samedi 3 janvier 2026

LECTURE : LA VÉRITÉ SUR LES " COP " ! LE CONCENSUS DE FAÇADE DE L' UE ET DE L' ONU ! TRENTE ANS D' ILLUSION !

 

[LIVRE] 

Un autre regard sur les COP

 

 

 
Où l’on apprend qu'au sein de l'UE et de l'ONU, 
le consensus n'est, sur certains sujets, que de façade.

Dans La vérité sur les COP. Trente ans d’illusions (Éditions de l’Artilleur), Samuel Furfari, docteur en sciences appliquées, revient sur 36 ans passés à la direction générale de l’Énergie de la Commission européenne.

 Un témoignage qui n'est pas sans intérêt, même si l'on n'est pas forcé pour autant d'adhérer à un discours très climato-sceptique.

Commissaire à l’environnement et climato-sceptique

Mais avant de nous conter l’histoire des conférences des partis, les fameuses COP (Conferences of the Parties), l'auteur nous propose une préface quelque peu étonnante de Carlo Ripa di Meana, ancien commissaire européen à l’Environnement (de 1985 à 1992), puis ancien ministre de l’Environnement italien (de 1992 à 1993), décédé en 2018. 

 

 « Au cours de ces deux expériences », explique ce dernier, « ma position a progressivement évolué, jusqu’à se renverser. » 

 Tout en restant un fervent défenseur de l’environnement, il raconte comment, confronté aux réalités et aux mirages idéologiques, il a fini par adopter une position opposée à celle des écologistes devenus hégémoniques au sein des instances de l’Union européenne (UE), devenant de facto ce que l’on appelle un « climato-sceptique ». 

Carlo Ripa di Meana a côtoyé et vu à l’œuvre les acteurs du développement durable - les Delors, Gore, et autres Clinton, ainsi que les responsables du GIEC. 

Mais loin de le conforter, ces expériences ont eu sur lui un effet repoussoir. 

 « Je ne crois plus dans le dogme du réchauffement climatique causé par l’homme et, par conséquent, je ne crois plus à l’origine anthropique de l’effet de serre », ajoutant ne plus croire non plus, « à la théorie qui en découle, propagée ces dernières années par le GIEC. 

» Devenu ministre, dans son pays, à l’issue de son mandat européen, Carlo Ripa di Meana s’est ensuite employé à lutter contre les projets éoliens. 

On imagine aisément comment sa « conversion » lui a vite valu les foudres de ses anciens collègues ainsi qu’une mise au rebut définitive.

29 COP  vues de l’intérieur

Samuel Furfari est devenu, lui aussi, un opposant à la cause du climat. 

Il a pourtant participé, trois décennies durant, à la grande aventure des COP. 

Son ouvrage, nous explique-t-il d’emblée, aurait pu être une énième discussion scientifique visant à démontrer l’absurdité des thèses climatistes, dont il s'est convaincu.

 Mais il a préféré raconter simplement ce qu'il a vu, entendu, et compris, avec bien sûr le prisme de celui qui doute, puis finit par s'opposer frontalement au discours ambiant.


Que retient finalement Samuel Furfari d’une épopée commencée à Berlin en 1995 ? 

Qu'elle a façonné, et à tort selon lui, un credo : celui d’une émission humaine de CO2 provoquant un réchauffement de la planète.

 Qu'elle a poursuivi un objectif qu'il juge chimérique : la mise en place concertée, par tous les pays du monde, de mesures permettant de réduire leur trace carbone et, ainsi, de stopper la montée en température.

 

 Et un bilan, qu'il estime évidemment négatif : les COP seraient une grand-messe annuelle aussi inutile qu'inefficace, voire dangereuse.

 La thèse est osée, mais ce livre a au moins le mérite de nous faire découvrir le quotidien des hautes instances internationales, dont les reportages et discours ne restituent guère la réalité telle qu'elle peut s'appréhender de l'intérieur, faite d'initiatives, de rapports de force, d'avancées et de revers.

 

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Etienne Lombard
Journaliste
 Source :  https://www.bvoltaire.fr/livre
 

 

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