TRIBUNE LIBRE !

Quand les responsables du déclin prétendent incarner le renouveau
By
dans
Par Jean-Jacques Fifre

Quand les responsables du déclin prétendent incarner le renouveau
La France traverse aujourd’hui une crise d’une profondeur exceptionnelle.
Peut-être faut-il se garder des comparaisons historiques excessives : notre pays a connu des guerres, des occupations, des révolutions et des effondrements autrement plus tragiques.
Mais en temps de paix, il est difficile de nier l’accumulation des signes de déclin qui frappe une nation ayant longtemps figuré parmi les grandes puissances industrielles, scientifiques, éducatives et diplomatiques du monde.
Notre industrie, jadis florissante, s’est considérablement affaiblie.
Des pans entiers de notre appareil productif ont disparu ou ont été délocalisés.
Nous avons découvert, au gré des crises, notre dépendance dans des domaines que l’on croyait autrefois stratégiques : médicaments, composants électroniques, énergie, équipements industriels et parfois même produits de première nécessité.
Notre système de santé, longtemps présenté comme l’un des meilleurs du monde, donne lui aussi des signes alarmants d’épuisement.
Urgences saturées, déserts médicaux, pénurie de soignants, difficultés d’accès à certains spécialistes : le citoyen constate quotidiennement la distance qui sépare les principes généreux de notre modèle social de la réalité qu’il rencontre lorsqu’il cherche simplement à se faire soigner.
Le dernier bastion qui faisait que la France était la France, son agriculture a été sacrifiée sur l’autel des accords de libre échanges nous rendant encore un peu plus dépendant d’une mondialisation qui nous étouffe à petit feu.
Les finances publiques, quant à elles, constituent probablement l’un des héritages les plus inquiétants laissés aux générations futures.
La dette s’est accumulée gouvernement après gouvernement, majorité après majorité, tandis que la France continuait de dépenser davantage qu’elle ne produisait de recettes.
Chaque pouvoir a promis de maîtriser les déficits ; presque tous ont repoussé l’effort au lendemain.
L’école elle-même, autrefois l’un des principaux instruments de l’ascension sociale et du rayonnement français, traverse une crise profonde.
La baisse du niveau en mathématiques, les difficultés croissantes en lecture et en expression écrite, la crise des vocations enseignantes et l’affaiblissement de l’autorité dans certains établissements nourrissent un sentiment de déclassement devenu difficile à ignorer.
Pour entériner ce qui paraît être une volonté suicidaire, comment occulter cette tendance, née sous Mitterrand, puis accentuée sous Chirac avant d’atteindre un tournant significatif sous Hollande et définitif sous Macron, je veux parler de cette obstination à la culpabilisation décolonialiste mortifère et injsutifiée.
Mais ce qui rend la situation particulièrement préoccupante, c’est qu’elle n’est pas née hier.
Depuis près d’un demi-siècle, droite et gauche se sont succédé au pouvoir.
Présidents de la République, Premiers ministres, ministres des Finances, de l’Éducation, de la Santé ou de l’Industrie ont disposé successivement des leviers nécessaires pour gouverner.
De renoncements en accommodements, de réformes inachevées en fuites en avant, ils ont progressivement construit le paysage que nous contemplons aujourd’hui.
On peut naturellement discuter la part de responsabilité de chacun.
Tous ne sont pas également responsables et toutes les difficultés françaises ne procèdent évidemment pas de décisions politiques nationales : mondialisation, transformations technologiques, crises financières, pandémie, guerres et bouleversements énergétiques ont également joué leur rôle.
Mais il devient difficile de soutenir que ceux qui gouvernent la France depuis plusieurs décennies seraient étrangers à la situation dans laquelle elle se trouve.
Et c’est précisément là que commence le paradoxe.
Les mêmes responsables politiques qui ont accompagné, administré ou parfois accéléré ces évolutions reviennent régulièrement devant les Français pour leur expliquer comment réparer ce qui s’est dégradé sous leur propre responsabilité.
Ceux qui étaient hier aux commandes se présentent aujourd’hui comme les hommes du recours.
Ils expliquent ce qu’« il faudrait faire », comme s’ils commentaient l’action d’un pouvoir auquel ils seraient demeurés parfaitement étrangers.
Ils ne seraient donc responsables de rien, mais compétents pour tout réparer.
Plus étonnant encore, certains ressortent des cartons des recettes qui ressemblent étrangement à celles qui ont contribué aux difficultés actuelles.
On change le vocabulaire, on modernise la communication, on invente un nouveau slogan et l’on présente comme une rupture ce qui ressemble parfois furieusement à la continuation de politiques anciennes.
L’exemple de Bruno Le Maire est à cet égard saisissant.
Celui qui fut ministre de l’Économie et des Finances pendant sept années, de 2017 à 2024, revient désormais dans le débat public avec des propositions concernant notamment l’école.
L’ancien ministre, longtemps présenté comme l’un des piliers économiques du macronisme, porte nécessairement une part du bilan financier de cette période, quels que soient par ailleurs les événements exceptionnels auxquels la France a dû faire face.
Et voilà que, quittant le terrain de l’économie pour celui de l’éducation, il avance une proposition pour le moins spectaculaire : permettre une scolarisation beaucoup plus précoce des enfants, jusqu’à envisager leur accueil dès l’âge d’un an.
Un an !
Il suffit pourtant d’observer un enfant de cet âge pour mesurer ce que représente une telle proposition.
À douze mois, beaucoup commencent à peine à marcher.
Le langage en est à ses balbutiements.
L’enfant demeure dans une relation affective extrêmement forte avec ses parents et les adultes qui prennent soin de lui.
Il a besoin d’attention individuelle, de sommeil, de sécurité, de jeu et d’un environnement adapté à son développement.
Est-ce vraiment cela, la priorité de l’Éducation nationale française ?
Avant de songer à faire entrer des enfants d’un an dans l’univers scolaire, ne serait-il pas plus urgent de faire en sorte que ceux qui en sortent sachent parfaitement lire, écrire, compter, raisonner et maîtriser leur langue ?
Avant d’élargir encore le périmètre de l’école, ne faudrait-il pas commencer par restaurer ce qui constitue sa mission fondamentale : transmettre des connaissances ?
La France ne manque pas nécessairement d’idées nouvelles. Elle manque peut-être davantage de responsables capables de reconnaître les erreurs anciennes.
Car le problème essentiel est désormais celui de la responsabilité politique.
Une démocratie ne peut fonctionner durablement si l’échec n’a jamais de responsable.
Lorsque les mêmes hommes passent successivement du pouvoir au commentaire, puis du commentaire à la proposition, avant de revenir éventuellement au pouvoir, une étrange mécanique s’installe : chacun analyse les conséquences d’une politique dont personne ne revendique jamais la paternité.
Voilà sans doute ce qui nourrit aujourd’hui une part considérable de la défiance française.
Les citoyens n’attendent plus seulement de nouvelles promesses. Ils demandent des comptes.
Ils veulent savoir comment un pays qui disposait d’un appareil industriel puissant, d’infrastructures remarquables, d’une école respectée, d’un système de santé envié et d’une influence internationale considérable a pu accumuler tant de fragilités.
Et surtout, ils sont en droit de poser cette question simple à ceux qui prétendent encore leur montrer le chemin :
Pourquoi ceux qui n’ont pas su empêcher le déclin lorsqu’ils exerçaient le pouvoir sauraient-ils soudainement organiser le redressement lorsqu’ils cherchent à le reconquérir ?
C’est peut-être là le véritable problème français.
Ceux qui furent les acteurs du passé veulent encore se présenter comme les architectes de l’avenir.
Or, lorsque les solutions proposées ressemblent à ce point aux recettes d’hier, il devient légitime de se demander si elles préparent réellement le redressement de la France — ou simplement une nouvelle étape de son déclin.
Jean-Jacques Fifre
Nous aimons la liberté de publier : à vous de partager !
Ce texte est une Tribune Libre qui n’engage que son auteur et en aucun cas Observatoire du MENSONGE
ET AUSSI
Ne votez jamais plus pour les artisans de notre naufrage
De l’extrême gauche à LR, tous ces partis ont déjà sévi à des degrés divers.
Des nuisibles qui ont tous mené la même politique dévastatrice depuis cinquante ans et sont donc tous responsables et coupables de la destruction totale de notre nation millénaire.
Tout, absolument tout est à reconstruire comme en 1958, quand le Général a pris les commandes de la France à bout de forces.
Par conséquent, il n’est plus question d’écouter les has-been de la politique qui nous promettent de reconstruire ce qu’ils ont eux-mêmes détruit.
Ils ont tous des solutions miracle qu’ils n’ont jamais mises en œuvre quand ils sévissaient à l’Elysée et à Matignon ou qu’ils siégeaient au Parlement.
Leurs visages, leurs discours et leurs promesses de redressement appartiennent au passé : on ne confie pas les clés de la maison à ceux qui l’ont incendiée.
Place au sang neuf, place à la rupture totale, place à la droite nationale et patriote qui n’a jamais gouverné.
Face à leurs mensonges, voici le réquisitoire implacable des chiffres et le bilan brut de leur faillite.
Vous devrez vous en souvenir devant les urnes, pour chasser les partis fossoyeurs de la nation.
L’économie et l’industrie sacrifiées
- Classement économique mondial : La France est passée du 2e rang en 1975 à la 7e place aujourd’hui.
- Dette publique : Elle s’élevait à 900 milliards d’euros en 2000, elle culmine désormais à 3 536 milliards d’euros.
- Désindustrialisation : Notre industrie comptait 6,2 millions d’emplois en 1975, il n’en reste que 2,7 millions.
