REVUE DE PRESSE !
La fameuse « exception bretonne » en somme !
Romain Pasquier écoute peut-être trop son coeur de Breton et se laisse bercer d’illusions.
La Bretagne, sur le sujet, n’a pas de différence fondamentale avec le Nord-Pas de Calais, la Sarthe ou la Picardie, elle a tout simplement du retard dans la découverte de la joyeuse immigration. Mais ce retard, elle le rattrape à marche forcée.
Jusqu’alors, l’immigration c’était à la télé.
C’était les émeutes en région parisienne ou les marchés à boubous de Marseille, mais ce n’était pas à Locminé.
Ca ne pouvait pas être à Locminé.
Aujourd’hui, grâce au grand patronat de l’agro-alimentaire, cette immigration est désormais chez nous et la découverte est brutale !
D’où les scores du RN multipliés par deux-trois ou quatre dans certaines communes.
Prenons la petite ville de Bulat-Pestivien, dans le Trégor, fief rouge s’il en est.
A l’élection européenne (où les critères locaux ne rentrent pas en compte) de 2014, Myriam Martin du Front de Gauche (ancêtre de LFI) arrivait en tête avec 29,10% (55 voix) suivi de Yannick Jadot (écolo) parce que la terre allait exploser d’ici trois semaines, avec 12,70% (24 voix).
En 2024, changement complet : Jordan Bardella arrivait en tête avec 24,52% (51 voix) suivi de Glucksmann avec 14,42% (30 voix).
En dix ans, le score du RN à Bulat a été multiplié par deux en nombres de voix et par trois en pourcentage.
Cette tendance se retrouve dans une grande partie de la Bretagne et notamment du Centre-Bretagne.
Entre le « coup de tonnerre de Dreux en 1983 » et le « séisme du 21 avril 2002 », il aura fallu 20 ans.
Et il n’y avait pas CNews, Breizh-Info, le JDD, Europe 1, etc… pour donner un autre narratif aux électeurs biberonnés du matin au soir au fiel du Camp du Bien et au robinet d’eau tiédasse de Ouest-France !
Le 21 avril 2002, il n’y avait pas d’immigrés dans le Centre-Bretagne ou très peu.
Aujourd’hui, il y en a partout !
C’est ce changement démographique et culturel qui fait voter petit à petit les électeurs pour le Rassemblement National ou Reconquête.
Et ce n’est pas « l’empreinte démocrate-chrétienne » ou « la JAC » comme semble le dire Pierre Méhaignerie dans le même numéro de Bretons qui vont les empêcher de le faire de plus en plus.
Le Grand Remplacement s’est imposé à la Bretagne et la Bretagne va faire comme les autres régions : elle va Grand Remplacer sa classe politique de naïfs ou de complices.
Ce que Romain Pasquier aurait pu dire également, c’est que le RN n’a, par contre, pas encore trouvé sa classe politique en Bretagne.
Entre fâcheries (Bertrand Iragne à Vannes par exemple), décisions d’en haut et copinage (l’intronisation de Kersauzon, grand copain de Marine), révélations (les dernières municipales de Saint-Malo), chef de file normand, tiédeur à défendre la culture bretonne et les langues de Bretagne, sans parler des candidats qui « n’incarnent » pas forcément la fonction, le RN n’est pas encore mûr pour la Bretagne.
Car la problématique est celle-ci : ce n’est pas la Bretagne qui n’est pas mûre pour le RN comme Romain Pasquier le déclare, du fait de mythiques amortisseurs historiques, associatifs et autres; c’est plutôt le RN qui n’est pas encore mûr pour la Bretagne.
Si le RN se trouve une ou plusieurs figures de proue qui rompent avec le côté « Troisième République » du RN parisien pour se couler dans la spécificité bretonne, la Bretagne tombera tôt ou tard dans l’escarcelle du RN.
Car le Grand Remplacement joue pour lui et se vit localement comme une terrible accélération de l’Histoire.
Ce que le Nord-Pas-de-Calais a connu en 50 ans, la Bretagne le connaît en 15 ans.
Le politologue Romain Pasquier ne semble pas comprendre cela et c’est fort dommage.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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