Mélenchon dispose de milliers de miliciens prêts à « casser du facho »

Les universités d’été de LFI sont terminées, et le moins qu’on puisse dire est que le parti de Jean-Luc Mélenchon est de très loin le mieux organisé et le plus performant, ce qui n’est pas difficile quand on voit l’amateurisme des Verts et des socialistes.
D’origine trotskiste, ancien de la redoutable et redoutée OCI (Organisation Communiste Internationaliste), le patron des LFI a su garder le meilleur de ses années de jeunesse, en terme d’efficacité : la violence physique pour intimider et souvent massacrer l’adversaire (voir Quentin Deranque et de nombreux militants patriotes agressés au sol à dix contre un) et surtout une formation politique d’un haut niveau pour les cadres du parti, même si ce qu’ils apprennent ne correspond pas toujours à la réalité.
Mais ils doivent défendre la ligne du parti à tout prix, et donc ce qu’on leur a appris.
Ainsi, dans les années post-soixante-huit, l’OCI enseignait, en plein pendant les Trente Glorieuses, que les forces productives avaient cessé de croître et que le capitalisme était donc au bord de la rupture.
Ce qui était juste le contraire de la réalité !
Il va y avoir deux niveaux de militantisme chez les Insoumis.
Jean-Luc Mélenchon va se recentrer dans le discours, ce qu’il a commencé à faire ce dimanche, il va jouer le vieux Sage prêt à gouverner.
Cela incarnera le côté qui se veut respectable des Insoumis.
Mais en coulisse, ses miliciens vont se mettre en place.
Pas un seul meeting du RN ou de Reconquête ne pourra se dérouler normalement, il y aura systématiquement des contre-manifestations, et des agressions physiques organisées par les antifas, les racailles et une espèce de lumpen-prolétariat marginal, mais mobilisable.
Pas une seule distribution de tracts de la mouvance patriote ne pourra se tenir sans, dans le meilleur des cas, des insultes, et parfois des agressions physiques.
Bien sûr, comme de vulgaires Présumey et Indrusiak dans l’Allier (voir le dessin de tête), les miliciens justifieront leurs agressions par leur nécessaire combat contre le « racisme » et contre le « fascisme », et pour la démocratie.
Ben voyons !
Des parasites comme ces deux syndicalistes de l’Allier, qui ont décidé qu’un spectacle historique qui ne leur plaît pas – Murmures de la Cité – doit être interdit, il y en a des milliers, dans tous les départements français.
Ce sont des permanents politiques, syndicaux ou associatifs, qui ne travaillent pas et sont payés avec l’argent de nos impôts.
Leur mission : jouer les commissaires politiques dans leur département, en devant réduire au silence, par tous les moyens, ceux qu’ils appellent l’ennemi de classe, les fachos ou les racistes. Et comme Mélenchon félicite les assassins et que le régime ne protège pas les agressés, pourquoi se gêner ?
Par contre, après l’assassinat de Quentin Deranque, le message passé à Némésis a été très clair : venir manifester paisiblement devant un meeting LFI mérite la mort, au nom de la démocratie.
Tout comme distribuer un tract devant une université quand on milite à La Cocarde ou à l’UNI.
Tout comme couvrir un événement de gauche quand on est journaliste à Frontières ou à CNews.
Tout comme passer de paisibles vacances quand on s’appelle Erik Tegnér.
Mélenchon, mais aussi toute la gauche, a décidé que c’était interdit, et qu’il était légitime d’agresser ses adversaires politiques.
C’est tout cet appareil que Mélenchon et sa clique vont radicaliser, car c’est le bifteck qu’ils vont défendre, et ils n’ont pas du tout envie de retourner au boulot (des fois qu’ils en aient eu un jour) si la nouvelle présidente, Marine Le Pen, comme elle l’a promis, nettoyait les écuries d’Augias…
Rappelons qu’en 2022, le RN avait été très peu présent sur le terrain, et que Reconquête, beaucoup plus dynamique, avait eu une cinquantaine de militants, souvent jeunes, blessés.
N’oublions pas que cette grosse d’ordure d’antifa, comme presque tous les agresseurs, n’avait pas été sanctionné.
