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« Tout blancs, tout moches que vous êtes » : Mélenchon visé par une plainte pour racisme anti-Blanc
Samedi 5 septembre, l'AGRIF (l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) a déposé deux plaintes avec constitution de partie civile au tribunal judiciaire de Paris, visant Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle, et Imane Hamel, coordinatrice de la campagne antiraciste de LFI, pour « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de l'appartenance à la race ».
En cause, des propos tenus par le candidat insoumis, le 18 mars dernier, qui critiquait « les réacs qui se sont tous mis à hurler » alors qu’il assurait que la basilique de Saint-Denis n'aurait pu être construite « si vous n'aviez pas demandé aux musulmans comment on fait ».
Il avait raillé la culture gothique, avant de saluer la réussite de l'Afrique « pour qu'à la fin, ici, vous soyez en train de faire les malins, tout blancs, tout moches que vous êtes ».
À ce sujet — [POINT DE VUE] « Tout blancs, tout moches que vous êtes » : nouveau dérapage de Mélenchon
La seconde plainte cible Imane Hamel, qui avait déclaré au meeting de Clichy-sous-Bois, le 16 octobre 2025, que « par une réécriture de l’Histoire, le peuple français est réduit à une lignée de sang à la culture sclérosée », avant d'ajouter : « Nous ne sommes pas moins français que celui dont la seule gloire malheureuse est d'être né blanc. »
Yann Baly, président de l’AGRIF, qui a déjà pesé dans l’affaire de Crépol pour que la Justice retienne la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc, confie au Figaro : « Ces paroles, dans le climat délétère actuel, peuvent conduire certains à passer à l’action.
Nous avons décidé de ne plus rien laisser passer. »
ET AUSSI
[REPORTAGE]
Nous avons testé pour vous : une semaine en immersion… à Bobigny !
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- Jean Kast
- Articles, EVENEMENT DU JOUR, Reportages/Grandes enquêtes
C’est le genre de vacances que l’on n’oublie pas.
Cet été, alors que les incendies ravageaient le Sud-Ouest, il nous a fallu quitter précipitamment la région. Direction la région parisienne, où un ami a proposé de nous accueillir quelques jours.
Nous voilà donc partis pour un séjour d’immersion à Bobigny, loin des plages, des terrasses ensoleillées et des belles destinations estivales.
Une semaine riche en découvertes… et en surprises.
Une ville où coule l’argent public
À peine sorti du métro Pablo-Picasso, une chose saute aux yeux : Bobigny est tout sauf une ville délaissée.
La rénovation des alentours est visiblement très récente.
Autour de la station, le nouveau Cœur de ville a fait surgir logements, voiries et équipements, tandis que les chantiers se multiplient dans plusieurs quartiers.
La municipalité revendique d’ailleurs un « très haut niveau d’investissement ».
En 2025, son budget prévoyait ainsi 92,5 millions d’euros d’investissements, sur un budget total de 238 millions.
Une enveloppe conséquente qui permet de financer une succession de projets : nouveau pôle maternel Maximilien-Robespierre, groupe scolaire du Pont-de-Pierre, rénovation de la Maison de quartier de l’Étoile, nouveaux locaux pour la prévention et la tranquillité publique, transformation d’un terrain en square boisé ou encore réaménagement des quartiers Paul-Éluard, Chemin-Vert et Abreuvoir.

@BV
D’où vient tout cet argent ? De partout, ou presque.
La ville de Bobigny n’est pas seule à mettre la main au portefeuille : département, région, Est Ensemble, Métropole du Grand Paris et bailleurs sociaux participent, à des degrés divers, à la transformation de la commune.
À cela s’ajoutent les divers mécanismes de l’État destinés aux communes jugées défavorisées.
En 2025, Bobigny a ainsi bénéficié de 24 millions d’euros de dotation globale de fonctionnement (DGF), dont près de 19,5 millions au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU), ainsi que de 6,1 millions d’euros du Fonds de solidarité des communes de la région d’Île-de-France (FSRIF).
Surtout, la ville compte 44.479 habitants, soit 81 % de sa population, dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.
Elle bénéficie donc à plein des dispositifs destinés aux territoires dits « populaires ».
