mercredi 1 avril 2026

À SIX-FOURS : LE MAIRE SORTANT ( LR ) N' ACCEPTE PAS SA DÉFAITE !

 

[REPORTAGE] 

 

Six-Fours : le maire sortant n’accepte pas 

 

sa défaite face au RN

La transition ne se passe pas bien, dans cette commune du Var remportée par Frédéric BoccalettPicture of Gabriel Bendayan
Frédéric Boccaletti et Jean-Sébastien Vialatte

La soirée du 22 mars a été particulièrement longue, à Six-Fours-les-Plages, commune varoise de 37.000 habitants.

 Le député RN de la circonscription, Frédéric Boccaletti, l’a emporté au second tour avec seulement 21 voix d’avance sur près de 20.000 suffrages exprimés.

 Il faisait face au LR Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours depuis 31 ans.

 

Frédéric Boccaletti tend la main à l’opposition

Une victoire sur le fil, mais une victoire quand même, qui a permis à Frédéric Boccaletti d’être largement élu par le nouveau conseil municipal, le soir du 27 mars. 

Très ému, le nouveau maire a rapidement affiché une volonté d’apaisement, tendant la main à l’opposition et promettant des débats respectueux. 

Frédéric Boccaletti est même allé jusqu'à rappeler à l’ordre ses propres supporters alors qu’ils invectivaient le conseiller municipal d’opposition Jérémy Vidal (le maire sortant, Jean-Sébastien Vialatte, n’étant pas venu).

 

Des fraudes électorales à Six-Fours-les-Plages ?

Cela n’a pas empêché Me Vidal d’annoncer un recours au tribunal administratif pour faire annuler l’élection. 

En conseil municipal, Frédéric Boccaletti s’est dit « extrêmement serein », annonçant que ses propres équipes avaient relevé des faits « extrêmement graves » autour du scrutin.

 Au micro de Boulevard Voltaire, Frédéric Boccaletti a même ajouté cette évidence : ce n’est pas lui, mais bien l’équipe sortante, qui a organisé le scrutin !

 

VIDÉO:    https://www.youtube.com/watch?v=5-qLg8LOyWk

Malgré la main tendue de Frédéric Boccaletti, l’équipe municipale sortante a donc refusé sa défaite, allant jusqu’à vider les armoires et les bureaux de la mairie avant de quitter les lieux. 

 

Une attitude absolument pas républicaine, c’est le moins que l’on puisse dire.

 

 Source et Publication :   https://www.bvoltaire.fr/reportage-six-fours

 



FLAMBÉE DU PRIX DES CARBURANTS ! DES SOLUTIONS EXISTENT ..........

 TRIBUNE LIBRE !


Flambée du prix des carburants : et si on suspendait les certificats d’économie d’énergie ?

Une telle mesure ferait hurler les écologistes et effrayerait le gouvernement Lecornu.
@Pexels
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Un mois après le début du blocus iranien du détroit d’Ormuz, les prix à la pompe ont flambé, mais alors que les professionnels manifestent, voilà que la pénurie menace.

Difficile de savoir, exactement, combien de pompes à carburant sont à sec Le 30 mars au soir, les estimations faisaient état de quelque 800 stations-service manquant de carburant. 

Ce 31 mars, le chiffre serait monté à plus d’un millier, sur les près de 10.000 stations que compte la France, comme le confirme la carte en ligne penurie-carburant.fr.

L’effet TotalEnergies

Ce gonflement subit serait dû au réseau TotalEnergies. 

Le pétrolier avait, en effet, décidé de bloquer ses tarifs à la pompe dans ses 300 stations métropolitaines, au début de la crise, et ce, pour une période d’un mois.

 Le prix du litre des carburants essence est donc actuellement bloqué à 1,99 euros et celui des diesel à 2,09 euros.

TotalEnergies ayant confirmé mettre fin à ce gel tarifaire à la fin mars, les automobilistes ont été nombreux à se ruer sur la station de la marque la plus proche pour faire le plein avant le 1er avril, ce qui a mis à sec de nombreuses réserves. 

La direction du groupe a, depuis, annoncé, dans la journée du 31 mars, proroger son gel des prix jusqu’au 7 avril.

