TRIBUNE LIBRE !
Les médias sont perplexes : et si le jaune Knafo gagnait son Paris ?

Après le Bleu Marine, le Vert Tondelier, voici le Jaune Knafo ?
Le Point et Le Parisien s’interrogent, décryptent, analysent, interprètent. « Un choix très surprenant » pour l’un, quand l’autre se demande si cette « stratégie marketing » sera « un atout payant »…
En tout cas, c'est un choix judicieux pour Sarah Knafo qui s’est imposée dans les médias avec son franc-parler et qui devient à présent inévitable dans les rues de Paris où elle mène sa campagne.
« Le soleil au bout du tunnel »
Le Parisien rapporte que le choix du jaune comme signature visuelle n’a pas été anodin chez la candidate Reconquête : « Le soleil au bout du tunnel », leur aurait affirmé la candidate, une « campagne joyeuse » à l’image de son slogan « Une ville heureuse » et une proximité chromatique avec les gilets jaunes, puisque « ça va avec le thème de la campagne », aurait expliqué son équipe au quotidien.
Pour faire court, le jaune semble être une évidence et vraiment cohérent.
D’autant qu’il n’est pas sans rappeler les bonnets jaunes de la Coordination rurale qui ont fleuri, eux aussi, dans la capitale pour contester le Mercosur.
Pourtant, Le Point veut y voir une erreur, même s'il prêche en réalité pour la paroisse de Sarah Knafo : « Ce choix est curieux en termes de stratégie politique.
En France, cette teinte symbolise l’agitation depuis la crise des gilets jaunes.
Devenue emblématique grâce aux gilets de sécurité routière, elle incarne la révolte contre la fiscalité et le sentiment d’abandon ressenti par certains habitants de la France périphérique.
Un monde bien éloigné de l’Ouest parisien où Sarah Knafo à la cote. »
Rupture visuelle et politique
D’ailleurs, Le Parisien s’interroge aussi : pourquoi faire le choix de cette couleur boudée pas tous les politiques ?
Peut-être, justement, parce qu’il représente la rupture !
Il y a de fortes chances pour que le bleu, couleur censée rassurer, représenter la stabilité, la confiance, la loyauté, l’apaisement, la confiance, ait été quelque peu démonétisé depuis que Macron en a fait sa « couleur fétiche », comme l’expliquait RTL, qui revenait sur sa stratégie de communication vestimentaire en 2022.
Pourtant, le bleu est, selon Gala, qui cite le livre de Michel Pastoureau - Bleu : histoire d’une couleur (Éd. Seuil, octobre 2023) -, la couleur préférée des Français : « tranquillité et sérénité de la mer », « légitimité », « rassemblement »… autrement dit, notre Président a réussi à vider de son sens cette couleur qui depuis la monarchie a toujours été attachée à la France.
Il paraît même qu'elle est « consensuelle », difficile de faire plus éloigné de ce que représente Macron aujourd'hui.
Autant trancher dans le vif à présent, mais que reste-t-il, alors, aux candidats ?
Même Le Point et Le Parisien sont obligés de le reconnaître, il ne reste plus beaucoup de choix.
Le vert des écolos ? Le rouge des cocos ? Le rose des socialos ?
L’orange évoque le MoDem et le violet a « été accaparé par le mouvement féministe Nous Toutes », ajoute Le Parisien.
Enfin, il reste bien les couleurs sombres comme le noir ou le gris, qui auraient une fâcheuse tendance à rappeler un enterrement, peut-être de circonstance mais assez loin de ce que l’on attend des promesses d’un candidat !
Le jaune Knafo gagnera-t-il son Paris ?
Et pourtant, comme il ne faudrait pas que Le Point donne l’impression de faire campagne pour Sarah Knafo, le média souligne bien que « cette teinte évoque aussi bien la puissance que la trahison ».
Couleur de la félonie, de la ruse, de la tromperie, de l’infidélité, de la désillusion, Le Point se demande si cette « couleur jaune [qui] apparaissait d’abord éclatante et lumineuse, avant de se ternir et de griser avec le temps, [n’est pas] encore une allégorie politique ».
Un procès facile et c’est d’ailleurs l’analyse qu’en a fait aussi Quotidien, auquel Sarah Knafo a répondu sans se démonter que « le jaune, c’est le maillot jaune du Tour de France, le soleil au bout du tunnel, les gilets jaunes ; bref : tout ce que vous combattez et que je défends, pour faire demain une ville heureuse ! »
Jean-Michel Aphatie a d’ailleurs souligné ce « jaune tour de France » : étonnant, non ?
Sans doute puisque, sur X, il s’est risqué à une analyse hasardeuse de la une du Figaro Magazine rassemblant « les 200 personnalités qui feront la France de demain » :
« Au milieu de la grisaille, la robe jaune resplendit », est-il forcé de constater, avant de tenter de démontrer par a + b toute « l’entourloupe » qu’il veut voir autour de cette personnalité qui arrive à « ringardiser la plupart des acteurs de la scène politique, ces hommes aux mines tristes, aux costumes identiques, ajoutons-y les femmes qui, comme leurs homologues masculins, nagent avec une aisance consommée dans les copeaux de leur langue de bois rébarbative. »
En attendant, le « jaune Knafo » fait parler !
