mardi 19 février 2019

PROFANATIONS, PROVOCATIONS ! CHERCHEZ L' ERREUR ......


Les églises, cibles d'une série de profanations



Neuf lieux de culte ont été visés ces derniers jours. La Conférence épiscopale reste discrète pour éviter la surenchère.

 
L'Église catholique fait face en France à une vague d'actes malveillants. Pas moins de neuf églises ont été visées entre le 28 janvier et le 10 février. 

Sur cette seule période, quatre ont subi des actes de «profanation», cinq des actes de «vandalisme». 
Selon les chiffres 2017 du ministère de l'Intérieur, l'Église catholique et les Églises chrétiennes détiennent le record d'atteintes aux lieux de culte: 878 sur les 978 actes recensés. Soit une moyenne de deux par jour.
L'Église préfère toutefois s'en tenir à une relative discrétion sur ce sujet. «On veut éviter les effets de surenchère», explique un conseiller d'évêque. 
 
La Conférence épiscopale ne s'est d'ailleurs pas prononcée officiellement ces jours-ci. Son porte-parole, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, s'est contenté d'émettre ce message Twitter: «Des églises incendiées, saccagées, profanées. 
 
Nous ne pourrons jamais nous habituer à ce que ces lieux de paix soient la proie de violences. » 

Le Figaro.fr


 Le blog politique de Thomas JOLY


  • La multiplication des profanations d’églises et des symboles sacrés de notre terre chrétienne, tout comme la montée des provocations antisémites, sont le résultat d’une politique menée depuis quarante ans, alimentée par l'intelligentsia de gauche et aggravée par l'activisme gauchiste, marquée par le reniement de ce que nous sommes, la glissade incessante vers le laxisme, la déchristianisation de notre société, la sécularisation punitive de notre morale collective et la marche forcée vers le pire des mondes.


    La bien-pensance qui aboie et désigne déjà les coupables en montrant de son doigt ganté les vecteurs pathogènes de la « lèpre nationaliste », prélude à une probable chasse aux sorcières dont la création d'une commission d’enquête parlementaire sur « l'extrême droite » n'est qu'une entrée en matière, tente de faire oublier ses responsabilités en dénonçant les effets dont elle chérit pourtant les causes, pour reprendre le mot de Bossuet.


    En appelant à la mobilisation, le Système et les partis qui s'en veulent les piliers de force veulent détourner les regards et espèrent pouvoir se dédouaner à bon compte.


    Avec le Parti de la France aux responsabilités, c'est une politique de tolérance zéro qui sera appliquée. 

    Sans aucune faiblesse.

     Sans aucune dérogation. 

    Sans aucun état d’âme


    ET AUSSI

    Par haine de tout ce qui est national,les innombrables associations du genre MRAP et LICRA ont depuis des décennies milité fanatiquement en faveur de l'immigration de masse et de l'islamisation. 

    Qu'elles ne s'étonnent pas aujourd'hui de l'antisémitisme dont elles ont fait le lit.



     

C'EST EN BRETAGNE, ADIEU MON AMI .....


 


Un ami viens de nous quitter !

Plusieurs fois Candidats aux élections sous l' étiquette du Front National !

Militant Exemplaire  ! Toujours sur le terrain que ce soit en Haute Saône ou en Bretagne !

Gravement malade depuis quelques mois ! 

Encore présent à une réunion du PDF dans le Morbihan l' an dernier .....

Nos souvenirs sont gravés dans ma mémoire à jamais !

Ancien de la Marine , RIP  l' ami !

jm


VOIR: 






SUÈDE : CE GOUVERNEMENT DÉCLARÉ " FÉMINISTE " EN 2016 ! ET MAINTENANT .........

  • Le Conseil de l'Europe estimera sans doute que les efforts déployés par Åberg pour attirer l'attention de la police suédoise sur de présumés criminels de la pensée sont un exemple à suivre par les autres pays européens.
  • Au cours de son interrogatoire, la retraitée a expliqué : « J'étais énervée quand j'ai lu comment tout fonctionnait avec les migrants et comment aucune punition ne leur était infligée pour les délits qu'ils commettaient. Ils volent, ils font un tas de trucs et ils sont acquittés. 

    Il est injuste de libérer ces personnes qui commettent des délits graves ... » La retraitée a déclaré qu'elle n'aurait pas écrit ce qu'elle a écrit si elle avait su que c'était illégal. Sans doute s'imagine-t-elle vivre encore en démocratie. 

    En janvier, elle a été condamnée à une amende de 4 000 couronnes suédoises (389 euros) alors que sa pension est de 7 000 couronnes suédoises (689 euros).
  • Les autorités suédoises ne peuvent – ou ne veulent pas - poursuivre et condamner les djihadistes qu'elles ont si généreusement accueilli ; mais, ces mêmes autorités n'ont aucun scrupule à mettre en examen des retraités âgés. 

    Il faudra bien admettre un jour qu'une culture qui fait passer les droits des combattants de l'Etat islamique avant les craintes que des femmes âgées expriment à l'égard de ces combattants, est une culture condamnée.
Au moment où les services de sécurité suédois affirment qu'ils feront "encore plus" pour réduire les marges de manœuvres des terroristes en Suède, le gouvernement leur met des bâtons dans les roues en accueillant les djihadistes partis combattre aux côtés de l'Etat islamique. (Source de l'image: iStock)

« L'extrémisme islamiste est aujourd'hui le vecteur de violence qui menace le plus directement la Suède » indiquait, le 15 janvier dernier, un communiqué des services de sécurité suédois (Säpo). 
 « Le niveau de menace terroriste reste élevé, il est positionné à trois sur une échelle de cinq. Cela signifie qu'un acte terroriste demeure possible en Suède », a déclaré Klas Friberg, chef du Säpo .
« Afin de faire face à la menace terroriste, le Service de sécurité a pris une orientation plus stratégique pour limiter les zones grises qui favorisent le passage à l'acte des extrémistes.
Nous agirons contre les personnes [omhänderta] qui représentent une menace pour la sécurité ou, en coopération avec d'autres services, pour poursuivre ces personnes en justice quels que soient leurs délits - ou pour réduire leurs possibilités d'action. »

Au moment où la Säpo affirme à la population suédoise que « tous les moyens » seront déployés pour réduire le terrorisme en Suède, le gouvernement suédois lui a mis des bâtons dans les roues : les portes du pays ont été grandes ouverts aux djihadistes de retour des champs de bataille de l'Etat islamique. 

Sur les 300 personnes parties de Suède pour combattre en Syrie avec l'Etat islamique, 150 environ sont déjà réinstallées et 50 autres ont été tuées .

En janvier, le chef de la Säpo avait décrit [1] les combattants de l'EI rentrés au pays comme « des personnes brisées et traumatisées en raison de leur expérience ». Il a ajouté que la société suédoise avait « un grand rôle à jouer dans leur intégration ». [2]

Bien qu'une loi ait été votée en 2016 pour faciliter la lutte contre le terrorisme, la législation suédoise limite considérablement l'action des services de sécurité. Les services de police ne sont pas autorisés à saisir les téléphones portables ni les ordinateurs des combattants de l'Etat islamique. 
Ils ne peuvent le faire que si de sérieuses présomptions existent qu'ils pourraient commettre à nouveau un délit a indiqué Fredrik Hallström, chef adjoint du service « activistes à motivation idéologique » au sein de la Säpo.

 En réalité, selon Hallström, les autorités ne savent pas si les miliciens qui reviennent en Suède présentent ou non un danger pour les Suédois : « Il est difficile de répondre, car nos évaluations peuvent évoluer ».

Nombre de combattants sont partis rejoindre l'Etat islamique en famille, emmenant souvent avec eux des enfants en bas âge. 

Les médias suédois ont ainsi récemment diffusé un film vidéo qu'une famille de djihadistes suédophone avait tourné sur leur vie au djihad. Une séquence montre ainsi la mère qui s'entraîne à tirer, pendant que le père explique gentiment aux enfants : « maintenant, nous allons regarder maman quand elle pratique le djihad ». 

La femme est filmée appuyant sur la gachette puis on la voit s'exclamer joyeusement : « C'était cool ! » et « Allahu Akbar » ("Allah est le plus grand").

Une autre scène montre le père qui se prépare à sortir pour tuer tout en racontant à son jeune fils et à sa petite fille comment il s'est emparé du talkie-walkie d'un « infidèle » qu'il a assassiné d'une balle dans la tête. 
On voit également le petit garçon expliquer au père comment mieux utiliser les munitions de son fusil d'assaut. 
Il demande à accompagner son père mais la mère lui répond que son père dit qu'il est « trop ​​jeune ». 

Le présentateur du film explique que ces enfants de familles djihadistes fréquentent les écoles et jardins d'enfants suédois. Y compris les enfants que l'on voit dans le film. 

Généralement, les autorités locales suédoises ne savent pas combien d'enfants sont revenus. Un sondage de la chaîne de télévision suédoise SVT mené auprès des collectivités locales a révélé que, sur 150 djihadistes rapatriés, les communes ne sont informées de l'identité que de 16 adultes et 10 enfants.

Déjà en juin 2017, Anders Thornberg, président de la Säpo à l'époque, avait déclaré que la Suède était confrontée à un défi « historique »: des milliers « d'islamistes radicaux ». (Rappelons qu'en 2010, selon la Sapo, la Suède comptait en tout et pour tout 200 djihadistes). 

Thornberg a également indiqué que ses services géraient 6 000 informations sensibles par mois sur le terrorisme et l'extrémisme, contre 2 000 par mois en moyenne en 2012.

Pendant ce temps, - et comment s'en étonner – le niveau d'inquiétude des Suédois monte. Et le dernier Rapport national sur la sécurité publié par le Conseil national suédois pour la prévention de la criminalité (Brottsförebyggande Rådet ou Brå) indique que quatre femmes sur dix craignent désormais de marcher librement dans la rue.

« Près d'un quart de la population modifie son itinéraire ou pratique un mode de transport alternatif en raison de craintes liées à la criminalité et un cinquième de cette population se dit moins actif sur Internet en raison des risques de menaces et de harcèlement », selon Brå.
« 42% des femmes âgées de 20 à 24 ans, déclarent avoir modifié leurs trajets quotidiens ou ont opté pour un mode de transport alternatif par crainte d'une agression. Cette proportion n'est que de 16% chez les hommes du même groupe d'âge.
Le risque d'être victime d'un délit éloigne aussi de l'Internet : une personne sur cinq, quel que soit son sexe, a déclaré qu'elle s'est abstenue de poster une quelconque information sur Internet au cours des douze derniers mois, par crainte d'une menace ou d'un harcèlement ».

« Les réseaux sociaux occupent une place croissante dans le débat public. 
Si un cinquième de la population craint de s'y exprimer, c'est qu'il y a un problème dans la démocratie », a déclaré Maria Söderström de Brå.

Les menaces et le harcèlement ne sont pas les seules raisons qui éloignent les Suédois de l'Internet. 

Les poursuites judiciaires intentées en grand nombre contre des citoyens ayant posté des « opinions fausses » ou ayant « incité à la haine contre un groupe ethnique » - un crime puni par la loi suédoise -, ont aussi fait leur effet. 

Le « problème dans la démocratie » décrit par Söderström est donc double : les menaces et le harcèlement d'un côté, mais aussi la crainte des poursuites judiciaires.

Une association en particulier joue un rôle considérable dans la dégradation de la qualité du débat public : Näthatsgranskaren (« Traqueur de haine sur Internet »). 

Fondée en janvier 2017 par un ancien policier, Tomas Åberg, cette association s'autorise, à partir de critères qu'elle a elle-même défini, à identifier et à signaler aux autorités tous les Suédois qui commettent des crimes de pensée et « incitent à la haine » contre les étrangers.

 Åberg s'est récemment vanté d'avoir signalé 1 211 personnes à la police pour la seule période 2017-2018 ; et sur 214 mises en examen, 144 jugements ont été rendus. « De nombreuses mises en examen vont suivre », a-t-il récemment twitté.

En novembre dernier, le Groupe sur la société de l'information du Conseil de l'Europe, a invité Åberg à prendre la parole dans le cadre d'une conférence régionale organisée à Zagreb sur le thème « Le discours de haine dans les médias: le rôle des autorités de régulation et de la justice ». 

La conférence avait pour objet de savoir « comment le discours de haine est réglementé dans les différents États membres du Conseil de l'Europe et quel est le rôle des autorités de régulation nationales, du pouvoir judiciaire et des organes d'autorégulation des médias ».

 Il n'est pas interdit de penser que le Conseil de l'Europe préconisera aux autres pays européens de répliquer chez eux, le système de délation mis en place par Åberg en Suède.

Les contribuables suédois ont financé Åberg à hauteur de 1,5 million de SEK (145 000 euros) pour la période 2017 et 2018. Selon le journal Fria Tider, la majeure partie de cette somme servirait à financer le salaire d'Åberg.

En novembre, une femme de 70 ans, dénoncée par Åberg, a été condamnée pour ses commentaires à propos d'un article sur la violence de certains hommes musulmans envers les femmes au sein d'un groupe Facebook intitulé «Debout la Suède». 

Elle avait écrit : « Vivons-nous en Suède ou avons-nous fait de ce pays un foutu monstre musulman ? » Cette retraitée a été convoquée au poste de police - cette même police suédoise qui affirme ne pas disposer d'effectifs suffisants pour enquêter sur les affaires de viol – et interrogée. 


Là, elle a expliqué :
« Je me suis sentie interpellée par divers titres de journaux et par « Cold Facts » (programme télévisé de journalisme d'investigation) sur ces hommes qui ont brûlé et battu leur femme.
Je me suis demandée si la même chose allait se produire en Suède et cela m'a mise en colère... » Je m'oppose à ce qu'ils maltraitent les femmes.
Tant de musulmans arrivent ici. Je me suis sentie obligée de dire qu'ils ont un comportement abusif envers les femmes ».

Ce gouvernement qui s'est déclaré « féministe » en 2016 semble juger inacceptable qu'une femme âgée exprime son sentiment d'insécurité. 

Les miliciens de l'Etat islamique qui s'en sont donné à cœur joie pour violer, piller, torturer et assassiner sont les bienvenus en Suède et pourront mener une vie paisible - ou monter une organisation terroriste contre les Suédois -, mais les Suédoises âgées doivent taire la crainte que ces hommes ou leur idéologie leur inspire. 

Le procureur général Lars Göransson du parquet de Gävle a mis en examen cette femme de 70 ans pour « incitation à la haine contre un groupe ethnique ». 

En novembre, elle a été reconnue coupable et condamnée à une amende de 4 800 SEK (470 euros).
Åberg a également fait condamner en janvier une femme de 78 ans, accusée d'avoir écrit - entre autres choses - sur Facebook que les musulmans sont des « barbus » et des « spectres ».

 Que des migrants commettent des délits graves contre les personnes âgées et s'en sortent indemnes avait mis cette femme en colère. 

Après que Åberg eut signalée cette retraitée, le procureur a déclenché une procédure de mise en examen– il s'agit d'une femme pauvre, souffrant d'une maladie pulmonaire et rescapée d'un accident vasculaire cérébral - pour six posts sur Facebook.

 Parmi eux : « Oui, tous les musulmans doivent être expulsés du pays, nous ne voulons pas d'eux ici. Tous ces hommes barbus qui effraient les enfants ».


La retraitée a expliqué lors de l'interrogatoire :
« Quand j'ai lu comment tout cela fonctionnait avec les migrants, comment ils n'étaient pas punis pour les délits qu'ils commettaient, cela m'a mise en colère. Ils sont acquittés, quoi qu'ils aient volé ou quoi qu'ils aient fait. Il est anormal d'acquitter des délinquants. Ces types attaquent des personnes âgées pour les voler ».
La retraitée a déclaré qu'elle n'aurait pas écrit ce qu'elle a écrit si elle avait su que c'était illégal. Mais elle a commis l'erreur de croire qu'elle vivait encore en démocratie.

 En janvier, elle a été condamnée à une amende de 4 000 couronnes suédoises (389 euros) alors que sa pension de retraite mensuelle (7 000 couronnes suédoises ; 675 euros) lui assure tout juste de quoi survivre.

« Même une allusion à des surnoms ou d'autres termes offensants à propos de la race ou des immigrés est régie par la loi contre l'incitation à l'encontre d'un groupe ethnique et est punissable », a écrit le juge Jon Jonasson.


A l'évidence, les autorités suédoises ne peuvent - ni ne veulent - poursuivre ni condamner les djihadistes qu'elles ont si généreusement accueillis ; mais, elles n'ont aucun scrupule à mettre en examen des retraités âgés. 

Une culture qui respecte les droits des combattants de l'Etat islamique plus que le droit des femmes âgées d'exprimer leur peur, est pratiquement condamnée.

Source:    Judith Bergman, chroniqueuse, avocate et analyste politique, est Distinguished Senior Fellow de l'Institut Gatestone.

[1] Voir la vidéo à 57 :03
[2] Ibid. à 57 : 28.

ANTISÉMITISME , ON EN PARLE ......( CAUSEUR )


Antisémitisme: une peste plus rouge que brune


Affirmer, comme le font certains, que « les gilets jaunes sont antisémites », est à la fois une insulte et une sottise. 

Mais il y a des antisémites parmi eux.  

On notera que les expressions anti-juives sont devenues de plus en plus récurrentes à mesure que le mouvement s’est gauchisé. 


Ce sera un chouette festival de proclamations républicaines. 
On se serrera les uns contre les autres, on répètera sur tous les tons que l’antisémitisme c’est mal et qu’on est contre. 
On dira en boucle qu’attenter aux juifs c’est attenter à la France. 
Les chaînes infos feront des « spéciales », les journaux titreront sur « le sursaut ». 

Les injures lancées à Alain Finkielkraut ont déclenché la mobilisation générale qui n’a pas eu lieu après l’assassinat de quatre enfants et d’un adulte juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. 

L’appel à « l’union contre l’antisémitisme » et à la manifestation de ce mardi a été publié quelques jours avant l’agression de l’académicien. 
Mais c’est l’émoi soulevé par celle-ci qui a sonné le branle-bas de combat. 
Ainsi, si le président a renoncé à ouvrir la marche, une grande partie du gouvernement sera présente derrière le Premier ministre. 
Il y aura même François Hollande qui avait tellement de mal à évoquer l’antisémitisme des quartiers. 

Le soir, tout le monde se félicitera de cette belle journée pour la République. Peut-être même parlera-t-on de « l’esprit du 19 février ».

L’alya de l’intérieur

Depuis des années, nous évoquons régulièrement – trop pour certains ­- la montée d’un antisémitisme qui a provoqué chez les juifs de banlieue une « alya de l’intérieur », beaucoup ayant quitté les villes islamisées pour se regrouper dans des zones plus sûres. 
Nous avons enragé du déni qui a recouvert cette tragédie à bas bruit que beaucoup ne voulaient pas voir. 
Nous devrions donc nous réjouir de ce que la haine des juifs devienne une grande cause nationale. Après tout, un excès  de bons sentiments vaut mieux que les mauvais ou que l’indifférence. 

Sauf qu’il y a un loup et même plusieurs.

Il y a l’usure des mots, des slogans, des marches, des bougies et de l’indignation elle-même. Certains rêvent d’un petit 11 janvier.

Il est vrai que les foules sentimentales sont réconfortantes. On a envie d’en être, de marcher et de marcher. 
Seulement, on sait ce qu’il est advenu de l’esprit du 11 janvier et de nos belles promesses de défendre la liberté d’expression et la laïcité.

 Dans nos banlieues, la sécession islamiste a continué à progresser, s’appuyant sur les calculs politiques des uns, la résignation des autres et notre indifférence à tous. 

Alors j’ai de plus en plus de mal à croire aux phrases qui commencent par « nous n’accepterons pas », « nous ne tolérerons pas », « nous résisterons » car elles précèdent souvent les abdications en rase campagne. 

On déclare, la voix grave, que rien ne sera plus comme avant.  Et tout est comme avant.  Ou pire.

 

L’obsession de Rothschild et des sionistes

Et puis, c’est un peu délicat à écrire, mais on peut craindre que cette focalisation subite et exclusive sur le malheur juif  finisse par lasser. 
D’accord, il y a ces tags et ces chiffres inquiétants. 

 L’obsession de Rothschild et des sionistes qui dirigent le monde qui court les réseaux sociaux sur fond de désastre éducatif.
 Mais nombre d’autres groupes souffrent. Ne faudrait-il pas par exemple faire aussi place à la tristesse des catholiques qui voient des églises profanées ? 
Les images terribles d’autels souillés, de statues dégradées, de tabernacles déversés n’auraient-elles pas dû faire la « une » de nos journaux et tourner en boucle sur nos écrans ? 
On n’aimerait pas que des catholiques en arrivent, par délaissement, à penser qu’il n’y en a que pour les juifs. 

Comme le dit Alain Finkielkraut, « nous sommes dans le même bateau ».

Ce qui reste de la gauche (renforcée sur ce terrain qui ne mange pas de pain par la droite et la macronie) voudrait bien rejouer Carpentras et le bon temps de la lutte antifa. 

Rappelons pour la jeunesse qu’en 1990, après la profanation de tombes juives dans le cimetière de Carpentras, des centaines de milliers de manifestants ont défilé à Paris, derrière le président de la République soi-même. 

Contre le « F-Haine » et Jean-Marie Le Pen. Pas de chance, on découvrira des années plus tard que les néo-nazis qui ont fait le coup n’avaient strictement aucun lien avec le parti lepéniste. 

Ces jours-ci, on n’en a pas moins entendu beaucoup d’élus et de responsables de gauche invoquer cette scène fondatrice et appeler le président à participer au remake. 

Tous contre qui vous savez, on allait bien s’amuser. 

Ainsi, alors que même la France insoumise était finalement invitée après quelques atermoiements, le Rassemblement national et Debout la France ont d’abord été oubliés. 

Ce qui revenait à les désigner sinon comme fauteurs d’antisémitisme, comme suspects.

 La ficelle était un peu grosse et pas mal de voix se sont élevées pour dénoncer cette exclusion, comme celle de Jean-François Kahn qui a déclaré sur BFM :
 « Marine Le Pen a beaucoup de défauts, mais pas l’antisémitisme. » 

Olivier Faure, le patron du PS qui était à la manœuvre a finalement déclaré qu’elle était la bienvenue de même que tous les électeurs du Rassemblement national. 

Ce à quoi elle a répliqué qu’elle organiserait son propre hommage, ne voulant pas défiler avec tous les responsables de la montée de l’islamisme et de l’antisémitisme qui va avec. 

Elle se demande par ailleurs pourquoi le gouvernement ne fait rien contre les milieux d’extrême droite qui sont archi-connus.

Tous n’ont pas en tête le même antisémite

Derrière l’affiche unitaire et la pureté de la cause, les participants sont loin d’être d’accord sur la nature du fléau contre lequel ils prétendent lutter. 

En clair, tous n’ont pas en tête le même antisémite. 

