mardi 6 octobre 2026

BLOCAGES, MANIFESTATIONS , ÉMEUTES LYCÉENNES , LA CONVERGENCE D' UNE JEUNESSE GROUPUSCULAIRE D' EXTRÊME GAUCHE ET DIBERSITAIRE !

 REVUE DE PRESSE !


Émeutes lycéennes : entre colères stériles et non-dits
Retrouvez le dernier édito d'Olivier Frèrejacques

Les manifestations lycéennes qui ont cours en France font l’objet d’une couverture politiquement correcte redoutable, y compris à droite. 

Elle montre en réalité une convergence non concertée entre l’extrême gauche groupusculaire et une partie de la jeunesse diversitaire.

« On ne peut plus faire avec ces jeunes violents comme on pouvait les traiter après la guerre. » 

Ces mots du président de LR Bruno Retailleau sont étonnants de naïveté ou, a minima, de précaution.

En effet, qu’est-ce qui a changé entre les jeunes d’après-guerre et ceux que l’on voit dans les manifestations lycéennes de l’automne 2026 ? 

La réponse saute aux yeux : outre l’extrême gauche groupusculaire, habituée à ces exactions depuis des décennies, c’est une véritable transformation ethnique du pays qui se déroule sous nos yeux.

D’un côté, des lycées de centre-ville bloqués par des petits blancs, bourgeois gauchistes boutonneux, et de l’autre, une jeunesse diversitaire.

 

LFI comme coupable idéal : la pire des analyses

Face aux violences qui ont émaillé le mouvement, La France insoumise a rapidement pris le parti de soutenir sans réserve les lycéens, soufflant volontiers sur les braises de la colère, là où la gauche PS prend plus de précautions.

L’exécutif, une partie de la droite et de la presse ont relayé l’idée selon laquelle les renseignements évoqueraient une responsabilité de LFI et de ses « proxys d’ultra-gauche ».

Cette analyse est à prendre avec des pincettes. 

D’abord parce que l’extrême gauche groupusculaire, en dépit de quelques liens organiques, est très souvent hostile aux Mélenchonistes, qui n’agissent pas sur le même terrain, quand ceux-ci ne sont pas carrément considérés comme des sociaux-traîtres.

 

Il est également plus qu’improbable que les Insoumis jouent la carte « extraparlementaire » à quelques mois d’une élection dans laquelle les sondages leur sont flatteurs.

 La mort d’un policier ferait en effet plus de mal à LFI qu’à n’importe quel autre parti d’un point de vue électoral.

 

À droite comme à gauche, les logiques groupusculaires ne répondent pas aux mêmes ressorts que celles des partis.

Accuser LFI est probablement utile électoralement.

 Cela n’explique cependant pas la nature des émeutes et des violences.

 Nous sommes ici face à de petites révoltes idéologisées, facilitées par les réseaux sociaux et les messageries, ainsi qu’à l’expression d’une colère ethnique qui couve et qui n’arrêtera pas de grimper au gré des évolutions démographiques du pays.

 

Pour sortir de l’impasse, il convient de nommer les menaces et d’établir les responsabilités.

Si LFI est mise hors jeu dans quelques mois, de telles violences éclateront toujours et peut-être même plus, la soupape indigéniste institutionnelle canalisant probablement une partie de la colère.

 

À côté des méthodes groupusculaires d’extrême gauche, qui sont connues, documentées et quantifiables, l’arrivée de la jeunesse diversitaire constitue probablement une difficulté autrement plus grave à moyen et long terme.

Par Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique

 

ET AUSSI

 

[POINT DE VUE] 

Émeutes dans les lycées : l’ingérence du Qatar, on en parle ?

Le Qatar est en train de fanatiser une jeunesse qui possède un passeport français, mais qui déteste tout ce que représente la France.

@BV
@BV

Depuis une semaine, des lycées sont attaqués par des meutes de jeunes gens ultraviolents 

. Les images aberrantes de ces exactions, qui s’apparentent, par plus d’un aspect, à une répétition de la guerre civile, tournent en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux. 

Un œil guidé par une démarche spirituelle pourrait y voir la vengeance des forces des ténèbres contre le lumineux voyage du pape en France. 

Beaucoup de commentateurs ont déjà glosé sur ce « deux salles, deux ambiances » qui montre bien l’état de sécession auquel nous en sommes rendus, entre des jeunesses qui ne peuvent plus se comprendre. 

 

Mais cette fois, la question n’est pas là.

La question qui se pose, bien davantage, est celle de la perception de cette chienlit par les autres États. Les médias européens sont abasourdis, évidemment. 

Nous passons, une fois de plus, pour des faibles, avec notamment la désastreuse image de cette charge de CRS qui s’arrête net… simplement parce qu’en face, les manifestants ne s’enfuient pas. 

Il est toutefois intéressant de se demander comment nos adversaires, nos ennemis (« nos compétiteurs », dit-on désormais) exploitent nos faiblesses pour nous faire crouler de l’intérieur.

 

 Provoquer une guerre civile, rendre un peuple fâché contre lui-même, est l’un des plus sûrs moyens de le conquérir sans un coup de feu.

 L’Azerbaïdjan, avec le Bakou Initiative Group (BIG), s’est fait une spécialité d’attiser les haines « décoloniales » de nos outremers, notamment en Nouvelle-Calédonie et en Guyane. 

C’est la manière dont le régime d’Aliev se venge de notre soutien à l’Arménie.

Le Qatar, lui, possède une chaîne désormais bien connue, Al Jazeera, qui a émergé dans les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001.

 La version francophone de cette chaîne a eu l’intelligence de créer une branche numérique, AJ+. AJ+ est financée directement par Doha. 

Si l'on en croit l'imam Chalghoumi, on trouverait dans son sillage une organisation jeunesse qui s’appelle « Étudiants Musulmans de France » (EMF), qu’un rapport du ministère de l'Intérieur de mai 2025 identifiait comme une émanation de l’UOIF (devenue Musulmans de France), organisation elle-même considérée dans ce document comme « la branche nationale des Frères musulmans en France » – cette organisation que de nombreux pays, à commencer par l’Égypte où elle est née, classent comme terroriste.

 

Ingérence étrangère

Le 1er octobre, dès que les affrontements ont commencé à monter en puissance, AJ+ a publié des vidéos, sorties de leur contexte, dans lesquelles la caméra prenait systématiquement le parti des assaillants contre la police. 

Le discours était simple : la jeunesse a des revendications légitimes pour étudier convenablement, et la police réprime aveuglément cette mobilisation politique.

 

L’ingérence russe est certes la plus préoccupante du moment.

 Mais peut-être ferait-on aussi bien de s’interroger sur le mal que l’Azerbaïdjan ou, en l’espèce, le Qatar, font à nos démocraties médiatiques. 

Le Qatar est en train de fanatiser une jeunesse qui possède un passeport français, mais qui déteste tout ce que représente la France.

 Nous sommes à moins d’un an de l’élection présidentielle, et une partie de cette jeunesse, radicalisée par les discours victimaires d’AJ+, s’apprête à voter.

 C’est peut-être plus urgent que les « ingérences intérieures », qui ne sont rien d’autres que des opinions divergentes émises par des citoyens français…

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV.     https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-

 


 

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