REVUE DE PRESSE !
Au Costa Rica, Laura Fernandez veut adopter la méthode Bukele
Une victoire de plus pour la droite en Amérique latine après ses succès au Chili, en Bolivie, au Pérou et au Honduras.
Avant dimanche je n’avais jamais entendu parler de la nouvelle présidente du Costa Rica, tout juste élue.
Mais quand j’ai entendu les crapules hyper-ultra-gauchistes, amis de toutes les racailles se déchaîner contre elle, alternant accusations rhétoriques et procès d’intention, je me suis dit « c’est sûrement quelqu’un de bien ! ».
Une impression confirmée quand elle a cité en exemple le président salvadorien Nayib Bukele et indiqué vouloir s’inspirer de sa stratégie dans la guerre contre les gangs.
En accélérant la construction d’une méga-prison sur le modèle de celle construite pour les membres des gangs par son homologue, en alourdissant les peines et en instaurant l’état d’urgence dans les zones en proie à la violence.
Une victoire magnifique dès le premier tour.
Mais pour les merdias, le peuple a mal voté. C’est une populiste !
Laura Fernandez, 39 ans, candidate du Parti souverain du peuple (déjà tout un programme !), a été portée par sa promesse d’utiliser la force pour combattre par tous les moyens la violence liée au narcotrafic dans son pays.
« Les trafiquants entrent et sortent comme s’ils étaient chez eux (…) Ça ne peut plus durer.
Il est n’est pas trop tard pour sauver notre pays ».
Il lui reste maintenant à remporter les législatives afin de réformer la Constitution, en particulier accroître les pouvoirs de la police et de la justice, édicter des procédures judiciaires nouvelles qui ne feront plus aucun cadeau aux voyous, et ouvrir de nouvelles prisons.
Les pourris de gauche disent qu’elle veut instaurer une dictature mais devant le nombre sans cesse croissant des crimes, la population préfère un pouvoir musclé à la gabegie socialisante irresponsable.
Le Costa Rica est depuis 1948 un pays sans armée, afin de ne plus tenter les pronunciamientos.
Aujourd’hui c’est une des nations les plus stables d’Amérique latine.
Où les flics règlent la circulation et arrêtent les petits voleurs…
Le renforcement de la police « ordinaire » est indispensable et ne peut plus attendre. Nouvelle doctrine, recrutements, sélections, formation, motivation, autant de causes de retards.
Heureusement, la solution est déjà sur place.
Les forces spéciales déployées avec la bénédiction de Trump vont accroître leurs effectifs et varier leurs missions.
Venues au temps du communisme agressif au Nicaragua (40 ans de guerre civile contre les Sandinistes !), leur objectif était de protéger la terre et les côtes du Costa Rica des incursions des guérilleros voisins.
Ces soldats d’élite sont restés et peuvent être redéployés dans les jungles, les villes et villages, les montagnes et autour des volcans pour éradiquer le fléau du narcotrafic.
Une économie saine et dynamique si elle n’était pas gangrenée par la drogue
Le CR est un des pays les plus riches d’Amérique latine.
Même si comme partout il y a des laissés pour compte, rien de plus fausses que l’image miséreuse et l’impression d’indolence que peut retenir un voyageur pressé.
L’économie est essentiellement agricole.
La terre volcanique riche et les précipitations abondantes favorisent la culture d’ananas (premier producteur mondial) ainsi que de canne à sucre, de café et de bananes.
Ces productions destinées à l’export sont des sources de devises appréciées.
Le Costa Rica n’est pas un grand producteur de drogues comme la Colombie.
La marijuana est pour la consommation locale avec un trafic vermiculaire destiné aux touristes.
Mais la position stratégique du pays sur la route de la cocaïne et sa géographie bousculée en font des repaires utilisés par les narcotrafiquants.
Qui se sont installés dans des zones où ils régissent l’économie souterraine par la peur et la corruption.
Nuisant aux atouts que le CR possède par ailleurs.
Depuis plus de vingt ans, ce pays a pris le train du progrès où il affiche une insolente réussite.
Grâce à des zones franches et une fiscalité compréhensive, ce pays attire les capitaux étrangers, deuxième récepteur d’investissements internationaux juste après le Panama.
Avec des salaires inférieurs de 30 % à ceux des États-Unis, et une éducation de qualité, le CR est en Amérique latine le numéro un en création et production de logiciels.
Si on ajoute le hardware et la téléphonie en sous-traitance, les flux financiers générés sont de l’ordre de 10 milliards de dollars/an.
Le « gringo » n’est peut être pas plus aimé qu’ailleurs, mais il est toujours le bienvenu pour faire du business.
Le Costa Rica est une des rares démocraties de Mésoamérique où la vie était agréable avant que les narcotrafiquants pourrissent tout.
Avez-vous lu Oro du regretté Cizia Zykë mort en 2011 à 62 ans ?
Ce best-seller mondial publié en 1985, bien qu’un brin outré pour maintenir le lecteur en haleine, présente des descriptions de la nature humaine et de la nature tout court qui n’est pas moins sauvage, reflétant une réalité des années 1970-1980 au Costa Rica.
Un joyeux bordel sans les gangs.
Lors d’un bref séjour en France, entre les Amériques et la Polynésie, j’étais tombé un peu par hasard sur Apostrophes.
Un régal. Devant Zykë, le pontifiant Pivot avait l’air d’un petit garçon.
Et parmi les invités, cette grande gueule de Kersauzon n’en menait pas large.
Ça m’amusait.
Je préfère la compagnie de ces personnages sulfureux à celle des petits bourgeois maniérés.
Cizia (Jean-Charles pour l’État civil ou Juan Carlos en terre hispanophone) n’était certes pas le parangon du gendre idéal.
Huaquero (pilleur de tombes comme André Malraux et Lara Croft), grand bagarreur au gabarit impressionnant, chercheur d’or alternant filons et faillites, il opérait sur la péninsule d’Osa, au sud de ce petit pays coincé entre le Nicaragua au Nord et Panama au Sud.
Une terre accueillante pour tous les aventuriers.
Pas de routes, accès par bateau ou avionnette quand le temps le permet, pas de flics, pas de juges, il faut savoir se faire respecter ou dégager.
Pas de supermarchés non plus.
On prélève ce dont on a besoin dans la jungle.
De quoi faire glapir comme des singes hurleurs les écolos qui avaient fait classer le Corcovado en réserve naturelle.
Mais aucun écolo n’était assez couillu pour défier les vrais hommes qui opéraient dans la boue et la chaleur étouffante, motivés par l’espoir de devenir riches.
L’époque de Zykë correspond à une espèce en voie de disparition, celle des mauvais garçons sympathiques et rigolos.
Farceurs et déconneurs, violents seulement si on les embête, amateurs de fêtes débridées et de jolies filles peu farouches.
Malheureusement, ils ont été remplacés par des gangs de narco-trafiquants avec lesquels on ne plaisante plus du tout.
Les querelles qui se réglaient pas des échanges de coups de poing ont été remplacées par des assassinats.
Et les huaqueros et oreros un peu fantasques et anarchistes ont laissé la place à des organisations structurées selon les hiérarchies du crime organisé, employant des sicarios ou tueurs à gages.
Pour les touristes qui ne s’écartent pas des sentiers balisés et des haltes programmées, le Costa Rica était considéré comme un pays sûr.
Mais au début des années 2020, la criminalité a fortement augmenté.
En 2021, six maires dont celui de la capitale San José ont été arrêtés.
Le gouvernement et des partis d’opposition ont été éclaboussés par le noyautage des milieux politiques par des groupes de narcotrafiquants.
Avec sur une année une augmentation des homicides de 38 % !
En 2024, le Gouvernement français a classé le Costa Rica en vigilance renforcée sur France Diplomatie et indiqué : les vols sont les délits les plus courants visant les voyageurs étrangers.
Toutefois, si la petite délinquance constitue la principale menace pour les touristes au Costa Rica, la criminalité violente, notamment les vols à main armée, les homicides et les agressions sexuelles, sont également présents partout.
Selon Gustavo Mata, ancien ministre de la Sécurité, le pays est en train de tomber entre les mains de groupes criminels liés au trafic de drogue.
Contre ce cancer, une seule thérapie efficace : la méthode Bukele.
Par Christian Navis
Source : https://climatorealist.blogspot.com/
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