lundi 27 juillet 2026

DETTE : POUR REMETTRE LA FRANCE SUR LES RAILS , UN VÉRITABLE PLAV PINAY ?

 REVUE DE PRESSE !


« L’extrême droite, ce sont les gens normaux » : Elon Musk recadre une journaliste

Le patron de X accuse les médias de transformer des opinions de bon sens en marqueurs d'« extrême droite ».
Trevor Cokley, Public domain, via Wikimedia Commons
Trevor Cokley, Public domain, via Wikimedia Commons

Un recadrage en règle. Au cours d’une interview exclusive accordée, le 23 juillet dernier, au journal britannique The Economist, le célèbre Elon Musk a repris de volée son interlocutrice qui l’accusait de frayer avec des mouvances peu fréquentables.

  « Vous soutenez non seulement la droite populiste, mais aussi l’extrême droite », a ainsi attaqué la rédactrice en chef Zanny Minton Beddoes, reprenant à son compte la logorrhée de gauche habituelle. « 

 Non, lui a calmement répondu le patron américain.

 Je soutiens les gens normaux, ceux que vous accusez à tort d’être "d’extrême droite". »


Face à une journaliste décontenancée, Elon Musk a expliqué que les positions aujourd’hui qualifiées d’« extrême droite » étaient encore consensuelles, il y a dix ou quinze ans, et étaient même portées par des gens comme Obama ou Hillary Clinton.

  « Est-ce vraiment si terrible, de demander à avoir des frontières étanches, des villes sûres, des dépenses raisonnées ?

 En quoi ces demandent sont-elles "d’extrême droite" ?, a encore appuyé le milliardaire de génie.

  Et je vous reproche à vous, médias, l’usage absurde de la qualification "d’extrême droite".

 Cette qualification est fausse et trompeuse. S’il vous plaît, ne coupez pas ce passage au montage ! »

Sur X, le dirigeant du parti Restore Britain, Rupert Lowe, ciblé par la journaliste du Economist lors de l’entretien, a félicité Elon Musk : « Cette "journaliste" essaie de me présenter comme "d’extrême droite" et raciste. 

Elon la fait taire, ainsi que tous les grands médias, de la manière la plus glorieuse. 

» En France, de nombreux internautes ont également savouré la séquence, à l’image du journaliste Éric Morillot qui a interpellé le patron du réseau social X avec une pointe d’humour : « Salut Elon Musk, ça ne vous dirait pas de prendre la nationalité française et de vous présenter à la présidentielle en France ? » L'Américain n'a pas encore répondu à l'invitation.

La gauchisation du débat public

Les arguments d’Elon Musk sont justes. 

Dans la foulée de son interview, une vieille vidéo a refait surface, sur Internet. On y voit un certain Barack Obama défendre, en 2007, des positions qui sont désormais associées, médiatiquement, aux franges les plus nauséabondes de l’échiquier politique.

  « Cinq millions de travailleurs clandestins ont franchi la frontière depuis que George W. Bush est arrivé au pouvoir. C’est devenu un problème extraordinaire et les Américains sont inquiets parce qu’ils voient leur situation économique leur échapper !, dénonçait alors, sans complexe, le candidat à l'investiture du Parti démocrate.

  Moi, président, je ferai en sorte que nous ayons enfin les frontières dont nous avons besoin. […] Il faut que cela change ! »

Des propos qui n’avaient pas fait ciller la très anti-Trump Hillary Clinton, présente, ce jour-là, aux côtés de Barack Obama.

Le même déplacement du centre de gravité s’est opéré, en France. 

 Ainsi, exiger un contrôle strict de l’immigration et la fin du regroupement familial automatique était la position officielle de Jacques Chirac, dans les années 1980, et du gouvernement Pasqua. Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste, dénonçait, en 1980, « l’immigration officielle » qui faisait concurrence aux ouvriers français. 

François Mitterrand lui-même tenait un discours prudent sur les seuils d’accueil.

 Aujourd’hui, ces idées valent à leurs défenseurs une pluie d’anathèmes avilissants.

Même bascule, sur les thèmes de la sécurité ou de l’islam : la tolérance zéro, les peines planchers, la construction de places de prison, la promotion de l’assimilation et de la laïcité relevaient tous du discours républicain classique, avant d’être progressivement vus comme des marqueurs « d’extrême droite ».


La criminalisation du bon sens

Dans les médias dominants, le label « extrême droite » agit comme un sceau d’infréquentabilité : quiconque le reçoit fait immédiatement figure de paria idéologique, de pestiféré dont il faut s’écarter sous peine d’être à son tour contaminé. 

Cette rhétorique paresseuse vise à discréditer les partis patriotes qui, sur le fond, ne font souvent que défendre des idées de bon sens.

 À l’inverse, la gauche bénéficie d’une indulgence infinie. 

Elle n’est jamais qualifiée d’« extrême ». Au pire, elle est « radicale » - terme flatteur qui évoque l’audace et l’insoumission.

Pendant que le peuple penche de plus en plus à droite, le centre de gravité du débat médiatique, lui, a basculé en sens inverse. 

Un grand nombre de journalistes en viennent à adopter une ligne éditoriale très à gauche, favorable à l’immigration de masse, à l’islam ou à la déconstruction de l’identité nationale.

Et, ce faisant, ils creusent chaque jour davantage le fossé entre eux et les Français.


Picture of Jean Kast

Journaliste indépendant, culture et société     


ET AUSSI


Le taux d’intérêt de la dette publique atteint des sommets. 

La faute au RN, sans doute !

Le ministre Amiel a osé dire que le RN était « le seul parti qui réussissait à contribuer à la charge de la dette, sans gouverner ».

 Si M. Le Pen devait l'emporter, après dix ans de macronisme, il faudrait instaurer un véritable plan Pinay pour remettre la France sur les rails.

Capture d'écran LCP
Capture d'écran LCP

Les sondages flatteurs qui attribuent plus de 30 % des voix à Marine Le Pen lui donnent une lourde responsabilité dans la concrétisation de la victoire

. On le sait : la situation de favori n'est pas un cadeau et rien ne serait pire, pour le RN, que de gérer ce capital virtuel avec arrogance ou paresse. 

La précampagne, avec le binôme Bardella-Le Pen et la candidature de Marine Le Pen, sitôt la décision de justice connue, a été parfaitement négociée.

 L'opinion a validé cette stratégie gagnante.

 Mais très vite, c'est une autre campagne qui va commencer.

 La candidate et le RN, forts de ce début réussi, doivent désormais convaincre qu'ils sont les seuls à pouvoir, non seulement gagner, mais aussi gouverner.

 Et gouverner la France dans une situation dégradée sur tous les plans, notamment financier.


Rassembler les trois droites, la clef de la victoire pour Marine Le Pen ?

Un premier enseignement de toute l'histoire électorale de la Ve république est que la droite n'a réussi à l'emporter que quand son candidat a su faire, sur son nom et son programme, le rassemblement des trois droites chères à René Rémond : la droite orléaniste des milieux d'affaires, de la bonne gestion économique et financière ; la droite légitimiste (contre-révolutionnaire à l'origine) ; la droite bonapartiste, adepte du culte du chef (pour faire vite).

René Rémond, revenant sur son ouvrage paru en 1954, montrait que si l'orléaniste et la bonapartiste s'étaient respectivement réincarnées dans le centre droit et le gaullisme, la droite légitimiste était devenue résiduelle.

Il n'empêche que de Gaulle et Pompidou ont construit leurs succès électoraux sur le rassemblement des droites : que l'on pense, par exemple, au plan Pinay-Rueff de 1958, plan libéral de redressement des finances publiques.

 Même le Chirac vainqueur de 1995 avait réussi, malgré la concurrence de Balladur, à présenter une vitrine de ces trois droites : le libéral Madelin coexistait avait Juppé et Séguin l'anti-européen.

 Ce triumvirat ne fut pas pour rien dans le rassemblement qui lui donna la victoire. Quant au Sarkozy de 2007, il fut bien ce « rassembleur des trois droites », comme le relevait Alain-Gérard Slama dans Le Figaro.

Inversement, les défaites de la droite s'expliquent à chaque fois par la défaillance majeure d'une de ces droites : Giscard chute en 1981, faute d'avoir perdu les néo-gaullistes de Chirac ; Chirac est défait en 1988 avec un éclatement maximal des trois droites, avec Barre au centre droit et Le Pen à sa droite.


En 2027 comme en 1958, une situation financière exceptionnelle ?

Mais voilà, Emmanuel Macron n'a-t-il pas fait voler en éclats cette structuration traditionnelle ? 

Certes, le paysage électoral est marqué par une tripartition gauche, centre, RN et alliés depuis la dernière présidentielle.

 Et si Marine Le Pen, gaullienne en cela, peut continuer à jouer sur le « ni droite ni gauche », la question du rassemblement des trois droites est néanmoins fondamentale pour lui assurer la victoire en mai prochain.

 D'abord, les Français n'ont jamais été aussi à droite sur toutes les grandes questions (immigration, insécurité, finances, éducation) : c'est une tendance longue que Sarkozy avait su exploiter en 2007.

 Ensuite, pour la première fois depuis longtemps dans le pays, droite légitimiste et droite bonapartiste, tout en ayant suivi les évolutions de la société, sont dominantes.

 La pestiférée de jadis est désormais chargée de toute la famille !

 Il y a là une occasion historique, renforcée par l'épouvantail LFI.


Enfin, si les Français plébiscitent les droites bonapartiste et légitimiste (recherche de l'autorité, de l'ordre, retour du régalien...), ils ont aussi besoin, vu la situation de quasi-faillite du pays, d'une droite orléaniste. 

Non pas certes celle du bling-bling macroniste qui a creusé tous les déficits et amené la France au bord du gouffre. Mais pour être crédible, l'emporter et gouverner ensuite, la droite aura besoin, au printemps de 2027, de son plan Rueff-Pinay.

 Et sa préparation, par des figures susceptibles de rassurer (les marchés comme les électeurs) et de rassembler, est incontournable.

 Si, avec Jordan Bardella, le binôme qu'elle forme est de nature à incarner et réunir les droites bonapartiste et légitimiste, Marine Le Pen aura aussi besoin, et la France avec, de son Antoine Pinay.

Un signal supplémentaire vient d'être donné, cette semaine : le taux d’intérêt de la dette publique à dix ans a franchi un seuil qu’il n’avait plus atteint depuis 2009 : 4 %

 Concrètement, ce sont des milliards voire des dizaines de milliards d'intérêts supplémentaires dans les mois et les années qui viennent, réduisant d'autant les marges d'un budget déjà introuvable. 

Le risque d'une crise financière de la dette n'est d'ailleurs plus un scénario fantaisiste, renforcé par les bricolages parlementaires macronistes sur le budget et l'incertitude électorale. 

Il est d'ailleurs assez risible que le ministre macroniste de l'Action et des Comptes publics se soit permis, le 16 juillet dernier, alors qu'il devait connaître ce nouvel exploit de son gouvernement, d'accuser le RN de « contribuer à la charge de la dette, sans gouverner » !

 Cette insolence éhontée doit être prise au sérieux, et pour le combat électoral qui s'annonce, et pour l'élaboration du plan Pinay de Marine Le Pen qui remettra la France sur les rails et redonnera confiance aux Français.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire