REVUE DE PRESSE !
« Vivre en intelligence ».
Quatre coups de couteau en six jours à Rennes :
le verdict glaçant du « vivre ensemble » à la sauce socialiste
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- YannV
Vivre en intelligence.
C’est la devise officielle de la ville de Rennes — gravée dans les armoiries municipales, affichée jusque sur le site officiel de la mairie.
Une devise dont l’élégante ambiguïté — intelligence au sens de concorde, du latin inter-legere, lier ensemble — sied à merveille à une capitale bretonne qui aime à se présenter comme un laboratoire de la modernité douce, du progressisme aimable, de l’accueil souriant.
Depuis quatre décennies, sous Edmond Hervé, sous Daniel Delaveau, et désormais sous Nathalie Appéré — réélue le 22 mars dernier pour un troisième mandat à la tête d’une liste « Rennes Solidaire » regroupant douze formations de gauche, écologistes et communistes inclus —, la municipalité socialiste a fait de la devise un programme : ville accueillante, ville inclusive, ville métissée, ville exemplaire.
Au matin du dimanche 17 mai 2026, l’« intelligence » rennaise ressemblait pourtant à autre chose.
Vers quatre heures du matin, sur la dalle du Colombier, en plein cœur géographique de la ville, un homme d’une trentaine d’années était retrouvé poignardé. Plusieurs coups de couteau.
Pronostic vital « non engagé », selon la police. Transport au CHU Pontchaillou.
Enquête ouverte. Circonstances inconnues.
Quatrième agression à l’arme blanche en six jours.
Six jours, quatre lames, un coma
Reprenons calmement.
Le mardi 12 mai, rue Auguste-Pavie, près du cimetière de l’Est, un homme de soixante-sept ans circulant tranquillement en scooter est attaqué au couteau par un individu qui veut lui voler son deux-roues.
Plusieurs coups portés.
Le sexagénaire est plongé dans le coma.
Le suspect est interpellé peu après, mis en examen pour tentative de meurtre.
Il avait soixante-sept ans, il avait un scooter, il avait le tort d’exister à Rennes ce mardi-là.
Le jeudi 14 mai, quartier de Villejean — quartier prioritaire de la politique de la ville, dans le nord-ouest rennais —, un jeune homme de dix-huit ans reçoit un coup de couteau à l’abdomen en pleine rue.
Deux personnes sont placées en garde à vue. Un mineur de seize ans sera jugé début juin.
Le vendredi 15 mai, rue Saint-Michel, plus connue sous son sobriquet de « rue de la Soif » — l’ancien épicentre festif et touristique de la ville désormais remplacé par des fast food à profusion —, un homme de vingt-huit ans est poignardé dans un bar lors de ce que la presse locale a qualifié d’« expédition punitive » menée par un groupe d’individus cagoulés.
Son pronostic vital était engagé selon le récit qui en a été fait.
Trois personnes interpellées, gardées à vue.
Et donc, ce dimanche, le Colombier.
Quatre victimes. Six jours.
Le silence de la municipalité
À l’heure où ces lignes sont écrites, aucune déclaration officielle de la maire socialiste de Rennes sur cette concentration d’attaques au couteau.
Nathalie Appéré, qui ne ratait pas une occasion en campagne d’invoquer la « sécurité du quotidien » et le « bien-vivre rennais », observe pour l’instant un silence soigneux.
Pas de communiqué, pas de cellule de crise affichée, pas de visite des quartiers concernés.
Au lendemain de sa victoire électorale, l’élue avait pourtant proclamé que Rennes affirmait « être de gauche, profondément de gauche », formule désormais devenue presque comique au regard du décalage entre le triomphalisme idéologique et le réel.
Des pompiers contraints d’établir un protocole pour leur propre sécurité
C’est probablement le détail le plus accablant de toute cette séquence, et il a été glissé presque incidemment dans la presse locale.
Selon les sapeurs-pompiers eux-mêmes, les agressions à l’arme blanche sont devenues à Rennes un phénomène à ce point banal qu’un protocole d’intervention spécifique a dû être mis au point conjointement avec la police.
