mardi 8 septembre 2026

LA VICTOIRE DE L' AFD EN ALLEMAGNE ET LA GRANDE PEUR DE LA BIEN- PENSANCE ! !

 


 


AfD : la grande peur de la bien-pensance
Retrouvez le dernier édito d'Olivier Frèrejacques

Le parti nationaliste allemand a remporté une victoire éclatante dans le Land de Saxe-Anhalt. Une élection qui a fait couler beaucoup d’encre en France, où le réflexe pavlovien du « reductio ad Hitlerum » a dominé.

L’occasion était trop belle pour ne pas être saisie. 

Un parti nationaliste l’a emporté en Allemagne, le point Godwin est donc de sortie. 

Lors d’élections régionales dans le Land de Saxe-Anhalt, dans l’Est du pays, le parti AfD, soit l’Alternative pour l’Allemagne, l’a emporté avec environ 44 % des voix.

 Pas suffisant pour gouverner seul, mais c’est une véritable claque infligée à la CDU, la « droite parlementaire » allemande, qui s’effondre à 17 % en deuxième position.

 Suivent les différentes formations de gauche (équivalents socialistes, écologistes et crypto-communistes), toutes autour de 9 %. 

 

Lors du précédent scrutin, en 2021, la CDU était à 37 %, l’AfD à 22 %...

Le parti nationaliste est largement vainqueur, mais il ne pourra pas gouverner seul. 

Il faudra peut-être compter sur des ralliements de membres de la CDU et sur le soutien de la gauche « BSW », alignée sur certains thèmes de l’AfD.

 

Qu’est-ce que l’AfD ? Que propose ce parti ?

Le parti nationaliste AfD est avant tout libéral, ce qui le différencie du NSDAP, qui était foncièrement hybride, empruntant au socialisme comme au libéralisme dans une doctrine économique finalement assez opportuniste.

La patronne de ce parti est une femme lesbienne, ancienne de Goldman Sachs, en couple avec une Sri-Lankaise ; elle est pacifique là où la droite allemande « classique » entend remilitariser le pays (ce qui peut se défendre d’un point de vue allemand).

 

Le parti est par ailleurs largement philosémite, dispose d’une organisation juive interne et soutient l’État d’Israël. 

Mais s’il faut chercher la raison des levées de boucliers contre l’AfD, c’est plutôt du côté de sa russophilie assumée, qui pourrait être susceptible de bousculer les équilibres existants en cas de succès électoral « total », si l’on peut se permettre l’expression.

 

L’AfD est un parti qui défend en outre une sortie de l’UE et le retour au Deutsche Mark ou, à défaut, une fracturation de la zone euro en blocs, ce qui inquiète certains de ses voisins sans être hautement révolutionnaire.

 

Les réactions à cette victoire électorale non contestée ont été d’une bêtise crasse.

Bellamy, Polony, Ménard… Concours de bêtise

François-Xavier Bellamy a ainsi déclaré : « Je n’accepterai pas une seconde de siéger avec des gens dont la tête de liste aux élections européennes considérait que tous les SS n’étaient pas des criminels. 

» Une déclaration pour le moins absurde, historiquement idiote, qui appuie sur le ressort habituel du résistant de la dernière heure (de 1944 et même là de 2026).

 

Sans passer en revue le personnel du IIIe Reich qui a participé à la construction européenne ou rejoint les États-Unis, l’OTAN et même Israël, ce genre de considérations sans nuances témoigne d’une communication incontinente qui n’a rien à voir avec l’intelligence.  

Dommage.

 

La palme pourrait cependant revenir à Natacha Polony, qui parle d’une « extrême droite qui assume son positionnement néo-nazi »… Quant au maire de Béziers, Robert Ménard, qui installe des caméras pour surveiller ses administrés qui ne ramasseraient pas leurs crottes de chien, il se dit « effrayé », s’appuyant notamment sur la notion de « remigration » qui serait, anglicisme à l’appui, « juste effrayant ». 

Gageons que dans deux mois, l’édile biterrois aura changé d’avis.

 

Les macronistes y sont aussi allés de leur couplet en rajoutant un peu de Russie dans la tambouille, à l’image du ministre Barrot ou de l’eurodéputée Hayer.

 

Nous avons déjà traité de cette propension qu’a chaque camp à accuser l’autre de nazisme. 

C’est idiot, cela permet un temps de diaboliser, mais ne suffit pas à comprendre les enjeux, qu’ils soient nationaux ou internationaux…

 

Par Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

 


 

 

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