mercredi 15 avril 2026

AU SUJET DES AGRESSIONS ! LE COMMUNIQUÉ DE L' INSTITUT POUR LA JUSTICE !

 

 

Réveillée à 2h du matin par un homme dans son lit

Courriel de Axelle Theillier - Institut pour la Justice : Réveillée à 2h du matin par un homme dans son lit

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Chère Madame, cher Monsieur,


Avez-vous remarqué qu’à part CNews, les médias ne parlent pas de certaines agressions ? 


Depuis quelques années maintenant, un genre de crime très violent se répand… mais silence radio. 


Je préfère vous prévenir tout de suite, il s’agit d’attaques abjectes qu’il ne me plaît pas de vous décrire.

 

 Mais elles pourraient concerner n’importe quelle femme de votre entourage. 

 

 Aussi, je préfère crever l’abcès.


La semaine dernière, à Romainville, en Seine-Saint-Denis, Madame C., une femme de 74 ans a vécu l’horreur. 


A 2 heures du matin, elle est réveillée par un homme à côté d’elle dans son lit. Elle ne sait bien sûr pas comment il a pu entrer. 


Son supplice commence. Il la torture, la frappe avec une matraque télescopique et la viole.

 Cela dure 1 heure. 1 heure épouvantable pendant laquelle Madame C. a cru qu’elle allait mourir. 


Le prédateur qui s’est introduit chez elle ne voit pas en elle une personne.


Il ne voit pas une vie, ni un âge, ni une fragilité.


Il voit une opportunité. Une opportunité mortifère.

 

 Ces actes sont de la barbarie. 

 

Quand il décampe, malgré son traumatisme, Madame C. trouve la force de prévenir aussitôt la police et dans la foulée, les secours l’hospitalisent. 


Le suspect est immédiatement arrêté dans une voiture garée à proximité de l’immeuble. Il n’a même pas pris la peine de fuir. 

 

Mourad A. a 25 ans, et se dit de nationalité algérienne. 


Il faut vraiment imaginer la violence des faits. 

 

 

 

Une femme de 74 ans, même si elle est en forme, ne peut rien en face d’un prédateur de 25 ans. 


Et cette histoire est loin d’être une histoire inédite ou isolée. Je vous le dis, ce genre d’agressions se répand de plus en plus. 


Les chiffres officiels (cités au Sénat) indiquent qu’en 2024, 2 242 victimes de violences sexuelles avaient plus de 60 ans. 

 

Et parmi les femmes de 75 ans ou plus, il y avait 573 victimes de violences sexuelles, dont 154 de viol ou tentative de viol…

 

Autrement dit, en 2024, tous les 2 jours en France, une femme de plus de 75 ans subissait un viol ou une tentative.


 

C’est terrifiant 


Nous nous inquiétons naturellement pour nos enfants. 

Mais nous devons aussi nous inquiéter pour nos mères âgées et nos proches. 

 

Aucune d’elles ne devrait subir un tel sort. 


Les prédateurs choisissent leurs proies. Il est tellement plus simple de s’en prendre à une personne fragile, vulnérable. 


Il y a dix jours, par exemple, dans un parc en Essonne, une femme atteinte de trisomie a été violée par un homme qui n’a pas été retrouvé.


Et que dire de Christophe ? 

 

Dont la maman a longtemps témoigné dans le collectif des victimes qui rejoignent l’IPJ. 

Ce jeune homme autiste a été violé par un homme plus âgé. 


En fait, dans toutes ces histoires, il ne s’agit pas seulement de crimes.

 Mais nous y voyons une rupture :


  • Rupture avec l’idée que l’âge protège.

  • Rupture avec l’idée que chez soi, on est à l’abri.


  • Rupture avec la sanctuarisation des plus faibles. 

  • Rupture avec la dignité la plus élémentaire.


Alors, oui, pour répondre à cette barbarie, notre pays a besoin d’une Justice à la hauteur. 


D’une Justice qui dissuade de commettre des crimes, de saisir “des opportunités”. 


D’une Justice qui punisse les criminels et qui protège les victimes. 


 

Et pour les victimes, la route est encore longue…


Dans notre système, la voix des victimes n’est pas assez écoutée.

 

 Il faut pourtant la défendre et donner toute sa place, avant, pendant et après le procès à la victime. 


A cet égard, je suis fière du travail que nous réalisons avec l’Institut pour la Justice.

 Et fière de la tribune parue hier dans le Figaro signée par des grands magistrats, avocats, acteurs de la chaîne pénale et des victimes. 


Cette tribune porte une idée simple et juste : la justice pénale ne peut pas ignorer la parole et les droits des victimes.

 

 Nous dénonçons un angle mort majeur de notre système judiciaire. 


Alors même que la victime est au cœur du procès en tant que partie civile, elle est privée d’un levier essentiel pour contester une décision qu’elle juge injuste. 


Refuser ce droit, c’est entériner une justice à deux vitesses et maintenir les victimes dans une position d’impuissance. 


Depuis sa création, l’IPJ se bat pour cette mesure, il est grand temps de corriger cette aberration juridique et de replacer réellement les victimes au centre du procès pénal.


Je vous invite à lire notre tribune : 


https://www.lefigaro.fr/vox/societe/la-victime-doit-pouvoir-faire-appel-d-une-decision-de-justice-penale-20260413

JE LIS

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