 

Mais la valse tarifaire dans le réseau TotalEnergies n’explique pas à elle seule la pénurie constatée.

 Pour le spécialiste de l’énergie Philippe Charlez, contacté par BV, ce qui arrive n’est pas si surprenant.  

« Il y a un mois, sur la question de savoir si nous subissions un nouveau choc pétrolier, j’avais expliqué que dans un tel cas, il y a deux étapes. 

Dans un premier temps, on constate une augmentation des prix qui anticipe une pénurie, puis arrive la pénurie physique elle-même. »

Serions-nous donc au début de cette deuxième phase ?  

« Les pétroliers qui acheminent le pétrole depuis Abou Dabi sont ralentis dans une file d’attente lors de leur passage du canal de Suez, puis reprennent leur route jusqu’à Rotterdam. 

 

Ce voyage leur prend environ un mois. » Voilà qui correspond donc bien au temps passé depuis le début du blocus du détroit d’Ormuz… 

 « En effet, confirme Philippe Charlez, les derniers pétroliers qui ont pu passer arrivent en ce moment en Europe.

Jusqu’à présent, les premiers cas de pénurie que l’on constate sont purement d’ordre psychologique. 

Mais désormais, les raisons en seront physiques, du fait d’une baisse des quantités livrées. »

Une pénurie importante, mais partielle

La tension montante autour de cette crise pétrolière a relancé les débats autour des « stocks stratégiques ». Leur existence remonte aux années 1970. 

 « Ils ont été créés à la suite du premier choc pétrolier par les pays de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], adhérents de l'Agence internationale de l'énergie, qui en gère les stocks et une utilisation mutualisée », rappelle Philippe Charlez.

 

Et c’est une partie de ces stocks, 426 millions de barils, qui a été mise progressivement sur le marché à partir du 19 mars afin de freiner la flambée des cours.  

« Après une montée rapide des prix à plus de 100 dollars le baril, cela a permis de stabiliser les prix et nous sommes restés depuis un mois entre 100 et 117. »

 

En France, tous les carburants sont touchés par la hausse, mais plus fortement le gazole, du fait du parc professionnel, mais aussi du parc existant encore important sur le marché des voitures pour particuliers.

 N’oublions pas, non plus, la pénurie d’engrais azotés, qui sont fabriqués à base d'ammoniac au Moyen-Orient.

 

Parlant de pénurie, elle est tout de même relative. 

 « Le trafic normal du détroit d’Ormuz est de vingt millions de barils/jour », rappelle Philippe Charlez, qui note cependant que le pipeline qui traverse la péninsule Arabique, « pour l’instant encore en service malgré la menace des Houthis, a un débit de sept millions de barils/jour »

Par ailleurs, le blocus d’Ormuz n’est pas hermétique, « il y a quelques pétroliers qui sortent. 

Au total, disons qu’il y a actuellement un déficit de dix à onze millions de barils/jour sur les marchés mondiaux. 

Environ 10 % de la production habituelle. 

C’est beaucoup, mais tout n’est pas bloqué. »

 

La péninsule Arabique n’est pas la seule région productrice, rappelle Philippe Charlez : « L'Afrique, la Chine, les États-Unis ou encore la Russie continuent de produire. 

Et peuvent donc nous alimenter ? 

Sauf que cela nous coûte cher, puisque nous ne sommes pas producteurs nous-mêmes, mais seulement consommateurs. 

Y compris de pétrole russe, d’ailleurs, de façon détournée. 

Nous l’avons toujours été et le resterons. » 

 Dans cette affaire, il ne faut bien sûr pas oublier le gaz et le kérosène. 

La crise pourrait bientôt pénaliser le trafic aérien.

Suspendre les certificats d'économie d'énergie ?

Que faut-il faire pour faire revenir les tarifs à des niveaux acceptables ? « Le blocage des prix à la pompe, que réclame LFI, est irréaliste, et "faire payer TotalEnergies" est de la pure démagogie », explique Philippe Charlez.  

« Je ne suis pas non plus convaincu qu’il soit une bonne solution que de baisser la TVA de 20 à 5,5 %, comme le propose le RN, car cela pèserait sur les finances publiques, et donc sur notre endettement. »

 

La solution serait, selon lui, le temps que la crise se résolve, « une suspension temporaire des certificats d'économie d'énergie, qui financent les énergies renouvelables.

 Cela ferait descendre le prix du carburant à la pompe de 17 à 18 centimes le litre. »

  Une solution économiquement viable et intéressante, en effet, mais politiquement peu envisageable. 

 

Tout ce qui touche au financement des usines à gaz écologiques en général, et à celui des éoliennes en particulier, fait partie du pacte passé entre Sébastien Lecornu et ses soutiens socialistes et écologistes.

 

 Son passage en force sur la PPE3 montre combien tout ce qui est « vert » est tabou, pour le gouvernement.

 Question de survie.

 

 

Picture of Etienne Lombard

Etienne Lombard
Journaliste

 Source :   https://www.bvoltaire.fr/

SAINT-DENIS : VERS UNE REFONDATION SYMBOLIQUE DE LA BASILIQUE ROYALE ?

 HUMOUR ET DÉRISION  ???

Saint-Denis : vers une “refondation symbolique 

et inclusive” de la basilique ? 

Un projet qui interroge

À Saint-Denis, les premières semaines de la nouvelle municipalité ne cessent de surprendre. 

Après les polémiques autour de la police municipale et de l’administration locale, un nouveau chantier, autrement plus symbolique, pourrait bientôt s’ouvrir : celui du devenir de la basilique royale.

Selon plusieurs sources concordantes au sein de la mairie, un groupe de travail aurait été discrètement constitué pour réfléchir à une “réinterprétation contemporaine” du site, considéré comme “héritage d’un récit national dépassé”. 

Classée au patrimoine mondial, la Basilique de Saint-Denis abrite depuis des siècles les sépultures des rois de France. 

Mais certains élus locaux estimeraient aujourd’hui que ce lieu, “chargé d’une mémoire verticale et monarchique”, ne correspond plus à “la réalité sociologique et culturelle du territoire”.

 

Un projet “mémoriel” inédit

Parmi les pistes évoquées — encore à l’état de réflexion — figure une mesure qui ne manquerait pas de faire débat : la “relocalisation progressive” des gisants royaux vers des espaces muséographiques adaptés.

Officiellement, il ne s’agirait pas de “faire disparaître” ce patrimoine, mais de le “contextualiser autrement”, dans une logique pédagogique.

 En interne, certains parlent plus directement d’un “changement de paradigme mémoriel”.

Une source proche du dossier évoque même un calendrier qui pourrait coïncider avec les échéances culturelles de 2027.

 

Une transformation du lieu ?

Autre piste à l’étude : une évolution de l’usage du bâtiment lui-même. 

Toujours selon ces mêmes sources, la basilique pourrait devenir un espace “hybride”, accueillant différents types d’activités culturelles, spirituelles et sociétales. 

Un élu évoque ainsi, sous couvert d’anonymat, “un lieu ouvert, inclusif, où toutes les expressions contemporaines pourraient cohabiter, qu’elles soient religieuses, sociales ou militantes”.

 

Certains documents de travail mentionnent notamment :

  • des créneaux dédiés à des associations locales (Soutien à la Palestine, associations de défense des LGBT, écologie inclusive)
  • des événements autour des luttes contemporaines
  • et une réflexion sur “la pluralité des spiritualités présentes sur le territoire”, la basilique pouvant être destinée, dans les années à venir, à être pourquoi pas transformée en mosquée pour mieux correspondre aux populations locales.

 

Entre symbole et rupture

Si rien n’est officiellement acté à ce stade, ces pistes traduisent une volonté plus large : celle de redéfinir les symboles dans une ville devenue, aux yeux de ses nouveaux dirigeants, “laboratoire de la Nouvelle France de demain”.

Reste à savoir jusqu’où ira cette ambition. 

Car toucher à la basilique de Saint-Denis, c’est toucher à plus de mille ans d’histoire. 

Et dans un pays où la mémoire reste un sujet inflammable, ce type de projet pourrait bien dépasser largement les frontières de la Seine-Saint-Denis.

 

 

(Si vous êtes arrivés jusqu’ici… vous avez peut-être remarqué que certaines “pistes” sentent légèrement le poisson 🐟. 

Nous sommes le 1er avril.)

 

Photo : D

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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