REVUE DE PRESSE
Les enseignants français ne sont pas aussi mal payés que les syndicats le prétendent

Les enseignants sont souvent présentés par les syndicats comme la catégorie la plus lésée de la fonction publique.
La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) – le service statistique de l’Éducation nationale – vient d’apporter de la nuance au débat sur le sujet de leurs rémunérations.
En 2024, un enseignant fonctionnaire ou assimilé de l’Éducation nationale percevait en moyenne 3 090 € nets par mois, soit une hausse de 4,3 % en euros constants sur un an.
Pour ceux présents à la fois en 2023 et en 2024 (soit plus de 9 agents sur 10), la progression atteint 5,2 % en euros constants.
Elle résulte notamment des revalorisations du point d’indice et des primes, lesquelles représentent, en moyenne, 20,6 % du salaire brut dans le second degré, et 14,8 % dans le premier degré.
Cette étude a fait l’objet de nombreuses critiques des syndicats et des enseignants eux-mêmes.
Pour Elisabeth Allain Moreno, secrétaire générale de SE-UNSA, « le salaire est devenu une obsession » pour les enseignants, qui sont 71 % à se sentir ni respectés, ni reconnus dans leur métier d’après un sondage publié le 25 août.
Mais ces chiffres ne sont qu’une moyenne qui, par définition, ne reflète pas toutes les situations individuelles.
La DEPP montre que les rémunérations restent très différentes selon les corps et les carrières.
En 2024, les enseignants du premier degré touchaient 2 850 € nets par mois en moyenne, contre 3 240 € dans le second degré et 4 080 € pour les agrégés et professeurs de chaire supérieure.
À noter que les contractuels, qui représentent 8 % du total des enseignants, ne sont pas comptabilisés… ce qui arrange probablement le ministère puisqu’ils gagnent, en moyenne, 2 130 € nets par mois.
C’est en comparant avec d’autres pays européens que l’on se rend compte du niveau général des rémunérations des enseignants français.
Selon les données de la Commission européenne, les salaires statutaires bruts annuels des débutants sont nettement supérieurs dans plusieurs pays.
Dans le primaire, les enseignants gagnent environ 55 000 € bruts au Luxembourg et en Allemagne, contre 30 000 € en France.
Dans le secondaire inférieur, les écarts sont encore plus importants : 62 000 € au Luxembourg, 61 000 en Allemagne, 55 000 en Suisse, contre seulement 33 000 en France.
Ces données ne sont toutefois pas directement comparables aux salaires nets de la DEPP : elles correspondent à des traitements statutaires et excluent la plupart des primes.
Les enseignants français sont donc loin d’être les mieux payés d’Europe, leurs conditions de travail ne sont pas toujours à envier non plus (ils se déclarent d’ailleurs moins satisfaits de leur emploi que la moyenne de l’OCDE), mais contrairement à ce qu’affirment les syndicats, il serait excessif de les réduire à une forme de paupérisation.
LECTURE
ET AUSSI
Intentions de vote des jeunes : l’Education nationale et les médias publics ont réussi leur endoctrinement

Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche (« Les Français et l’élection présidentielle 2027 », 29 août 2026), les jeunes entendent voter presque majoritairement en faveur de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle de 2027.
Ce sondage sur les intentions de vote émet plusieurs hypothèses de candidatures au premier tour mais, dans tous les cas, le fondateur de La France Insoumise caracole en tête des intentions de vote des 18-25 ans : de plus de 40 % à 45 %, soit en gros trois fois le total des intentions de vote des Français.
De son côté, Marine Le Pen ne reçoit que 12 à 14 % des intentions de vote des jeunes, soit en gros trois fois moins que le total des intentions de vote des Français.
Si l’on additionne toutes les intentions de vote en faveur des candidats de gauche et à la gauche de la gauche, il en ressort que les jeunes votent rien moins qu’à 58 % en leur faveur.
Et encore avons-nous exclu de ce nombre les intentions de vote en faveur de Gabriel Attal !
En contrepoint, seuls 13 % des 65 ans et plus entendent voter pour un candidat de gauche ou d’extrême gauche : un contraste saisissant !
Effectivement, les intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon baissent, puis s’effondrent au fil des catégories d’âge : un quart pour les 25-34 ans, à peine plus de 10 % pour les 35-49 ans et les 50-64 ans, 7 % pour les 65 ans et plus.
L’apophtegme « Ne pas voter communiste à 18 ans, c’est ne pas avoir de cœur ; voter communiste à 40 ans, c’est ne pas avoir de tête » se vérifierait-il ?
Ce qui est surtout frappant, c’est que l’endoctrinement de gauche et d’extrême gauche par les services publics de l’Education nationale et des médias fonctionne parfaitement.
Comment en serait-il autrement face à des enseignants et des journalistes qui, trop souvent, disent pis que pendre du capitalisme, fauteur de paupérisme, d’inégalités et de crise climatique ?
En ce sens, de véritables réformes libérales supposent de mettre fin à cette situation délétère par la mise en place d’une véritable liberté d’enseignement et la suppression du service public de l’audiovisuel, des réformes que l’Iref soutient depuis de longues années.
A bon entendeur, salut !,
Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle !
Source et Publication : https://contrepoints.org/
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