Reste à savoir si, en mars, le jaune gagnera Paris ou perdra son pari…
ET AUSSI
Anne Hidlago : deux mandats de subventions lunaires et militantes

De l’argent pour des causes loufoques, pour des amis ou des associations au profil très militant. Dernière idée cocasse d’Anne Hidalgo en date : renouveler jusqu’à août 2026 une généreuse subvention pour des ruches au Togo.
Tout commence en février 2024.
À l’époque, le Conseil de Paris adopte l’octroi d’une subvention globale de 80.000 euros à neuf associations différentes s’inscrivant dans le « Label SOLIDEV ».
Parmi ces neuf associations figuraient alors « Apiflordev », une association de développement international qui aide les plus démunis en les formant à l'apiculture moderne et protège la biodiversité.
Pour son projet « Un rucher pour les femmes leaders de Tanjouaré » au Togo (installer 50 ruches et former 15 apicultrices), l’association reçoit alors un généreux chèque de 6.000 euros.
Mais face à la « dégradation de la situation sécuritaire », Anne Hidalgo propose de prolonger la convention initiale pour douze mois supplémentaires avec, à la clef, une enveloppe encore plus généreuse pour l’association.
L'actuelle municipalité parisienne termine en beauté son dernier Conseil de Paris, avec au menu la prolongation d'une convention pour la mise en place de 50 ruches au nord Togo. pic.twitter.com/OdyZ7rs4g9
— Enzo Morel (@mtwit75) January 28, 2026
À ce sujet — Les subventions militantes d’Anne Hidalgo
Forcément, l’annonce du prolongement de cette convention a été vivement critiquée par les opposants de la majorité en place.
Aurélien Véron, élu aux côtés de Rachida Dati, commente : « Pour clore la mandature en beauté, […] la majorité offre un dernier avec l’argent des contribuables parisiens : après 80.000 euros déjà expédiés en 2025, ils remettent ça en 2026 pour les 50 ruches au Togo ».
Sarah Knafo, candidate Reconquête dans la capitale, promet quant à elle de dévoiler dans quelques jours « comment la mairie de Paris a détruit votre argent ».
Des critiques d’autant plus virulentes que la chambre régionale des comptes d’Île-de-France avait alerté sur « la situation financière dégradée » de la Ville de Paris.
Des centaines de milliers d’euros pour des causes militantes
Financer les ruches au Togo n’est pas la première lubie d’Anne Hidalgo qui coûte cher aux Parisiens.
Dans le cadre du « Label SOLIDEV », la capitale finançait ainsi également le « développement durable et […] écoféministe » à Suba, en Colombie (15.000 euros) et la formation de professeurs de karaté à Madagascar (10.000 euros). Il y avait également une subvention de 10.000 euros en faveur de l’association Shakti pour « former et sensibiliser à l’utilisation des marmites norvégiennes »….
Au-delà des subventions loufoques, la ville de Paris, sous le mandat d’Anne Hidalgo, a également largement financé la cause migratoire.
Ainsi, la mairie proposait d’accorder 170.000 euros à diverses associations au nom de « l’accès aux droits ».
Parmi ces associations, on trouvait notamment l’association Droit et Immigration Europe-Maghreb (DIEM), qui travaille à l’intégration des migrants (10.000 euros), le groupe GISTI, spécialisé dans le conseil aux étrangers (22.000 euros), ou encore l’association Les Amis des migrants suédophones en France, qui vient en aide aux personnes déboutées de l’asile en Suède (5.000 euros).
À ces subventions s’ajoute le soutien financier annuel accordé par Anne Hidalgo à l’association SOS Méditerranée : 100.000 euros en 2019, par exemple.
Anne Hidalgo et ses adjoints ont également profité de leurs deux mandats à la tête de la capitale pour aider financièrement des causes écologistes et proches de l’extrême gauche, quitte; parfois, à flirter avec le copinage.
C’est ainsi que la ville de Paris a plusieurs fois renouvelé son soutien à l’association Modulable urbain réactif (MUR), qui avait notamment participé à la réalisation d’une fresque pro-NUPES, quelques jours avant les élections législatives.
Ou encore le soutien au bar Le Hasard ludique, dénoncé par Paul Hatte, un bar dans lequel une soirée en faveur du NFP avait été organisée…
Et les exemples sont nombreux !
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PolitiquePolitique
Municipales 2026 à Paris : Clément Beaune devient le numéro 3 de Pierre-Yves Bournazel face à Rachida Dati
Le Haut-commissaire au Plan Clément Beaune se présente, dimanche 1er février, comme le numéro trois sur la liste du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel à la mairie de Paris.
L’ex-ministre soutenait depuis l’automne une candidature du bloc central face à celle de la ministre de la Culture Rachida Dati.
Les macronistes restent dispersés face à la candidature de Rachida Dati à Paris.
L’ancien ministre des Transports Clément Beaune annonce, dans les pages de La Tribune, dimanche 1er février, être numéro trois sur la liste de Pierre-Yves Bournazel pour les élections municipales de la capitale.
L’actuel Haut-commissaire au Plan estime que le candidat Horizons est “celui qui est engagé depuis le plus longtemps à Paris”.
“Il y aura beaucoup plus de sérieux dans la vie quotidienne.
Je crois que le changement que veulent les Parisiens n’est pas de nature idéologique.
Il relève de la méthode, de la manière de faire”, met en avant Clément Beaune, qualifiant le bilan des sortants à la mairie de Paris comme “celui de la grande négligence”.
L’ex-ministre promet notamment l’ouverture de trois lignes de métro la nuit ainsi qu’une formation et un contrôle dans le périscolaire avant chaque embauche à Paris.
“Ce qui marche avec Anne Hidalgo sera gardé, mais il y aura du concret”, ajoute-t-il.
“Le premier adversaire, ce sont toujours les extrêmes”
En se présentant comme le numéro trois de Pierre-Yves Bournazel, Clément Beaune fait aussi face ouvertement à Rachida Dati.
Le Haut-commissaire au Plan souhaitait depuis l’automne dernier présenter un candidat Renaissance face à la ministre de la Culture à Paris.
“Il n’y a qu’une seule voie pour assumer notre identité et notre projet : avoir un candidat Renaissance ou du bloc central”, avait-il jugé dans une lettre envoyée aux militants parisiens du parti en octobre 2025, rapportait BFMTV.
“Pourquoi, à Paris, ne pourrait-il pas y avoir plusieurs projets différents proposés aux électeurs ?”, répond dans La Tribune Clément Beaune à Rachida Dati, qui accuse Pierre-Yves Bournazel d’empêcher l’alternance dans la capitale.
“C’est étrange d’avoir peur de la compétition et du débat dans une élection”, juge l’ex-ministre.
“Le premier adversaire, à Paris comme ailleurs, ce sont toujours les extrêmes, et d’abord l’extrême droite (...).
Pierre-Yves Bournazel est le seul qui est sans ambiguïté dans le rejet des extrêmes, quels qu’ils soient”, conclut Clément Beaune.
publié le 1 février à 10h08, Lola Uguen, 6Mediashttp
Municipales 2026 à Paris : Clément Beaune devient le numéro 3 de Pierre-Yves Bournazel face à Rachida Dati
Le Haut-commissaire au Plan Clément Beaune se présente, dimanche 1er février, comme le numéro trois sur la liste du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel à la mairie de Paris. L’ex-ministre soutenait depuis l’automne une candidature du bloc central face à celle de la ministre de la Culture Rachida Dati.
Les macronistes restent dispersés face à la candidature de Rachida Dati à Paris.
L’ancien ministre des Transports Clément Beaune annonce, dans les pages de La Tribune, dimanche 1er février, être numéro trois sur la liste de Pierre-Yves Bournazel pour les élections municipales de la capitale.
L’actuel Haut-commissaire au Plan estime que le candidat Horizons est “celui qui est engagé depuis le plus longtemps à Paris”.
“Il y aura beaucoup plus de sérieux dans la vie quotidienne. Je crois que le changement que veulent les Parisiens n’est pas de nature idéologique. Il relève de la méthode, de la manière de faire”, met en avant Clément Beaune, qualifiant le bilan des sortants à la mairie de Paris comme “celui de la grande négligence”.
L’ex-ministre promet notamment l’ouverture de trois lignes de métro la nuit ainsi qu’une formation et un contrôle dans le périscolaire avant chaque embauche à Paris. “Ce qui marche avec Anne Hidalgo sera gardé, mais il y aura du concret”, ajoute-t-il.
“Le premier adversaire, ce sont toujours les extrêmes”
En se présentant comme le numéro trois de Pierre-Yves Bournazel, Clément Beaune fait aussi face ouvertement à Rachida Dati. Le Haut-commissaire au Plan souhaitait depuis l’automne dernier présenter un candidat Renaissance face à la ministre de la Culture à Paris. “Il n’y a qu’une seule voie pour assumer notre identité et notre projet : avoir un candidat Renaissance ou du bloc central”, avait-il jugé dans une lettre envoyée aux militants parisiens du parti en octobre 2025, rapportait BFMTV.
“Pourquoi, à Paris, ne pourrait-il pas y avoir plusieurs projets différents proposés aux électeurs ?”, répond dans La Tribune Clément Beaune à Rachida Dati, qui accuse Pierre-Yves Bournazel d’empêcher l’alternance dans la capitale. “C’est étrange d’avoir peur de la compétition et du débat dans une élection”, juge l’ex-ministre.
“Le premier adversaire, à Paris comme ailleurs, ce sont toujours les extrêmes, et d’abord l’extrême droite (...). Pierre-Yves Bournazel est le seul qui est sans ambiguïté dans le rejet des extrêmes, quels qu’ils soient”, conclut Clément Beaune.
publié le 1 février à 10h08, Lola Uguen, 6Media


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