Tandis que pas mal de commentateurs se réjouissaient de retrouver le vieil antisémite franchouillard qu’ils adorent détester, le gouvernement, par la voix de Benjamin Griveaux notamment, a lourdement exploité tous les dérapages pour essayer de discréditer le mouvement social qui se dressait contre lui.

Toutefois, il ne les a pas inventés, ces dérapages. 

Au sein du mouvement et sur les réseaux sociaux où il s’exprime, on a vu se déployer les éléments de langage du conspirationnisme qui mènent toujours aux juifs. 

Affirmer, comme le font certains, que « les gilets jaunes sont antisémites », est à la fois une insulte et une sottise. Mais il y a des antisémites parmi eux.

 Il y en a aussi chez les bouchers-charcutiers ou les cégétistes. 

On peut cependant observer que ces expressions anti-juives sont devenues de plus en plus récurrentes à mesure que le mouvement s’est mélenchonisé et même nuitdeboutisé. 

Parmi les pionniers des ronds-points, beaucoup sont partis, lassés d’entendre parler de Palestine et de vegan. 
Les défilés sont de plus en plus noyautés par des groupuscules organisés d’extrême droite et d’extrême gauche, sans oublier quelques islamistes en colère, auxquels se joignent quelques bataillons indigénistes, ou les membres de Justice pour Adama et de quelques autres associations, tout cela reformant le fond de sauce haineux du « Jour de colère ».

Antisémites au nom de l’antiracisme

Nombre de commentateurs ont souligné triomphalement que les déclarations antisémites intervenues dans les marges de la mobilisation des Gilets jaunes n’avaient rien à voir avec les musulmans. 

Sans doute ont-ils raison, quoi qu’il n’y ait guère moyen de le savoir. 

De toute façon, que l’antisémitisme islamiste ne soit pas au cœur de l’actualité ne permet pas de conclure à sa disparition. 

Et le « on est chez nous » lancé à la face de notre plus cher mécontemporain jouait bien la musique du grand remplacement. 

Surtout, au lieu de se demander qui sont les antisémites, exercice voué à l’échec car ils ne forment pas un groupe homogène, on ferait mieux de s’interroger sur la nature de l’antisémitisme qui a cours aujourd’hui. 
On ne dénonce pas les juifs comme juifs, mais comme capitalistes, comme colonialistes, et comme sionistes. 
« L’antisémitisme s’exprime dans la langue de l’antiracisme », résume Finkielkraut qui l’avait vu venir en 2000 dans Au nom de l’Autre

Du coup, des députés En Marche se sont mis en tête de faire de l’antisionisme un délit. 

Une deuxième loi Gayssot, quelle brillante idée. 
Non seulement la première n’a pas fait taire le négationnisme, mais en instaurant un privilège juridique pour les juifs, elle a ouvert la course à la reconnaissance mémorielle. 

Certes, la haine d’Israël cache ou entraîne toujours la haine des juifs. 

Y répondre par la censure ne serait pas seulement contre-productif, ce serait aussi une défaite intellectuelle. 
En attendant, ce fatras qui séduit aussi bien des fachos que des gauchos est bien, d’un point de vue idéologique, la facette gauchiste de l’islamo-gauchisme.
 C’est de cette matrice, et pas des années 1930, que vient la haine des juifs déguisée en haine d’Israël qui se lâche aujourd’hui. 

Dans son inspiration, cette peste est plus rouge que brune. 

Beaucoup de ceux qui s’apprêtent à défiler préfèrent ne pas le savoir. 

Autant dire qu’on n’attend pas grand-chose d’une mobilisation qui a toutes les chances de rester sans lendemain, à moins qu’elle n’accouche d’autres billevesées du genre de la loi anti-antisioniste. 

« Tout de même, me glisse un ami, c’est quand même bien que les gens se réveillent, non ? » Peut-être. 

Je l’avoue, ce grand raout m’agace à l’avance, mais s’il n’y avait personne ça m’inquiéterait. Ces juifs ne sont jamais contents.

 ET AUSSI 

 

Ce « nouvel antisémitisme » que les médias refusent toujours de nommer


Ingrid Riocreux


salaf


C’est triste à dire mais… heureusement qu’Alain Finkielkraut a été agressé.
Et heureusement que deux caméras se trouvaient là : celle de Charles Baudry et de Yahoo Actualités, d’après Libé.

Sinon quoi ?

Sinon, nous étions bons pour subir encore longtemps des refrains mi-faux mi-flous sur « l’antisémitisme aujourd’hui en France ».


Coïncidence, cette agression verbale violente a eu lieu juste après une succession d’actes antisémites allant de la profanation des lieux de mémoires (les arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ont été coupés) à l’agression physique d’un enfant (le petit garçon de 8 ans à Sarcelles) et la publication des chiffres de l’antisémitisme : une hausse de 74% a été enregistrée par rapport à l’année dernière.

Mais justement, dans cette atmosphère, il était assez fascinant de voir comme le discours journalistique s’employait à rabattre les soupçons vers « l’extrême droite » et à reconstruire le portait robot fantasmatique de l’aryen blond: çà et là, on nous rappelait qu' »il y a une tradition de l’antisémitisme en France » dans laquelle on mélange tranquillement un certain antijudaïsme chrétien et les avatars hexagonaux de l’antisémitisme national-socialiste; sur France 24, on nous disait que l’antisémitisme d’aujourd’hui « amalgame des traditions ». 

Certes, on évoquait un peu partout l’existence d’un « antisémitisme d’extrême gauche ». Une concession a minima.

Edouard Philippe mentionnait, il y a deux semaines, l’existence d’une « nouvelle forme d’antisémitisme ».

 L’expression allait faire florès ; on s’interrogeait : « existe-t-il une nouvelle forme d’antisémitisme ? » Mais cette question a bien peu de sens et l’expression du premier ministre plaît justement parce qu’elle est elliptique et même euphémistique. 

On a l’impression que l’on parle de la résurgence d’un phénomène ancien, qui reviendrait sous une « nouvelle forme ». Ou d’une permanence qui muterait seulement par sa forme, alors que c’est bien sa nature et son contenu qui sont en cause. En tout cas, on est prié de croire qu’on a affaire à une réalité qu’on ne sait pas, ou pas encore, nommer.

Certes, on parlait de « l’antisémitisme dans les quartiers » mais dans tous les débats que j’ai pu entendre, en tout ou parties, ce thème n’était jamais assumé par les journalistes, toujours par des intervenants invités. 

Ce procédé me paraît souvent symptomatique de ces situations dans lesquelles on aurait tort de prétendre qu’on ne nous dit pas la vérité, mais où, pourtant, nous avons l’impression que nous ne sommes pas tout à fait autorisés à la penser. 
C’est une chose, en effet, de laisser dire qu’il existe dans notre pays un antisémitisme musulman, c’en est une autre de l’affirmer.


L’épisode Finkielkraut a permis de voir et d’entendre ce qu’on ne nous affirmait pas : les journalistes ont montré les images de ce barbu hurlant « Dieu va te punir » et nous ont informés que « l’un des agresseurs de Finkielkraut  [était] membre de la mouvance salafiste ».

Mais nos médias auront à faire un examen de conscience : quand on stimule le communautarisme et la concurrence victimaire, quand on se scandalise de certaines haines et qu’on en banalise d’autres, on porte une responsabilité dans l’exacerbation des tensions qui déchirent une société.


 

Ingrid Riocreux
agrégée de lettres modernes, spécialiste de grammaire, rhétorique et stylistique
Source et Publication:   https://www.causeur.fr/antisemitisme-finkielkraut-lepen-gilets-jaunes-159205

L' EUROPE ET LE CHOC DES CIVILISATIONS !


Comprendre que le choc des civilisations est une menace pour l’Europe

Texte de la rubrique Vision géopolitique

Nombreux sont ceux qui, dans les hautes sphères du monde occidental, n’ont pas pleinement pris en compte la dimension multipolaire du monde d’aujourd’hui et rejettent l’idée même du choc des civilisations. 