Il reste au peuple à gagner par les urnes, aux partis à protéger au mieux leurs militants, et aux plus déterminés des patriotes à s’équiper correctement, si ce n’est déjà fait, le plus vite possible…
jmlb
ET AUSSI
Les Phrygiens : quand la politique LFI entre dans les ministères
Ils seraient près de 80.
Ils sont hauts fonctionnaires.
Ils travaillent dans la discrétion et disent préparer l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir.
Leur nom : les Phrygiens.
Une affaire qui pose une question vertigineuse : jusqu’où peut aller l’engagement politique d’un fonctionnaire lorsqu’il exerce au cœur même de l’État ?
Il y a des informations qui font sourire.
Et puis il y en a d’autres qui devraient faire réfléchir. Celle-ci appartient à la seconde catégorie.
Depuis plusieurs mois, un réseau discret de hauts fonctionnaires travaille à préparer l’éventuelle arrivée de La France insoumise au pouvoir.
Son nom : les Phrygiens.
L’affaire avait été révélée au printemps par Le Parisien.
Elle vient de prendre une dimension nouvelle avec le témoignage, sous couvert d’anonymat, d’un responsable du réseau auprès de France Info.
Selon celui-ci, les Phrygiens seraient désormais environ 80 et seraient présents dans tous les ministères.
ous fonctionnaires. Tous citoyens, évidemment, libres de leurs opinions politiques.
Mais leur activité revendiquée pose une question qui, elle, n’a rien d’anecdotique.
Que font-ils exactement depuis leur poste ?
Le responsable interrogé explique que les Phrygiens produisent des notes, des rapports, des études et des propositions destinés à nourrir le travail de La France insoumise et à préparer une éventuelle arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon.
Le réseau serait coordonné, du côté de LFI, par Clémence Guetté, chargée notamment du programme présidentiel.
Les Phrygiens se réuniraient régulièrement et échangeraient de manière confidentielle. Leur recrutement se ferait discrètement, notamment entre collègues.
Et voilà le mot qui devrait retenir toute notre attention : Confidentiel.
Pourquoi cette discrétion ?
La réponse donnée par l’un des responsables est po
ur le moins révélatrice : il faudrait rester discret pour ne pas mettre en danger les carrières. On peut comprendre la prudence d’un fonctionnaire qui ne souhaite pas afficher ses convictions politiques.
Mais on peut aussi poser une question beaucoup moins confortable : si l’activité est parfaitement compatible avec les obligations professionnelles, pourquoi faut-il la dissimuler ?
Il ne s’agit pas de reprocher à un fonctionnaire d’être de gauche, de droite, macroniste, écologiste ou insoumis.
La liberté d’opinion existe, et elle doit exister. Un fonctionnaire n’abandonne pas ses convictions politiques en franchissant la porte d’un ministère. Mais il abandonne autre chose : le droit de faire passer ses convictions avant sa mission.
Le Code général de la fonction publique est parfaitement clair.
L’agent public doit exercer ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité.
Dans l’exercice de ses fonctions, il est soumis à une obligation de neutralité. Il doit également respecter le secret professionnel et la discrétion professionnelle concernant les informations et documents dont il a connaissance dans le cadre de son travail.
C’est là que commence le véritable sujet. Pas dans l’appartenance politique.
Dans l’utilisation éventuelle de la fonction.
Car une chose est de travailler, le soir ou le week-end, à titre personnel, à un programme politique.
Une autre serait de profiter de ses fonctions, de son temps de travail, de ses informations professionnelles, de ses réseaux administratifs ou de sa position dans l’appareil d’État pour favoriser ce programme.
La première relève de la liberté politique.
La seconde pourrait poser un problème beaucoup plus grave.
Et personne ne devrait souhaiter que cette question soit réservée à LFI.
Parce que si demain une organisation de hauts fonctionnaires proches du Rassemblement national, des Républicains, du Parti socialiste ou de n’importe quelle autre formation politique revendiquait la même pratique, la question serait exactement la même.
L’État n’appartient à aucun parti.
Il appartient à la République. C’est précisément pourquoi les Phrygiens doivent accepter d’être regardés de près. Non pas traqués.
Regardés.
Qui sont-ils ?
Dans quels ministères travaillent-ils ? À quels postes ?
Quel est leur niveau de responsabilité ? Quelles informations peuvent-ils légalement connaître ?
À quelles réunions participent-ils ? Produisent-ils leurs notes politiques sur leur temps personnel ou pendant leur temps de travail ? Utilisent-ils du matériel ou des moyens administratifs ?
Leurs travaux destinés à LFI sont-ils élaborés exclusivement à partir d’informations publiques ou peuvent-ils s’appuyer sur des informations acquises dans l’exercice de leurs fonctions ?
Et surtout : où se trouve la frontière entre le citoyen engagé et le serviteur de l’État ?
Voilà les questions auxquelles il faudrait répondre.
Car le plus étonnant dans cette histoire n’est peut-être même pas l’existence des Phrygiens.
Des partis politiques ont toujours cherché à s’entourer de fonctionnaires, d’experts, d’économistes, de juristes et de hauts responsables capables de transformer un programme politique en décisions administratives.
Ce qui est nouveau, ou du moins ce qui mérite d’être examiné, c’est la revendication d’un réseau anonyme, organisé et présent, selon son propre responsable, dans tous les ministères, dont l’objectif affiché serait de préparer l’arrivée au pouvoir d’un candidat.
Cette fois, le mot « infiltration », employé politiquement par certains adversaires de LFI, mérite d’être manié avec prudence.
Mais il existe un autre mot, beaucoup plus difficile à écarter : entrisme.
Éric Ciotti l’a précisément utilisé le 23 août, dénonçant ce qu’il considère comme une présence organisée de militants proches de LFI au sein de l’appareil d’État et demandant aux ministères de vérifier la situation.
On peut considérer son jugement comme une charge politique.
Mais la question qu’il soulève ne disparaît pas pour autant. Elle devient même plus importante lorsqu’elle vient se confronter aux propres déclarations des intéressés.
Car les Phrygiens ne disent pas simplement :
« Nous sommes fonctionnaires et nous votons LFI. »
Ils expliquent travailler à préparer l’arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon.
Ils expliquent produire des documents pour LFI. Ils expliquent agir discrètement. Ils expliquent être présents dans les ministères.
Et ils expliquent vouloir contribuer à rendre le mouvement capable de gouverner. Tout cela mérite autre chose qu’un haussement d’épaules.
LA QUESTION INTERDITE
Il existe une question que personne ne devrait avoir peur de poser :
Peut-on préparer, depuis l’intérieur de l’administration, l’arrivée au pouvoir d’un parti politique tout en demeurant pleinement indépendant dans l’exercice de ses fonctions ?
La réponse n’est pas forcément « non ». Mais elle ne peut certainement pas être automatiquement « oui ».
Car la démocratie repose sur une distinction essentielle : les gouvernements passent, l’État
demeure.
Les ministres changent. Les présidents passent.
Les majorités se font et se défont.
L’administration, elle, continue. C’est précisément sa force.
Un haut fonctionnaire n’est pas le fonctionnaire d’un Président, d’un ministre ou d’un parti.
Il est au service de l’État et de l’intérêt général.
Le jour où l’administration devient une réserve de militants préparant, de l’intérieur, l’arrivée d’un parti particulier, le problème n’est plus idéologique.
Il devient institutionnel.
Et c’est pourquoi cette affaire mérite mieux qu’une polémique entre Mélenchon et Ciotti.
Elle mérite une enquête.
Une vraie.
Avec des noms lorsque ceux-ci peuvent légalement et sérieusement être établis.
Des fonctions.
Des ministères. Des responsabilités. Des documents. Des dates. Des faits.
Pas des fantasmes.
Pas des listes circulant sur les réseaux sociaux.
Pas des procès politiques.
Des faits.
Car si les Phrygiens ne font rien d’autre que travailler, dans leur vie privée, à un programme politique, qu’on le dise clairement et l’affaire s’arrêtera là.
Mais si certains utilisent leur position administrative, les informations auxquelles leur fonction leur donne accès ou les moyens de l’État pour préparer l’arrivée d’un parti politique, alors ce n’est plus une affaire de convictions.
C’est une affaire d’État.
Et dans une République, il n’y a probablement pas de question plus importante.
L’État peut-il être politiquement conquis de l’intérieur avant même que les électeurs aient voté ?
Par Raphaël Delpard
Source et Publications : https://ripostelaique.com/
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire