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« Je voyais ses mains trembler » : le militant de l’UNI agressé à Reims témoigne
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- Alienor de Pompignan
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Deux jours après la violente agression dont il a été victime, Anthony Bonétat ne laisse rien paraître du choc qu’il a subi.
Venu de Tours pour prêter main-forte aux équipes locales de l’UNI, avec lesquelles il tractait en vue des élections étudiantes, le responsable de l’antenne tourangelle du syndicat a été pris à partie par une dizaine d’étudiants de l’université de Reims, ce mercredi 7 octobre.
L’un d’eux, un « antifa » revendiqué, lui a assené plusieurs coups de poing, visant particulièrement son visage et sa tête.
Anthony a raconté à BV son agression.
« Je voyais ses mains trembler, ça aurait dû m’alerter »
La séance de tractage touche à sa fin.
Devant un bureau de tabac, à proximité immédiate de la faculté dont ils viennent de sortir, les trois militants attendent la voiture qui doit venir les chercher.
Mais après les avoir suivis de près tout au long de la journée, une dizaine de membres du syndicat d’extrême gauche AER viennent à leur rencontre et se mettent à les invectiver aux cris de « on va dégager les fachos ».
Pour ne pas céder à la pression du groupe et protéger la jeune militante qui l’accompagne des menaces d’un individu particulièrement virulent, Anthony s’interpose entre les deux en déclarant refuser de quitter les lieux.
Cette attitude semble « énerver » l’homme, qui arbore un tee-shirt « antifasciste », et, saisissant le militant de l’UNI par le col, le traîne sur deux mètres en lui lançant : « On va aller voir là-bas. »
« Je voyais ses mains trembler, ça aurait dû m’alerter », se souvient Anthony, qui reconnaît avoir voulu « tenir bon » face aux intimidations du groupe.
Après un premier coup reçu au visage, l’étudiant repousse son agresseur qui fait pleuvoir alors les coups sur sa victime. Genoux, poings...
Pendant une vingtaine de secondes, l’antifa s’acharne.
« Si tu reviens demain, je te ferai l’autre œil »
Une lésion sous l’œil, une arcade ouverte, un nez qui saigne et trois hématomes, dont deux à la tête, ce sont les stigmates qu’a laissés au militant de l’UNI l’individu dont l’identité n’a pas encore été confirmée.
Les bagues qu’il portait aux doigts ont également écorché le visage d’Anthony.
Appartenait-il au syndicat d’extrême gauche dont les membres avaient suivi les militants de l’UNI tout au long de leur tractage ?
Anthony ne peut l’affirmer, mais il raconte toutefois avoir vu son agresseur saluer amicalement l’un des militants d’extrême gauche qui, plus tôt dans la journée, avait assuré ne pas être violent, tout en laissant entendre que d’éventuels débordements visant les trois étudiants de droite ne lui déplairaient pas.
Devant la violence de la scène, aucun des membres de l’AER ne tente d’ailleurs de s’interposer.
Ils empêchent même l’un des deux autres militants de l’UNI de porter secours à Anthony qui subit les coups de l’antifasciste.
Il faudra finalement l’intervention de deux passants pour mettre un terme à l’agression.
« J’étais en sang et lui criait : "Si tu reviens demain, je te ferai l’autre œil" », raconte, à BV, Anthony, qui s’est rendu aux urgences de Reims avant de déposer plainte pour violences en réunion.
Encore fatigué, l’étudiant tourangeau souffre de douleurs à la mâchoire et au crâne.
Il doit également faire constater ses blessures par un médecin légiste.
De son côté, l’UNI Reims a dénoncé un « lynchage » qui n’est pas « un acte isolé ».
En effet, l’antenne rémoise de l’UNI déclare subir régulièrement les invectives de militants d’extrême gauche ainsi que des dégradations de leurs locaux.
En 2024, trois militants de l'UNI avaient été violemment agressés à Saint-Étienne, et deux autres à Grenoble.
À ce sujet — La laïcité à géométrie variable de l’université de Caen
Source : https://www.bvoltaire.fr
COMMENTAIRE:
jmlb
La Gauche , la Droite et le Centre nous ont imposés le fumeux MULTICULTURALISME , qui comme nous le constatons avec la manif des étudiants ? Est devenue vraiment CONFLICTUELLE !
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