Ligne droite considère au contraire que cet antagonisme constitue une réalité incontournable du XXIe siècle. 

Une réalité qui conduit la plupart des civilisations mondiales à s’opposer à l’Europe, la civilisation qui les a dominées dans le passé et leur donne aujourd’hui des leçons de morale. 

Elles le font par des moyens aussi puissants que l’immigration, le terrorisme, la concurrence économique sauvage ou la colonisation culturelle et, ce faisant, menacent la survie même de l’Europe.

Le monde est multipolaire

Depuis la chute du mur de Berlin en 1988 et l’effondrement du bloc soviétique, le monde a en effet considérablement changé. 
Il n’est plus structuré par l’affrontement idéologique entre l’Est et l’Ouest et, s’il a cessé d’être bipolaire, il n’est pas devenu unipolaire pour autant car les États-Unis, certes sortis vainqueurs de la guerre froide, sont loin d’avoir rassemblé le monde autour d’eux. 

En effet, la mondialisation économique a fait émerger d’autres entités dont certaines retrouvent leur puissance passée et qui s’imposent désormais avec force sur la scène mondiale. Aussi la planète est-elle devenue clairement multipolaire.

Une réalité qui peine cependant à être reconnue par les Occidentaux. 
Les Américains continuent en effet de se comporter comme s’ils avaient le leadership mondial et leur hostilité obsessionnelle à l’égard de la Russie conduit à se demander s’ils ont réellement pris la mesure des mutations géopolitiques. 

Quant aux Européens, soumis comme toujours au politiquement correct, ils refusent la réalité du monde multipolaire, jugée non conforme à la vision mondialiste de la pensée unique. Il n’est donc pas étonnant dans ces conditions que le choc des civilisations qui résulte de cette nouvelle donne semble totalement absent de leurs préoccupations.

Le choc des civilisations est une réalité

Il s’agit pourtant d’une réalité majeure qui domine la scène internationale et détermine la plupart des conflits et des antagonismes que connaît le monde aujourd’hui. 

Les principaux pôles de puissance structurant la planète sont en effet tous porteurs d’une civilisation qui leur est propre et qu’ils affirment avec fierté. Tel est le cas de la Chine mais aussi de l’Inde et des États-Unis ainsi que de la Russie ou du Japon. 
C’est également le cas du monde musulman car ce dernier, s’il n’est certes pas organisé sur un territoire unique centralisé par un État fort, constitue néanmoins avec l’oumma des croyants une entité spécifique et puissante. 

Quant à l’Afrique et à l’Amérique du Sud, elles connaissent également l’émergence de fortes puissances tels le Brésil et, si elle ne se fourvoie pas, l’Afrique du Sud.

L’Europe a suscité l’animosité des autres civilisations

L’Europe est quant à elle un cas particulier car, si elle est porteuse d’une civilisation brillante et originale, rongée par la division et la bienpensance, elle ne constitue pas en l’état actuel un pôle de puissance géopolitique. 
Et, surtout, elle présente la singularité d’avoir été pendant de nombreux siècles la civilisation dominante, celle qui a conquis et soumis le monde entier, celle qui a imposé ses valeurs et sa culture à tous les peuples. 
Aujourd’hui, affranchis de cette tutelle, ceux-ci nourrissent à l’égard de l’Europe un sentiment sourd de revanche qui fait d’elle la cible des blocs civilisationnels qu’ils constituent désormais.
 Aussi subit-elle comme les États-Unis la rancœur de tous ceux qui ont eu autrefois à connaître son imperium.

Cette situation est encore aggravée par la propension actuelle de l’Occident à vouloir imposer au monde entier ses principes et ses institutions, la démocratie et les droits de l’homme. Ce qui crée dans le monde une animosité croissante à son encontre, voire une hostilité qui se transforme en haine lorsque cette volonté d’imposer son modèle va jusqu’à l’emploi massif de la force armée comme ce fut le cas en Irak.

Dans le choc des civilisations, l’Europe est la cible des autres puissances

Dès lors, le choc des civilisations est bien réel, mais il ne se traduit pas comme certains pourraient le penser par un affrontement de toutes contre toutes.
 Il existe certes une concurrence entre les blocs civilisationnels qui prend parfois la forme d’affrontements locaux de nature identitaire mettant souvent aux prises des musulmans avec d’autres peuples. 

Mais, à l’échelle de la planète, le choc des civilisations est avant tout un antagonisme qui oppose toutes les civilisations à l’Occident et plus particulièrement à l’Europe. 
Celle-ci est donc bien, qu’on le veuille ou non, la principale  cible  du choc des civilisations, un choc qui s’apparente à une guerre plus ou moins larvée mais bien réelle. 

Car, contrairement à ce que l’on peut croire, ce choc des civilisations n’a rien de théorique ni de symbolique. Il ne s’agit pas d’une sorte de compétition culturelle mais d’un affrontement violent qui menace la survie même de l’Europe et se trouve être sous-jacent à tous les grands problèmes qu’elle rencontre aujourd’hui.

Le choc des civilisations, c’est l’invasion migratoire et le terrorisme islamique

Qu’est-ce en effet que l’immigration massive et incontrôlée que subissent les pays européens sinon une invasion non violente perpétrée par les civilisations musulmane et africaine qui cherchent à imposer à notre continent leurs peuples, leur culture et leur religion ? 
L’immigration de peuplement que nous subissons n’est finalement qu’une offensive pour substituer une autre civilisation à la nôtre et, avec ces mouvements migratoires, c’est le choc des civilisations qui s’impose sur notre sol.

Il en va de même en plus violent avec le terrorisme islamique. 
Car ces attaques sanglantes lancées contre l’Europe sont bien le fait des tenants de la civilisation musulmane qui s’en prennent à la civilisation européenne et chrétienne.

Le choc des civilisations, c’est la guerre économique provoquée par la libéralisation des échanges

Sur le plan économique, le libre-échangisme sauvage a permis aux nations autrefois sous-développées, et principalement à la Chine, de lancer contre l’Europe une offensive industrielle et commerciale qui les a conduites à s’emparer d’une partie du potentiel économique européen. 

Comment en effet ne pas voir que, sous couvert de libéralisation des échanges, c’est une véritable guerre économique qui nous est faite et qui se traduit pour l’Europe par des pertes considérables de richesse génératrices de chômage et d’appauvrissement ?

Le choc des civilisations, c’est l’offensive culturelle américaine

Si l’on dissocie l’Europe du bloc occidental, force est aussi de constater que notre continent subit sur le plan culturel les assauts civilisationnels des États-Unis d’Amérique. La langue, les usages, les mœurs et les arts venus d’outre-Atlantique s’imposent à nous au point d’effacer ce qui faisait la spécificité culturelle de la civilisation européenne. 
Un processus qui n’a rien de naturel et qui s’apparente bien à une guerre, certes très feutrée mais bien réelle, engagée contre nous par les États-Unis dès la fin du second conflit mondial.

Aussi faut-il regarder la réalité en face : l’Europe subit un choc des civilisations de très grande amplitude qui se manifeste à la fois sur le plan militaire avec le terrorisme, sur le plan identitaire avec l’immigration, sur le plan économique avec la mondialisation et sur le plan culturel avec l’américanisation.

Il est donc temps que les Européens se réveillent et prennent conscience de la guerre civilisationnelle qui leur est faite. Il est grand temps qu’ils s’érigent enfin en un pôle de puissance pour défendre leur commune civilisation.

Crédit photo : Bataille de Salamine Wilhelm von Kaulbach domaine public


 ET AUSSI


À l’heure du choc des civilisations, affirmer la dimension européenne de notre identité

Texte de la rubrique Vision géopolitique

Alors que le monde multipolaire qui caractérise dorénavant le XXIe siècle provoque un choc des civilisations entre les grandes puissances dominantes, la sauvegarde de la civilisation européenne devient un impératif majeur. 
C’est pourquoi Ligne droite estime essentiel que la droite nouvelle soit porteuse d’une vision de notre identité qui aille au-delà de la nation française pour prendre en compte sa dimension européenne. Une vision qui devrait se concrétiser par la volonté d’instaurer une préférence civilisationnelle et de susciter l’émergence d’un patriotisme européen.