- Part de l’industrie : Elle représentait 25 % du PIB français en 1975, elle s’est effondrée à seulement 10 %.
- Agriculture : 3e exportateur agricole mondial en 2005, la France a rétrogradé au 6e rang mondial.
- Balance commerciale : Un excédent historique dans les années 1990, un gouffre abyssal de 65 milliards par an
Le naufrage des services publics
- Classement PISA (Maths) : La France chute continuellement et dégringole à la 34e place mondiale.
- Classement PISA (Lecture) : Le niveau s’effondre dramatiquement avec une chute à la 28e place mondiale.
- Renoncement général aux soins : Un record historique : 73 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années.
- Renoncement par manque d’argent : Près d’un quart de la population, soit 23 % des Français, a dû renoncer à se faire soigner pour des raisons strictement financières.
- Délais d’attente chez le généraliste : Le temps d’attente moyen pour voir un médecin traitant a triplé, passant de 4 jours en 2019 à 2 semaines aujourd’hui.
- Délais d’attente chez les spécialistes : L’accès est saturé avec un délai d’attente moyen de 3 mois pour un cardiologue et 4 mois pour un dermatologue.
La France de la pauvreté et des privations
- Chômage de masse : Quasi inexistant pendant les Trente Glorieuses ; la France compte aujourd’hui plus de 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues.
- Repas sautés : Près d’un Français sur trois, soit 29 % de la population, déclare avoir déjà sauté un repas alors qu’il avait faim, faute de moyens.
- Privation quotidienne : Les statistiques révèlent que 37 % des Français n’ont plus les ressources suffisantes pour s’offrir trois repas sains par jour.
- Pauvreté de masse : La France compte désormais 10 millions de pauvres vivant sous le seuil de pauvreté monétaire.
- Mal-logement : Le pays compte aujourd’hui 4,2 millions de personnes mal logées ou privées de domicile personnel.
- Finances à découvert : Près de 4 Français sur 10, soit 38 % de la population, se retrouvent à découvert au moins une fois par an.
L’ensauvagement et l’immigration incontrôlée
- Immigration : Environ 50 000 entrées par an dans les années 1980 ; la France enregistre désormais plus de 500 000 entrées annuelles. L’asile explose tandis que les déboutés ne sont pas expulsés.
- Agressions violentes : Les tentatives d’homicide augmentent au rythme effrayant d’une hausse moyenne de +8 % par an.
- Viols et agressions sexuelles : Le nombre de victimes enregistrées par la police a bondi à 132 300 par an.
- Agressions dans les transports : Les statistiques officielles révèlent que 63 % des agressions sexuelles commises dans les transports en Île-de-France sont le fait d’étrangers.
- Délinquance générale : Bien qu’ils ne représentent que 8 % de la population, les étrangers comptent pour 15 % des mis en cause pour violences sexuelles et 20 % pour homicides à l’échelle nationale.
- Peur à son propre domicile : Près d’un Français sur quatre, soit 21,4 % des femmes de 18 à 29 ans, déclare éprouver un sentiment d’insécurité directement chez soi.
- Sentiment d’insécurité global : Un seuil d’alerte historique : 64 % des Français déclarent aujourd’hui se sentir globalement en insécurité dans leur vie quotidienne.
- Fréquence des cambriolages : Le territoire est livré aux pilleurs avec un volume officiel de plus de 211 000 cambriolages par an, soit 1 toutes les 2 minutes 35 secondes.
- Chute de la Paix Civile : Autrefois havre de paix, la France s’est effondrée au 99e rang mondial du classement du Global Peace Index.
Conclusion : Seul le peuple redescendu sur Terre peut stopper cette descente aux enfers.
Il n’y a aucune illusion à avoir avec les revenants qui ont déjà sévi et donnent des leçons de bonne gestion à tout le monde.
Le pire est qu’ils ne sont jamais responsables de leurs dégâts.
La dette ? Le coupable c’est le Saint Esprit, quand ce n’est pas Poutine ou même Trump.
Ils n’ont honte de rien pour une raison très simple : ils savent que le peuple masochiste n’a aucune mémoire et revote pour les mêmes, année après année, malgré leur gestion criminelle du pays.
Il est donc temps de se réveiller !
Face à ce constat accablant, la passivité n’est plus une option.
Ce naufrage multidimensionnel n’est pas le fruit de la fatalité, mais le résultat direct de choix politiques conscients, menés par une caste hors-sol.
Continuer à glisser le même bulletin dans l’urne en espérant un résultat différent relève de la folie collective.
Le sursaut de la France ne viendra pas de ceux qui l’ont coulée.
Il appartient désormais au peuple souverain de reprendre les commandes de son destin, de chasser les fossoyeurs de la nation et de reconstruire, pierre par pierre, le pays que nous aimons.
Ne votez plus jamais pour les responsables de notre naufrage.
Reprenons les rênes de notre France !
ParJacques Guillemain
Source : https://ripostelaique.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire