« Il a accéléré pour l’écraser »
L’affaire a eu lieu en 2024.
Les circonstances sont globalement les mêmes : un cycliste, Paul Varry, la vingtaine, circule tranquillement à vélo dans Paris.
C’est alors qu’il voit une grosse Mercedes qui roule sur la piste cyclable.
Le conducteur, en retard pour un rendez-vous, lui ordonne de se décaler.
Paul refuse, la voiture n’a rien à faire sur la piste.
Il ne bouge pas. Le conducteur prend alors de l’élan et percute violemment le jeune homme.
Le choc est terrible. Paul décédera sur place.
Le chauffeur, Ariel M. avait déjà été condamné à plusieurs reprises, pour des faits d’escroquerie, mais aussi de violences, de soumission d’une personne vulnérable ou dépendante à des conditions de travail indignes, et de menaces pour extorsion de fonds.
Si je vous parle de ces deux drames c’est que pour les médias, il ne s’agit que de simples “faits divers”.
Or moi je ne suis pas d’accord avec ce constat.
Ce sont des faits révélateurs.
Révélateurs du processus de décivilisation, d’ensauvagement de notre société.
Des conflits sur la route, on en a tous eu. Et c’est vrai que certains automobilistes et certains cyclistes ont des comportements odieux.
Mais en France, pays “civilisé”, on ne se tue pas pour ça !
L’un de mes fils fait ses études à Paris. Et je sais que parfois, il rentre à vélo. Je ne lui reproche pas ! Les soirs d’été, quel bonheur que de longer les quais de Seine…
Mais je suis terrorisée à l’idée qu’il lui arrive quelque chose.
Et avant de m’endormir, lorsque mes pensées se tournent vers lui et m’empêchent de trouver le sommeil, je me dis que finalement le combat de l’Institut pour la Justice est celui-ci : faire en sorte que notre civilisation ne sombre pas dans la violence aveugle.
Que mon fils puisse filer sur son vélo à Paris, dans notre village et partout en France sans craindre pour sa vie.
Et contre cette violence aveugle, le premier rempart c’est la Justice.
Si Ebrahim A. et Ariel M. la craignaient, ils n’auraient sûrement pas choisi la voie du crime…
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