Le choc des civilisations

De leur côté en effet, les grandes puissances du monde multipolaire qui occupent pour la plupart un vaste espace et disposent d’une population très nombreuse sont chacune porteuse d’une civilisation qui leur est propre. 
Une civilisation qui fait leur unité, qui définit leur identité et qu’elles projettent à l’extérieur avec souvent beaucoup de fierté et parfois une forte agressivité. 
C’est vrai de la Chine, de l’Inde, du Japon, mais aussi des États-Unis et d’une certaine façon du monde musulman. Aussi, y a-t-il bien, selon la formule de Samuel Huntington, un choc des civilisations, car la compétition entre ces grandes puissances n’est pas seulement économique et commerciale, elle est aussi d’ordre identitaire.

Une Europe transparente

Or, les gouvernements européens ainsi que les membres de la Commission de Bruxelles semblent ignorer complètement cette réalité. 
Soumis à l’idéologie politiquement correcte, ils se comportent comme s’ils voulaient transformer l’espace européen en une zone transparente, ouverte à toutes les influences et compatible avec le monde entier. 
Pour eux d’ailleurs, l’Europe n’a pas de racines, en tout cas chrétiennes, et son identité se définit de façon abstraite à travers de prétendues valeurs comme le refus des discriminations, le vivre ensemble et les droits de l’homme.

L’identité française

Heureusement, face à ces dirigeants qui cultivent le déracinement, beaucoup de Français restent attachés à leur identité nationale et militent pour la défendre et la promouvoir. 

Un combat que Ligne droite estime capital, car l’appartenance à notre nation est une part de nous-mêmes. 
Une part essentielle qui définit notre place dans l’espace et dans le temps. Une part sans laquelle nous serions des orphelins déshérités. 
Une part enfin dont nous pouvons être fiers, car la France, comme la plupart des grandes nations d’Europe, possède un extraordinaire patrimoine culturel, artistique, intellectuel, historique et humain qui fait la richesse exceptionnelle de son identité.

L’identité européenne

Pour autant, à l’heure du monde multipolaire et du choc des civilisations, Ligne droite considère comme essentiel de prendre aussi en compte la dimension civilisationnelle de notre identité.

D’abord, parce que l’identité européenne est une réalité indéniable qui se trouve inscrite dans le panthéon des œuvres qu’ont produites les différentes nations d’Europe et qui révèlent des liens étroits d’influence réciproque et de convergence spontanée. 

L’ensemble des peuples européens ne partagent-ils pas les mêmes valeurs, les mêmes racines, les mêmes croyances ? 
Au point par exemple que la peinture, l’architecture ou la musique des différents artistes européens forment un tout cohérent qui se distingue à l’évidence des productions orientales ou africaines.
De plus, à l’heure de la mondialisation qui érode nos spécificités, l’identité européenne devient peut-être aussi pertinente que l’identité nationale. 
D’ailleurs, à l’échelle du monde multipolaire, c’est de plus en plus en tant qu’Européens que nous sommes identifiés. La distance qui sépare les Européens des Chinois, des Indiens ou des Arabes n’est-elle pas en effet plus importante que ce qui différencie les Français des Italiens, des Allemands ou des Polonais ?

Et surtout, à une époque où la France, comme la plupart des autres pays européens, subit une immigration de peuplement qui compromet son identité, chacun peut mesurer à quel point cet antagonisme est de nature civilisationnel. 
Le problème ne vient pas en effet de la nationalité des immigrés ni de celle des populations au sein desquelles ils s’établissent. 

Peu importe que les migrants soient tunisiens, turcs ou soudanais et qu’ils s’installent en France, en Allemagne ou en Italie. Le problème vient de ce qu’ils appartiennent à la civilisation islamique ou africaine et qu’ils s’implantent dans des pays de civilisation européenne et chrétienne, où ils reproduisent de façon exacerbée l’antagonisme civilisationnelle qui existe à l’échelle de la planète.

Le patriotisme européen

Pour répondre à ce choc des civilisations aussi bien domestique que mondial, Ligne droite appelle donc nos compatriotes à prendre conscience de la nature réelle de notre identité. 

Celle-ci n’est pas seulement française mais européenne, aussi faut-il défendre la seconde comme le première en prônant, à côté de la préférence nationale, une préférence civilisationnelle et en encourageant, par-delà le patriotisme français, un patriotisme européen.

Cette exigence trouve d’ailleurs sa place dans le projet proposé par Ligne droite d’ériger l’Europe en un pôle de puissance (voir le texte)
 Car cette volonté de rendre à l’Europe son indépendance et sa souveraineté collective va de pair avec la défense et la promotion de son identité, c’est-à-dire de sa commune civilisation. Aussi faut-il encourager la fierté d’être français mais aussi celle d’être européen et inciter les États à assurer non seulement la priorité aux nationaux mais aussi aux ressortissants européens.

L’Europe est porteuse d’une très grande civilisation qui a sans doute apporté à l’humanité bien plus que toutes les autres. Il est donc du devoir des Européens de la défendre, d’en être fiers et d’assurer sa pérennité.

Crédit photo : via wikimedia domaine public


ET AUSSI

 

Organiser l’Europe pour promouvoir son indépendance, son identité et sa puissance

Texte de la rubrique Vision géopolitique

L’Europe bruxelloise est une machine kafkaïenne qui réglemente tous les domaines que les États pourraient parfaitement gérer seuls alors qu’elle délaisse les missions qu’ils ne sont plus en mesure d’exercer isolément. 
Ligne droite considère en conséquence que l’Union devrait se préoccuper d’ériger l’Europe en un pôle de puissance et donc se consacrer prioritairement à l’indépendance, à la puissance et à l’identité du vieux continent.

Rendre aux États leurs compétences ordinaires pour se consacrer à l’Europe puissance

Malgré l’affichage du principe de subsidiarité, la Commission européenne fait en effet adopter des directives pratiquement dans tous les domaines, au point qu’elle apparaît d’ores et déjà comme bien plus interventionniste que le gouvernement fédéral américain.
 Aux États-Unis en effet, certains États appliquent par exemple la peine de mort alors que d’autres l’ont abolie. Rien de tel ne serait possible dans l’Union où la Commission va jusqu’à réglementer des sujets bien plus secondaires comme l’usage des escabeaux sur les lieux de travail ou la pratique de la chasse. Résultat : elle sécrète une nouvelle strate bureaucratique vécue comme inutile, qui exaspère les peuples européens et jette le discrédit sur l’Union.
Toutes ces compétences qui ne nécessitent aucune harmonisation européenne devraient donc être rendues aux États ou maintenues, pour les seuls pays volontaires, dans des cercles de coopération facultatifs. 


En revanche, Ligne droite estime que l’Union, ainsi libérée de ses prérogatives secondaires, devrait se consacrer à l’essentiel : construire une Europe puissance qui soit à l’échelle du monde multipolaire d’aujourd’hui. 

Pour cela, elle devrait poursuivre exclusivement quelques grands objectifs que les États ne peuvent plus atteindre seuls et qui concernent les actions prioritaires suivantes.

Se libérer de la tutelle militaire et politique des États-Unis

L’Europe ainsi rénovée devrait se libérer de la tutelle américaine et créer entre les pays de l’Union une Alliance militaire européenne se substituant à l’Otan. 

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord n’a en effet plus aucune justification stratégique si ce n’est d’assurer la suprématie américaine sur l’Europe. Ligne droite estime en conséquence qu’il est temps pour l’Union d’assurer elle-même sa défense dans le cadre de cette alliance qui reprendrait, sans les Américains, les structures techniques de l’Otan.

 Chaque armée nationale conserverait en effet son autonomie, mais l’alliance assurerait la coordination des forces, l’harmonisation des procédures, la standardisation des armements et des équipements et, le cas échéant, la conduite d’opérations intégrées. Cette alliance, accompagnée d’une augmentation significative du budget des armées de chaque pays de l’Union, devrait permettre de doter à nouveau l’Europe de la puissance militaire. 

Stopper l’immigration et défendre l’identité européenne

À l’inverse de ce qu’elle fait aujourd’hui, l’Union devrait bloquer toute immigration à ses frontières extérieures. En utilisant les moyens que lui fournirait sa puissance retrouvée, elle pourrait en effet sans difficulté majeure dissuader et tarir les courants migratoires. 

Dans le même esprit, elle devrait par ailleurs assurer la défense et la promotion de sa civilisation. Pour cela, il lui faudrait renoncer à la pratique de la repentance, mettre en œuvre une préférence civilisationnelle et encourager le développement d’un patriotisme européen.

Assurer la protection commerciale de l’économie européenne

L’ultralibéralisme international a joué un rôle néfaste sur la plupart des économies européennes, notamment en soumettant leurs entreprises à une concurrence déloyale. 

Une situation d’autant plus pénalisante que les grandes puissances concurrentes de l’Europe, comme les États-Unis ou la Chine, n’hésitent pas de leur côté à protéger leurs firmes et leurs secteurs industriels. L’Europe devrait donc assurer à ses frontières la protection de son économie. 

A cette fin, elle pourrait instaurer à titre conservatoire un système d’écluses douanières pour compenser le dumping social, écologique et monétaire auquel se livrent certains États, avant de demander à l’OMC l’instauration d’un nouvel ordre commercial fondé sur la régulation des échanges.

Œuvrer à la réindustrialisation du continent

En s’appuyant sur la protection assurée à ses frontières par des écluses douanières, l’Union rénovée devrait encourager le processus de relocalisation les industries sur le continent. 



Elle devrait par ailleurs développer une stratégie visant à doter l’Europe dans chaque secteur industriel d’un grand groupe capable de s’imposer à l’échelle mondiale sur le modèle d’Airbus.

Faire de l’euro un instrument de la puissance économique européenne

La gestion de l’euro mériterait par ailleurs d’être revue pour en faire une monnaie de change et de réserve qui serve les économies européennes comme le dollar sert l’économie américaine. A cette fin, les critères de gestion de la monnaie européenne ne devraient plus être ceux de la lutte contre l’inflation mais viser la croissance et l’emploi. 

Le taux de l’euro par rapport aux autres grandes monnaies devrait être géré à la baisse. Les contrats européens devraient être libellés en euros aussi bien à la vente qu’à l’achat. Enfin, la Banque centrale européenne devrait pouvoir racheter la dette des États.

D’une façon générale, Ligne droite considère que l’Union rénovée ne devrait plus avoir qu’une seule priorité : défendre les intérêts collectifs de l’Europe. 

Il faut pour cela tourner le dos aux principes idéologiques de la pensée unique et renouer avec ceux de la Realpolitik, en redonnant toute son importance à la défense de l’identité, de l’indépendance et de la puissance de l’Europe.



 Source:   https://lignedroite.club/

 



CHÔMAGE, UNE BAISSE EN TROMPE-L' OEIL .........

    
LA LETTRE ARGUMENTAIRE DU PDF


directeur de publication : Jean-François Touzé
argumentaire@parti-de-la-france.fr

18 février 2019
               

   
Chômage :  une baisse en trompe-l’œil.

Ce devrait être une bonne nouvelle. Elle n'en a que l'apparence.


Annoncée avec tambours et trompettes par la ministre du travail Muriel Pénicaud le 14 février, la baisse de 1,1 % du chômage au quatrième trimestre 2018 (mais qui, à part le gouvernement peut bien se réjouir que la France connaisse encore un taux de chômage à 8,8 %, ce qui la place au quatrième rang des pays européens les plus touchés, derrière la Grèce, l'Espagne et l’Italie ?), relève du trompe-l’œil et ne saurait malheureusement s'inscrire dans un processus durable d'inversion d'une courbe qui risque de repartir très vite à la hausse.


Outre les habituelles manipulations statistiques destinées à masquer la réalité des chiffres (stages, formation, radiations) et l'effet mécanique du vieillissement de la population qui, conduisant chaque année un nombre croissant de Français à faire valoir leurs droits à la retraite, les soustrait de facto de la vie active et donc des risques de perte d’emploi, les signes du caractère éphémère de cette embellie se multiplient dans un contexte international dégradé.


Entrée attendue en récession des États-Unis où la consommation vient de reculer de 1,2 % au mois de décembre, en pleine période de Noël et où les défauts de remboursement d'emprunts, en particulier automobiles, explosent (on se souvient que les défaillances de crédits furent l'un des signes précurseurs de la crise de 2008) ; celle, avérée, même si elle n'est pas reconnue officiellement malgré deux trimestres de croissance négative ou nulle, d’Allemagne où, là encore, la consommation des ménages s'est effondrée fin 2018 et dont les exportations ne cessent de reculer ; ralentissement de la croissance chinoise. 


Autres indicateurs toujours significatifs de l'activité, le repli alarmant des ventes d’automobiles en Europe (-4,6 % sur un an) et l'effondrement de la production industrielle des dix-neuf pays de la zone euro qui touche son plancher le plus bas depuis dix ans.

Incertitudes géopolitiques planétaires, guerre commerciale voulue par les États-Unis, interrogations liées au Brexit.


En France aussi la consommation enregistre une stagnation qui pourrait, même si la croissance reste pour le moment positive, se transformer rapidement en net fléchissement au moment où l'on apprend que les prix des produits de première nécessité ont connu une hausse de 3,4 % en supermarché et de 4 % en hypermarché entre le 26 janvier et le 9 février (en deux semaines donc). 


Les achats en biens ont, quant à eux, reculé de 1,5 % à la fin de l’année, tandis que le moral des entrepreneurs ne cesse de baisser, que leurs intentions d'investissement accusent un net refroidissement et que le nombre de défaillances d'entreprises repart à la hausse après trois ans d'accalmie (+2,2 % au second semestre). 

Sans compter, même si le poids macroéconomique en reste relativement léger (- 0,1 % sur la croissance au quatrième trimestre selon l'INSEE, c’est-à-dire un peu plus de 2 milliards d'euros tout de même), l'effet Gilets jaunes sur les commerces et les petites entreprises (entre -30 % et -60 % de chiffre d’affaires, 72 000 emplois partiels menacés). 

Autant de tendances lourdes que ne saurait compenser, au-delà d'un certain effet d'aubaine, la prime d'activité promise par Macron et prochainement versée par les entreprises qui le pourront, pas plus que les 11 milliards réinjectés dans l’économie ne pourront faire oublier l’augmentation des taxes et des prélèvements obligatoires. 

D'autant moins que ces 11 milliards seront au final payés par le contribuable, d'une manière ou d’une autre.


Pour le Parti de la France, le retour à l'emploi passe par une vaste politique volontariste consistant à la fois à :
Relancer la consommation par un relèvement du pouvoir d'achat (ce qui suppose une baisse réelle de la pression fiscale et donc une réduction drastique des dépenses publiques hors devoirs régaliens de l'État).


Rétablir la confiance des Français et des entrepreneurs par un retour à la cohésion nationale, à la compétitivité française et au patriotisme économique.


Agir dans le sens d'une protection des marchés européens couplée à une ambition stratégique de conquête commerciale et de réindustrialisation.


Permettre l'adaptation de nos formations professionnelles aux réalités de l’emploi pour affronter le défi « Offre/Demande ».