Non pas pour mieux sauver les victimes — on attendait davantage de ce côté-là — mais pour assurer leur propre sécurité lorsqu’ils interviennent sur ces scènes.
Soit. Les soldats du feu, c’est-à-dire ces hommes qui sortent des décombres les vivants et les morts, ces hommes que des générations entières de Français ont admirés, doivent désormais sécuriser leur arrivée avant de pouvoir secourir un blessé poignardé en pleine rue d’une grande ville française.
Voilà à quoi ressemble, concrètement, dans le marbre des protocoles administratifs, le bilan du « vivre ensemble » rennais.
Quarante ans de gauche au pouvoir
L’histoire municipale de Rennes mérite d’être rappelée pour qui aurait la mémoire courte.
Edmond Hervé, socialiste, a dirigé la ville de 1977 à 2008 — trente et un ans.
Daniel Delaveau, son dauphin, lui a succédé jusqu’en 2014.
Nathalie Appéré, ancienne députée PS d’Ille-et-Vilaine, est aux commandes depuis 2014, fraîchement reconduite.
Près d’un demi-siècle que la gauche tient sans discontinuer la capitale bretonne, qu’elle imprime son style, qu’elle façonne ses politiques publiques, ses choix d’urbanisme, ses orientations sociales, ses arbitrages sécuritaires.
C’est donc à elle, et à elle seule, que l’on doit aujourd’hui le visage d’une ville où l’on poignarde un retraité pour un scooter, où l’on s’égorge entre clients de bar, où des bandes cagoulées montent des « commandos » à l’arme blanche en plein centre-ville, et où les pompiers ont besoin d’une procédure formelle pour ne pas se prendre eux-mêmes un coup au moment de porter secours.
Rennes a longtemps cultivé l’image flatteuse — relayée complaisamment par la presse subventionnée — de la « ville où l’on vit le mieux en France ».
Études Insee, classements de magazines parisiens, vidéos promotionnelles : toute une machinerie idéologique destinée à faire croire que l’addition entre démographie ouverte, accueil illimité et discours bienveillant produirait, comme par enchantement, une cité harmonieuse.
La machinerie continue de tourner.
Mais sur le terrain, dans la nuit du dalle du Colombier, dans le coma du retraité de la rue Auguste-Pavie, dans la chambre d’hôpital du jeune homme de Villejean, dans les sutures du bar de la rue Saint-Michel, on découvre tout autre chose.
Le déni érigé en méthode
Le plus stupéfiant n’est pas même la violence : c’est le déni.
Aucun élu municipal n’osera dire, dans les heures qui viennent, ce que tous les Rennais savent et observent depuis des années : l’effondrement progressif de la sécurité du quotidien dans une ville qui se voulait pourtant un modèle.
On entendra, au mieux, des appels à « plus de prévention », des annonces de médiateurs supplémentaires, des projets de concertation.
Tout, sauf nommer la chose.
Tout, sauf interroger les responsabilités politiques.
Tout, sauf admettre que les choix accumulés depuis quarante ans — politique du logement, politique d’accueil, politique pénale tolérée, refus de la vidéosurveillance massive longtemps repoussée, désarmement symbolique de la police municipale — produisent mécaniquement leurs effets.
Et puis, quand la séquence s’apaisera, lorsque la presse locale aura tourné la page après deux ou trois articles d’ambiance, on retrouvera la municipalité dans son confort habituel : conseils municipaux feutrés, vœux pour 2027, communiqués de presse sur les fresques participatives, célébrations de la diversité, débats sur l’écriture inclusive dans les arrêtés municipaux.
Vivre en intelligence.
Pendant ce temps, à l’hôpital de Pontchaillou surchargé, les soignants continueront de panser les plaies,
Et les pompiers rennais continueront, eux, de réviser leur protocole.
Certaines idéologies ont décidément beaucoup de sang sur les mains.
YV
Photo : image caricaturée par nos soins avec l’aide d’une IA.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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