lundi 7 septembre 2026

PRÉSIDENTIELLE : QUAND MÉLENCHON FAIT LA PROMOTION DU VOILE ISLAMIQUE À LILLE ........

 

 


 REVUE DE PRESSE !

Mélenchon traite Bardella de « fasciste » et fait la promotion 

du voile islamique

 LU, VU ET ENTENDU !
Mélenchon a franchi un nouveau cap de violence verbale, qui n'augure rien de bon pour la suite de la campagne.
Capture d'écran YT JEAN-LUC MÉLENCHON
Capture d'écran YT JEAN-LUC MÉLENCHON

Mélenchon était en grande forme, ce samedi 5 septembre, lors de son meeting organisé à la célèbre Braderie de Lille.

 Comment ne se sentirait-il pas porté par les événements, alors que le centre macroniste comme les socialistes sont divisés et peinent à se choisir un leader ? 

D'ailleurs, un sondage Cluster 17 pour Le Point le donne en position de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, même si Édouard Philippe est le candidat unique du centre macroniste, avec un 17-18 % qui semble solide (lisez, sur ce sujet, l'analyse éclairante de Rodolphe Cart).

Et pour tenter de faire grossir ce socle de début de campagne (performance qu'il réalisa lors des deux précédentes présidentielles), il a joué sur ses deux tableaux favoris : la bonhomie populaire et la violence radicale.

 

Mélenchon, la démagogie tranquille

D'un côté, donc, le Mélenchon bonhomme, rassurant, plein de bon sens, à peine démago. 

Et capable de ratisser large.

 Sur la dette et les besoins de financement : « Notre pays est plein d’argent. Dans l’assurance vie, il y a 2.000 milliards. 

Dans la Caisse des dépôts et consignations, il y a 1.800 milliards.

 Dans le Livret A, 400 milliards. Il faut trouver l’arrangement pour que ces sommes puissent être dirigées vers les investissements dont notre pays a besoin. 

» Pas d'erreur sur les montants, juste quelques questions sur « l'arrangement » à trouver ! 

Il est également revenu sur sa proposition de « foutre au feu » une partie de notre dette

 

Selon lui, « la BCE a un gros tas de titres de dette française », ce qui permet d'affirmer : « Je propose que cette dette à la BCE soit annulée, mise au feu, au frigo ou suspendue au plafond. 

 

» Proposition qui a visiblement fait mouche dans l'opinion, puisque selon un sondage YouGov réalisé pour Le HuffPost publié ce samedi, 43 % des Français y sont favorables, quand seuls 31 % s’y opposent et 27 % n’ont pas d’avis.

 Un sondage cité par le leader insoumis, pas peu fier d'avoir imposé un thème original et semé le doute sur ce sujet où son camp était initialement sur la défensive.

 

Dans l'attirail du leader « jauressien », on relèverait une tirade sur la misère et la dignité, et la nécessité de pouvoir déclencher en France un « état d’urgence social » : « Ce pays souffre dans sa profondeur, il souffre dans la dignité qui est celle des pauvres gens qui toujours, comme ils disent, ne veulent pas déranger.

 On a sa fierté, on n’affiche pas sa misère dans notre pays », lance Mélenchon. 

 « Mais cette souffrance est là, elle a le droit d’être dite, exprimée sur la place publique, pour y faire face. 

Il faut que notre pays dispose d’un moyen de décréter l’état d’urgence social. » 

 

 Mêmes trémolos quand il évoque les maladies : « Il faut que le peuple français soit moins malade et n’ait plus à craindre l’inexorable cancer, les deuils qui vont avec, le diabète et les autres maladies qui sont toutes des maladies politiques. » 

 

 Là encore, cela ne mange pas de pain, mais cela risque d'atteindre bien des cibles.

 

Gaza et le voile en étendard, Bardella comme cible

Mais voilà, Mélenchon marche sur ses deux jambes et sait qu'il a besoin de sa radicalité pour mobiliser l'électorat immigré et arabo-musulman. 

D'où la Palestine et Gaza, présents dès le début du discours ; d'où la défense du voile islamique, dès le début encore ! 

 

Pour lui, la proposition d'interdiction de Marine Le Pen n'est qu'une « inepte discussion » qu'il accuse de préparer une « guerre de religion », feignant de ne pas voir que le voile islamique et toutes les revendications sont précisément des instruments de conquête, et non une simple mode féminine.

 Mais ce samedi, Mélenchon a franchi un nouveau cap de violence verbale qui n'augure rien de bon pour la suite de cette campagne présidentielle : il a traité Jordan Bardella de « fasciste »

 

Commentant l'accord Bardella-Farage sur l'immigration, il n'a pas hésité à déclarer : « Sans qu’on lui ait rien demandé, il promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu’ils voudront mettre dehors, et qu’ensuite, nous nous chargerions de les expulser de chez nous.

 Comment peut-on être aussi misérable ? 

Ce n’est pas la France qui parlait, mais seulement un fasciste, sans réputation. » 

 Là encore, Mélenchon feint d'ignorer que la fascisation de l'adversaire le désigne à ses troupes comme une cible. 

 

Pourtant, le meurtre de Quentin Deranque par des proches de l'un de ses députés devrait l'amener à une certaine retenue.

 

Source et Publication :  https://www.bvoltaire.fr/melenchon

 


 

 

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