Mitterrand disait que contre le chômage, on avait tout essayé… Tout ?  Sauf la voie nationale.


 



COMME NEIGE AU SOLEIL .....LE BILLET DE FRANCK TIMMERMANS .

   
Le billet de Franck Timmermans


18 février 2019
 



Comme neige au soleil…

Je commence à penser que cette affaire de Gilets jaunes peut devenir l’échec majeur de Madame Le Pen, et par voie de conséquence encore un rendez-vous manqué pour notre famille politique si tant est que la Dame en ait jamais été une figure de proue.


 Il y a là, une fois de plus, une puérilité affligeante à la base : comme s’il suffisait de taxer de « populiste » un mouvement social et protestataire pour le récupérer et en engranger les avantages ! 

Comme si, sondages électoraux à l’appui, il suffisait de faire de la télé pour devenir en juin prochain la Reine de l’Europe ! 

C’est mal connaître les hommes, l’Histoire et le Système. 

Et quand l’Histoire vous apporte une opportunité comme celle des GJ, encore faudrait-il être capable de la saisir au vol, d’avoir un puissant appareil politique pour ce faire, de contrôler les évènements, de conseiller les meneurs, de prévenir débordements et infiltrations, de déjouer les provocations. 

Bien sûr, me direz-vous, on peut aussi ne rien faire du tout et attendre les bénéfices électoraux tant annoncés par les sondages.

Revenons justement sur la fameuse abstraction « populiste ». Qu’est-ce que le populisme en dehors des références politiques américaines du XIXe siècle et du petit dictionnaire des insultes médiatiques ?
Le Populisme est une réaction protestataire, une pulsion populaire consécutive à un fait politique ou à une situation sociale. 

Ce n’est pas, n’en déplaise aux théoriciens de tous poils, une doctrine en soi, un courant politique, une idéologie, pas plus le nom de baptême de l’internationale noire Trumpiste ! 

C’est un baromètre qui annonce parfois la tempête.

À la limite, ce pourrait être un cache-sexe de l’extrême droite mais je crains que ce soit en France très au-dessus de ses capacités. Prenons un exemple : le ras-le-bol des petits commerçants et artisans pendant la IVe République a provoqué une révolte incarnée par Pierre Poujade. 

C’était là la phase dite « corporatiste ». 

Quand le leader syndical a voulu transformer l’essai sur le terrain politique en élargissant discours et champs d’action au Pays tout entier, son mouvement est devenu populiste.
 


Mais à ce stade, il y avait encore du chemin à faire pour synthétiser un mouvement national ou nationaliste à venir ; et même les efforts de JMLP à l’époque n’ont pu parvenir à la prise en compte de certains enjeux. 

L’inorganisation a fait le reste : le Système d’alors eut tôt fait d’invalider, sous toutes sortes de prétextes confiscatoires, de nombreux députés poujadistes car il lui fallait absolument empêcher cette intrusion, cette nouvelle force incontrôlable élue aux dépens du Cartel républicain installé en France et qui arrosait alors tous les partis, PCF au premier chef. 

Le groupe poujadiste commença à fondre et d’autres députés inexpérimentés furent vite récupérés par les MRP, SFIO ou CNIP. L'affaire fut rondement menée.

Aujourd’hui, d’où vient le grand mouvement de protestation sociale et populiste ? 


De partout, ce qui est extrêmement rare sous la Ve République, car nous ne sommes pas passés par la case syndicale ou corporatiste ; les Gilets jaunes ont d’emblée pris et revendiqué une envergure « généraliste ». 

Une aubaine direz-vous mais aussi un échec cuisant pour les syndicats officiels qui n’ont rien vu venir et qui ont été squeezés pendant toute la fin de 2018. 

C’est un échec aussi pour la Droite qui est incapable de comprendre et de canaliser l’évènement d’autant plus que les gouvernements qu’elle a dirigés ces dernières années sous Chirac et Sarkozy, sont tenus aussi pour largement responsables des précarités.
 

C’est un échec retentissant pour la Gauche, surtout pour les socialistes qui ne se remettront pas de l’ère Hollande et pour les communistes qui sont une fois de plus dépassés ; Seule la Gauche de Mélenchon et l’extrême gauche trotskiste peuvent récupérer le mouvement.
 


Mais cela leur aurait été très difficile si le principal bénéficiaire des évènements, pour ne pas dire l’inspirateur, en avait été le RN. 

Or, non seulement celui-ci s’est révélé incapable de canaliser les principaux groupes de Gilets jaunes mais il ne peut même pas les accompagner tant ses effectifs militants sont localement insuffisants ou totalement inaptes par manque de formation. 

Et c’est la France Insoumise et la CGT qui sur le terrain pactisent avec les GJ. Faute de mieux ou à leur corps défendant ? 

Mais, le RN a-t-il rédigé un livre blanc de doléances, intervient-il dans tous les débats locaux ? 

Que font ses élus, ont-ils essayé de porter la contradiction aux Ministres où à Jupiter ?

 Où sont les affiches et tracts, les permanences, les stands sur marchés ?

 Madame Le Pen a des problèmes judiciaires et financiers, me direz-vous, elle ne peut pas tout financer, élections européennes et mouvements sociaux. 

Madame Le Pen n’en est même pas là.  Il y a une règle : on ne coure pas deux lièvres à la fois à moins d’avoir préalablement peaufiné, fortifié la maison mère, sa propre organisation et son implantation. 

Seulement alors, on peut commencer à se diversifier et à infiltrer. 

Las, le RN, comme le FN, a sacrifié son implantation aux priorités médiatiques de la Dame. 

Mais elle aurait pu faire illusion, aller elle-même sur le terrain, comme dans l’entre deux tours !

Non, jadis elle s’accorda le « luxe » de refuser toute participation aux Manifs pour Tous et n’apparut sous une forme très décentralisée que dans les manifestations antiterroristes, loin de Paris. En revanche, quand Trump fut élu, la Dame se précipita à la Tour dudit pour faire les 100 pas dans l’attente pathétique d’un rendez-vous.

De flop en flop, le RN est donc un bateau ivre, les autres candidats rêvant toujours d’avoir en face d’eux la Dame pour s’assurer une réélection ou un triomphe au 2e tour. 


Mais, il y a pire, le Système a aussi profité de la faille pour les élections européennes où le RN était donné archi favori par les sondages sans qu’il eût fait autre chose que promouvoir le jeune Bardella à la tâche ingrate de conduire la liste : la pagaille des Gilets jaunes étant maintenant généralisée, il n’est pas étonnant de voir se constituer une liste « spontanée » des GJ, qu’elle aille jusqu’au bout ou pas, pour ces élections créditée déjà de plus de 10 %, suffisamment pour rétrograder le RN à la 2e ou 3e place ! 

Ou comment neutraliser un favori quand son encéphalogramme est plat ! 

La suite, on risque de la connaître, Poujade l’a écrite en son temps. 

Madame Le Pen doit avoir encore un ego surdimensionné pour ne pas comprendre qu’elle est désormais autant manipulée par le Pouvoir que le sont les GJ par ses provocateurs. 

Elle n’est ni Jeanne d’Arc ni malheureusement Eva Peron mais elle avait déjà la chance d’avoir un nom. 

Cela supposait une expérience, une méthode, une ferveur. On ne renie pas l’essentiel sans conséquences.
 

Le RN est désormais sous contrôle politique, médiatique, sondagique, en attendant le judiciaire. 

Et il n’a aucune liberté de manœuvre ou de décision puisqu’il manque d’argent !

Son arrivée au Pouvoir relève de l’utopie ou du cauchemar. C’est donc fini.

Il est, en conséquence, de plus en plus urgent pour nous de préparer ensemble l’après-gâchis car nul ne le fera à notre place.


   
Le Parti de la France
PDF — B.P. 20 036 — F 78 590 NOISY-le-ROI CEDEX
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