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Une vive polémique secoue l’Ukraine à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un adolescent de 14 ans évacué d’un bâtiment militaire près de Kiev, au cœur d’accusations de maltraitances graves, de torture et de détentions illégales commises par des membres de la Garde nationale ukrainienne.
Cette affaire suscite une immense indignation locale et a poussé des centaines de personnes à manifester.
Soldats séquestrés, un adolescent sous le choc
La rumeur d’un « centre de torture » clandestin s’est propagée à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Des proches de soldats et des habitants se sont rassemblés devant une caserne de la Garde nationale à l’extérieur de Kiev.
Une vidéo virale montre un garçon de 14 ans, livide et visiblement en état de choc, enveloppé d’une couverture et extrait du bâtiment.
Un médecin ayant accédé à la propriété a fait état de la présence d’environ 25 personnes.
Parmi elles, des militaires présentaient de graves blessures (dont un avec une colonne vertébrale brisée et un autre sévèrement battu).
La foule en colère a tenté de forcer les grilles de la caserne aux cris de : « Qui vous a donné le droit de torturer les gens ?
La guerre ne donne pas le droit de torturer ! ».
Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants.
« Qui vous a donné le droit de torturer les gens ? »
Face à la gravité des accusations et à l’émeute, le commandant de la Garde nationale ukrainienne, le général Oleksandr Pivnenko, a pris la parole et a admis que quatre soldats, interpellés pour désertion ou abandon de poste (départ de leur unité sans autorisation), avaient subi des violences physiques.
Ces détenus blessés ont été transférés vers un établissement hospitalier pour y recevoir des soins.
Le général Oleksandr Pivnenko a affirmé que des investigations ont été immédiatement ouvertes pour déterminer l’étendue des exactions, les raisons de la présence de cet adolescent de 14 ans dans l’enceinte militaire, et identifier l’ensemble des responsables de ces abus au sein des troupes.

Des tirs contre la foule
Mais la répression des manifestants a pris une tournure inquiétante.
Le député de la Rada Dmytruk a déclaré que la foule venue montrer son indignation a été violemment réprimée.
Après les gaz lacrymogènes, des manifestants ont été rudement frappés et des coups de feu ont été tirés.
«Il y a des morts et des blessés graves», a écrit le député Dmytruk sur Telegram.
La publication «Strana» a publié des images du lieu des événements, et d’un témoin blessé à la tête.
La police a arrêté une femme médecin qui avait publiquement parlé de la cave utilisée comme lieu de torture, où des personnes étaient détenues et mutilées de force, a déclaré l’ancien député Mosiichuk.
L’AfD demande au chancelier allemand d’interpeler Zelensky sur cette affaire
Alice Weidel, co-présidente du parti d’extrême droite allemand AfD (Alternative pour l’Allemagne), a partagé sur son compte X (anciennement Twitter) les affirmations de certains comptes (notamment celles de l’analyste Glenn Diesen) évoquant la découverte d’une « chambre de torture de Zelensky » près de Kiev où auraient été séquestrés plus de 40 hommes et le fameux adolescent de 14 ans.
Profitant de la visite officielle du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Berlin le 3 novembre 2026, Alice Weidel a officiellement demandé au gouvernement allemand (et au chancelier Friedrich Merz) d’interpeller directement le président ukrainien sur le cas de cet adolescent et sur ces allégations de torture.
Par Léo Kersauzie

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