À cela s’ajoute le gigantesque programme de renouvellement urbain de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), dont le montant atteint 168,67 millions d’euros de concours financiers prévisionnels pour Bobigny…
Des dizaines d’agents RATP à l’utilité mystérieuse
En bas des bâtiments flambant neufs, les différentes lignes de transports publics s’entrecroisent.
Bus, métro, tram… la population locale bénéficie de moyens de locomotion aussi nombreux que récents. Et ce n’est pas fini : la ville sera prochainement desservie par la toute nouvelle ligne 15 du Grand Paris Express.
Deux gares sont actuellement en construction et leur ouverture est prévue en 2031.
En attendant l’inauguration de cette nouvelle ligne express, les Balbyniens composent avec le réseau déjà existant.
La station Pablo-Picasso fait figure de pôle de transports majeur à Bobigny.
En y passant, on ne peut manquer de noter la présence de nombreux agents RATP vêtus de gilets verts. Officiellement, leur mission est d’informer les voyageurs, les orienter, les assister en cas de perturbation, gérer les flux ou encore veiller au bon fonctionnement de la station.
Des agents recrutés en CDI, au salaire fixe de 27.000 euros bruts annuels sur treize mois, hors primes. Mais lors de nos différents passages à Pablo-Picasso, à des heures et des jours différents, c’est surtout leur oisiveté apparente qui nous a frappé : des individus assis, parfois par groupe de six ou sept, discutant entre eux, sans jamais aucun voyageur à renseigner ni flux particulier à gérer.
De quoi s’interroger sur leur utilité réelle, mais aussi sur la politique de recrutement de la RATP et sa volonté affichée de s'appuyer sur « le réseau des grands frères pour recruter des personnes issues de la diversité et des quartiers ».

@BV
S’agit-il d’un réel recrutement au mérite ?
Ou d’emplois visant aussi à maintenir un semblant de paix civile et à éloigner certains jeunes des trafics et autres activités illicites ? Mystère.
Il n’en reste pas moins que ces jobs à l’utilité très relative sont financés sur des deniers publics…
Un remplacement et ses conséquences
L’autre évidence qui crève les yeux de tout visiteur concerne le profil des habitants de Bobigny.
En quelques décennies, le peuple historique y a presque totalement disparu. « Les Français de souche n’existent pas », martèlent Pigasse ou Bagayoko, et, en marchant dans les rues de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, on pourrait presque les croire.
Il faut dire que la multiplication des logements sociaux n’est sans doute pas pour rien dans ce que certains nomment le « white flight » [fuite des Blancs, NDLR].
Tout comme, par ailleurs, l’insécurité : à Bobigny, le taux de violence hors cadre familial est deux fois plus élevé que la moyenne nationale.
Mais face à ces mouvements de population massifs et rapides, la municipalité n’est pas restée inactive.
Elle s’est manifestement adaptée.
La toponymie de Bobigny en porte une trace assez spectaculaire.
Il suffit de lever les yeux et de lire les plaques signalétiques pour se sentir dépaysé : rue Mouss-Diouf, du nom de l’acteur franco-sénégalais vu dans la série Julie Lescault ; place Rosa-Parks ; rue Miriam-Makeba, du nom d’une chanteuse sud-africaine ; square Boughéra-El-Ouafi, champion olympique né en Algérie ; rue Abdelkader-Mesli, en hommage à un imam maghrébin et « héros méconnu de la Résistance » ; chemin Wangari-Muta-Maathai, militante écologiste kényane ; rue du 19-Mars-1962, date théorique de fin de la guerre d’Algérie…
La palme revient sans doute à la rue Mumia-Abu-Jamal, nommée en référence à un militant afro-américain condamné en 1982 pour le meurtre d’un policier blanc de Philadelphie...
La municipalité le porte tellement dans son cœur qu’elle a fait de lui un de ses citoyens d’honneur...

@BV
Cette volonté manifeste de faire entrer dans l’espace public des figures étrangères ou issues de l’immigration se double d’un autre phénomène : la multiplication des commerces communautaires.
À Bobigny, les points de vente halal sont particulièrement nombreux.
Les annuaires spécialisés dénombrent une douzaine de restaurants halal à Bobigny, auxquels s’ajoutent plusieurs boucheries et commerces alimentaires dédiés à la clientèle musulmane.
Le vendredi, c’est mosquée
La fin de notre séjour approchant et la météo se montrant des plus clémentes, nous avons osé une ultime incursion dans Bobigny.
Au bout de quelques instants, une réalité nous a rattrapés : nous étions vendredi.
Le nombre d’hommes et de tout jeunes garçons en djellabas ne laissait en effet guère de place au doute.

@BV
À Bobigny, l’islam occupe une place très visible dans l’espace public, avec au moins six mosquées et neuf salles de prière recensées.
La grande mosquée Assalam, rue de la Bergère, peut à elle seule accueillir 1.200 fidèles.
Et, sans surprise, cette pratique flirte parfois avec un islam très radical.
Une décision du tribunal administratif de Montreuil de 2024 évoquait l’existence, à Bobigny, d’une « mosquée rigoriste », fréquentée notamment par un homme condamné en 2021 à trois ans et six mois d’emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.
Le prédicateur de cette mosquée y est présenté comme une « figure incontournable de la mouvance islamiste radicale francilienne » et comme prêchant un islam « particulièrement rigoriste ».
Le tribunal rapporte également des propos « ouvertement sexistes pouvant s’apparenter à une apologie du viol conjugal » tenus sur sa chaîne YouTube.
C’est sur cette découverte saisissante que s’est achevé notre séjour séquano-dyonisien.
Après une semaine d’immersion, nous n'avions plus qu’une envie : reprendre nos valises et partir loin de Bobigny.
Par Yann Baly
Racisme anti-blanc : l’AGRIF engage des poursuites contre Jean-Luc Mélenchon et Imane Hamel
Communiqué de Yann Baly, Président de l’AGRIF
Le jeudi 16 octobre 2025 se tenait à Clichy-sous-Bois une réunion de La France Insoumise (LFI) au cours de laquelle Imane Hamel, co-animatrice d’un groupe thématique de LFI dédié à l’antiracisme, déclarait : « Par une réécriture de l’histoire, le peuple français est réduit à une lignée de sang à la culture sclérosée » puis « Nous ne sommes pas moins français que celui dont la seule gloire malheureuse est d’être né blanc »
Une vidéo était par la suite en ligne, accompagnée du texte suivant : « Nous ne sommes pas moins français que celui dont la seule gloire est d’être né blanc.
Jamais le peuple français ne sera réduit à une lignée de sang à la culture sclérosée.
Nous sommes chez nous. »
Le mercredi 18 mars 2026 se tenait une conférence de Jean-Luc Mélechon, fondateur de LFI, rediffusée en direct sur la chaîne YouTube « JEAN-LUC MÉLENCHON ».
Après de longues démonstrations où le candidat à l’élection présidentielle vantait ce qu’il nomme « la nouvelle France », ce dernier déclarait : « Je veux dire, il a quand même bien fallu qu’il y en ait un jour un ou une qui se mette debout sur ses pattes à l’autre bout du continent africain pour qu’à la fin ici vous soyez en train de faire les malins tout blancs, tout moches que vous êtes. »
Dans un climat où explose le nombre d’agressions verbales et physiques marquées par la haine anti-française et anti blanche, ces propos contribuent à jeter de l’huile sur le feu et peuvent constituer une incitation au passage à l’acte.
C’est pourquoi l’AGRIF a déposé plainte contre Imane Hamel et Jean-Luc Mélenchon pour injures publiques envers un groupe de personnes en raison de l’appartenance à la race.
Rappelons également que, ce vendredi 11 septembre 2026, se tiendra le procès intenté par l’AGRIF contre Majid Messaoudene, militant indigéniste, proche du maire de Saint Denis Bally Bagayoko, qui écrivait sur son compte Twitter le 18 juin 2020 : « Nous sommes antiracistes contre tous les racismes », précisant : « Sauf contre le racisme anti-blanc évidemment ».
Comme l’AGRIF le répète depuis sa fondation : leur soi-disant anti-racisme est un racisme en sens contraire.
SOUTENEZ l’ACTION DE L’AGRIF : https://www.lagrif.fr/nous-soutenir/
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