 27 % de l’électorat

L’étude, menée en ligne du 22 au 24 juillet 2026 auprès de 1 506 personnes représentatives de la population française, bat en brèche les théories à la mode d’un électorat « liquide », « archipélisé » ou à l’« état gazeux ». 81 % des électeurs peuvent être rattachés à un univers partisan identifiable. 

Les hésitations existent, mais elles se font entre formations voisines : le RN et Reconquête (7 % de l’électorat hésitent entre les deux), LR et le centre (5 %), presque jamais d’un bout à l’autre de l’échiquier.

 

Le rapport identifie 5 grands bassins électoraux. 

La droite nationaliste constitue le plus vaste, avec 27 % de l’électorat, loin devant la gauche radicale, le centre et la droite libérale-conservatrice (18 % chacun) et la gauche sociale-écologiste (17 %). 

Elle dispose aussi, avec la gauche radicale, du noyau le plus fidèle : 11 % des électeurs français n’envisagent aucune autre offre que le RN.

Autre enseignement : Marine Le Pen convertit déjà massivement son espace naturel. 

93 % des électeurs de la droite nationaliste peuvent envisager de voter pour elle, et près de 8 sur 10 déclarent déjà une intention de vote en sa faveur. 

Surtout, sa frontière avec la droite libérale-conservatrice est largement ouverte : 59 % des électeurs de cet espace — celui de LR — peuvent envisager sa candidature, et elle y capte déjà près de 4 intentions de vote sur 10, davantage que Bruno Retailleau dans son propre camp.

 

Premier tour : Le Pen à 30 %, 12 points devant Mélenchon

Dans les 2 configurations de premier tour testées, Marine Le Pen arrive très largement en tête avec 30 % des intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon (18 %).

 Édouard Philippe recueille 18 % lorsqu’il est candidat, Gabriel Attal seulement 14 % dans l’hypothèse inverse. 

Suivent Raphaël Glucksmann (10 %), Bruno Retailleau (8 à 10 %), Éric Zemmour (4 %), Nicolas Dupont-Aignan et Dominique de Villepin (3 à 4 %), Marine Tondelier (3 %), Fabien Roussel (2 %) et Nathalie Arthaud (1 %).

À droite, le total des candidatures nationales (Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan) atteint 37 à 38 % dès le premier tour, sans compter la porosité croissante de l’électorat LR.

 

Second tour : de 52 à 61 % pour Marine Le Pen dans les 5 duels

C’est le cœur de l’étude, et son enseignement le plus spectaculaire. Les 5 hypothèses de second tour donnent Marine Le Pen gagnante : 61 % face à Jean-Luc Mélenchon, 57 % face à Bruno Retailleau, 56 % face à Raphaël Glucksmann comme face à Gabriel Attal, et 52 % face à Édouard Philippe, l’adversaire le plus coriace.

 

Le détail des reports est édifiant. 

Face à Mélenchon, 33 % des électeurs centristes choisissent Marine Le Pen, 16 % seulement le leader insoumis, et 51 % refusent de voter.

 Face à Édouard Philippe, 72 % de la gauche radicale et 49 % de la gauche sociale-écologiste ne votent pour aucun des 2 finalistes : le rejet du macronisme y neutralise le rejet du RN. 

Face à Bruno Retailleau, l’abstention et le vote blanc atteignent 91 % dans la gauche radicale.

La droite libérale-conservatrice, elle, bascule : 70 % de ses électeurs choisissent Marine Le Pen face à Mélenchon, 48 % face à Édouard Philippe, 50 % face à Gabriel Attal.

 

Le front anti-RN ne se reconstitue plus automatiquement

Terra Nova, qui n’a jamais caché son tropisme progressiste, le concède noir sur blanc : la réactivation d’un front électoral anti-RN au second tour constitue désormais « la principale inconnue de la présidentielle de 2027 ». 

Les électorats de gauche préfèrent massivement l’abstention au vote pour un candidat central, et une partie du centre et de la droite classique choisit désormais Marine Le Pen plutôt que Jean-Luc Mélenchon.

 

Le rapport décrit un second tour devenu une élection du moindre rejet : dans un espace politique multipolaire où aucun bassin n’est majoritaire, l’emporte celui qui est le moins rejeté par les électeurs orphelins de leur candidat.

 Or Marine Le Pen part du bassin le plus vaste, avec la frontière la plus perméable vers la droite classique.

 L’auteur prend soin de préciser que rien n’est irréversible et qu’une campagne réelle de second tour pourrait modifier ces comportements. 

Il n’en reste pas moins que, pour la première fois, une étude publiée par un think tank de gauche documente méthodiquement l’effondrement du réflexe de « barrage ».

 

Méthodologie

Étude Cluster17 réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 22 au 24 juillet 2026, auprès d’un échantillon de 1 506 personnes représentatif de la population française (méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, taille de commune, région de résidence), avec redressement sociodémographique sur données Insee et redressement politique sur les votes de la présidentielle 2022 et des européennes 2024.

 

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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